Temps ordinaire (1)

Année liturgique 2005-2006 [B]

- Dimanche 25 juin 2006 : 12e dimanche ordinaire : Des vivants n’ayant plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui.
Après avoir enseigné la foule, Jésus demande de passer sur l’autre rive. D’emblée, la traversée du lac est mise sous le signe d’une aventure périlleuse : le soir est venu, propice aux déchaînement des forces de mal. Les eaux profondes sont le lieu où résident les puissances démoniaques. La rive opposée est le territoire hostile des païens. Les disciples se trouvent donc embarqués pour ce qui ressemble à une dure épreuve. De fait, alors qu’ils sont dans la barque une tempête survient. Les disciples sont affolés, Jésus dort ! Ils le réveillent avec un reproche car ils se sentent menacés de mort et un sentiment d’indignation face à ce qu’ils interprètent comme de l’indifférence. Jésus commande à l’abîme et tout rentre dans l’ordre.
L’événement offre, symboliquement, comme un condensé du destin de Jésus. Toute sa vie sera un dur combat contre les forces du mal et il va au-delà de l’affrontement le plus violent qui soit : sa propre mort. Ici la Passion de Jésus est comme mimée par avance. Jésus s’endort dans la mort au sein du chaos infernal que suggèrent les flots déchaînés. Les disciples devant le sommeil de leur maître sont en plein désarroi ; comme à la croix, ils manquent de foi. Cependant "ressuscité", Jésus manifeste sa victoire sur les forces du mal et de la mort. Cette maîtrise souveraine provoque chez les disciples l’interrogation : "qui est donc celui là... ?" Car dans la Bible, Dieu seul a le pouvoir de dompter les eaux de la mort. En Jésus, Dieu agit avec une puissance et les disciples sont appelés à repositionner leur foi.
La question de Jésus aux disciples effrayés : "N’avez-vous pas encore de foi ?" résonne aussi pour nous, comme une invitation à ne pas rester prisonniers de la peur, de la tentation de croire qu’il reste indifférent à ce qui se joue dans notre vie. Avec confiance, au creux même des épreuves, sachons entendre la locution de saint Paul : "le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux".

-  Dimanche 18 juin 2006 : Fête du Corps et du Sang du Christ : Communion avec Dieu et entre les hommes.
L’épître aux Hébreux annonce que la mort de Jésus a scellé une Alliance nouvelle et éternelle, scellée une fois pour toutes. Cette nouvelle Alliance est définitive et parfaite ; les rites sacrificiels sont désormais révolus. Jésus s’est offert lui-même à Dieu et son offrande est parfaite : pour cette raison, elle n’est offerte qu’une fois.
C’est encore l’Alliance du Maître pour la multitude des disciples que l’évangile de Marc rapporte. A l’occasion du repas pascal qu’il célèbre avec ses disciples, Jésus partage le pain et le vin en disant : "Ceci est mon corps... ceci est mon sang..." Jésus fait la promesse de ne plus boire du fruit de la vigne avant que ne vienne le Royaume, ce qui est une manière de montrer que la mort de Jésus sur la croix coïncidera avec l’irruption du Royaume.
Jésus-Christ, "grand prêtre du bonheur qui vient", nous ouvre l’accès à la vie divine. Ce que nous ne pouvions accomplir seuls, il le fait pour nous. En même temps il donne son corps et son sang pour la multitude, signifiant par là que le don de la vie divine nous rassemble en un seul corps. C’est ensemble, en un seul peuple, que nous écoutons la Parole de Dieu et communions au corps et au sang du Christ. Peut-être pourrrions-nous alors porter particulièrement notre attention, dans la prière eucharistique, sur l’invocation pour notre unité, lorsque nous demandons qu’ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés en un seul corps. "Regarde, Seigneur, le sacrifice de ton Eglise, et daigne y reconnaître celui de ton Fils qui nous a rétablis dans ton Alliance ; quand nous serons nourris de ton corps et de ton sang et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être une seul corps et un seul esprit dans le Christ". Entrons dans l’action de grâce pour le don de sa vie que Christ nous fait et pour la communion avec Dieu et entre les hommes qu’il nous offre.

-  Dimanche 4 juin 2006 : Fête de la Pentecôte : Recevoir l’Esprit et en être transformé...
Les Actes des Apôtres raconte une manifestation spectaculaire de l’Esprit Saint sur les disciples réunis. Il y a d’abord "du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent", puis "comme une sorte de feu qui se partageait en langues" : deux comparaisons pour tenter de dire l’ineffable de l’initiative divine. Tous, sans exception, sont remplis d’Esprit Saint et reçoivent la faculté miraculeuse de parler "en d’autres langues". Le don des langues est doublé de celui de se faire comprendre des auditeurs, chacun selon son propre idiome maternel. Unité et mission, communion et ouverture sont les effets du don de l’Esprit.
La lettre aux Galates donne d’autres effets du don de l’Esprit. Dans la vie d’un baptisé deux puissances contradictoire peuvent s’affronter : la chair et l’Esprit de Dieu, les tendances égoïstes et l’Esprit qui produit des fruits en ceux qui se laissent conduire par Lui. Deux puissances contradictoires qui déterminent donc deux attitudes existentielles contraires. Et Paul de conclure alors : "Puisque l’Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l’Esprit". Vie et transformation de la personne sont les effets du consentement à l’Esprit.
Enfin l’Evangile de Jean définit l’Esprit comme "défenseur" et "Esprit de vérité" ». L’Esprit poursuit l’œuvre de Jésus : révéler aux hommes le mystère de Dieu ; Il guide le croyant vers la vérité, une intelligence pratique et existentielle de la Bonne Nouvelle. Ainsi aucun homme n’est plus laissé à ses propres forces. Intelligence de la foi et force dans le témoignage sont les effets du don de l’Esprit.
Les textes bibliques insistent donc sur la puissance agissante de Dieu en nous, pour peu que nous consentions à nous laisser faire. Il y a là une interrogation pour notre foi : croyons-nous en cette force que Dieu seul peut nous donner ? Et il y a là une invitation forte pour notre prière : savons-nous dans la confiance demander l’Esprit et nous abandonner à son action ?

- Dimanche 19 février 2006 : 7e dimanche ordinaire : En Jésus, Dieu inaugure un monde nouveau, en Lui nos révoltes sont pardonnées...
Jésus est à Capharnaüm, à la maison, comme prisonnier de la foule, qui fait obstacle à qui voudrait le rejoindre de l’extérieur (v. 2). Or voici justement qu’arrivent quatre hommes portant un paralysé (v. 3), un homme doublement exclu : et des bien-portants et de la communauté qui entoure Jésus. L’ouverture du toit est un ingénieux stratagème (v. 4). Jésus prend en compte la foi manifestée par ces hommes (v. 5a). Il déclare au paralysé que ses péchés sont pardonnés (v. 5b). Aussitôt la controverse se déclenche. Intérieurement les scribes, spécialistes des Ecritures, accusent (vv. 6-7) : dans la Bible, seul Dieu est détenteur du pouvoir de pardonner les péchés.
Jésus démasque les pensées de ces interlocuteurs (v. 9). Assurément, il est plus facile de prononcer une parole d’ordre spirituel, à l’efficacité invérifiable, que de rendre la marche à un paralysé. Jésus se présente comme le "Fils de l’homme" », le Messie que Dieu a investi des pouvoirs divins de Juge et de Sauveur universel de la fin des temps (v. 10). Le pardon des péchés était annoncé par les prophètes comme l’un des événements réservés aux temps du salut (Jr 31, 31-34 ; Ez 36, 25-29), le cœur de l’alliance nouvelle. Et ce qui ne peut pas manquer de scandaliser les scribes, c’est que Jésus remet les péchés par une simple parole, alors qu’un appareil imposant de sacrifices pour les péchés demeure en place dans le Temple de Jérusalem (Lv 6, 17-23). La guérison du paralysé devient la preuve visible que Jésus détient le pouvoir de remettre les péchés (vv. 11-12a). En Lui, Dieu inaugure un monde nouveau, en Lui nos révoltes sont pardonnées (Is 43, 19. 25). "Toutes les promesses de Dieu ont trouvé leur "oui" dans sa personne" (2 Co 1, 20). Ouvrons-nous à la reconnaissance du don de Dieu, un don gratuit, immérité, inouï...

- Dimanche 12 février 2006 : 6e dimanche ordinaire : La compassion de Jésus
Jésus a annoncé à ses disciples qu’il était sorti pour annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume (Mc 1, 38). Il va donner à voir en actes la puissance du Royaume annoncé en paroles. Un lépreux, en effet, vient à lui pour être guéri. Il a sans soute entendu parler de Jésus, des guérisons qu’il opère. Toujours est-il qu’il s’agenouille devant lui, comme quelqu’un qui supplie, comme quelqu’un aussi qui veut rendre hommage à un homme de Dieu. De ce lépreux, nous ne savons rien. Il n’a pas même de nom. Sa maladie l’isole : être lépreux, c’est être condamné à une « mort » sociale et religieuse, comme en témoigne le livre du Lévitique (13, 1-2. 45-46). Cet homme n’exige pas ; simplement, il implore, en laissant à Jésus la liberté de répondre ou non à sa supplique : "Si tu le veux...". Jésus est saisi de compassion, ému aux entrailles, rempli de miséricorde. Alors il étend la main et le touche (1, 41), rompant ainsi l’isolement dans lequel vivait cet homme jusque là. Il le guérit, puis lui prescit d’aller voir le prêtre pour lui faire constater la guérison et lui demander de célébrer le rite de purification (cf. Lv 14).
En Israël, la lèpre appartient à la sphère du religieux : le Lévitique (13-14) décrit l’impureté qu’elle constitue et prescrit les règles de purification, et plusieurs fois, elle apparaît comme le signe du châtiment divin (Nb 12, 9-10 ; 2 R 5, 27 ; 2 Ch 26, 16-21). Seule la force de Dieu purifie la lèpre. Aussi la purification du lépreux annonce-t-elle les temps messianiques.
Mais il y a autre chose encore : touchant cet homme, Jésus est devenu le lépreux. Il ne peut plus entrer dans les villes ouvertement. Il doit se tenir dans des lieux retirés (1, 45). Voilà jusqu’où va sa compassion pour l’homme en proie au mal...

- Dimanche 5 février 2006 : 5e dimanche ordinaire : "C’est pour cela que je suis sorti..."
L’Evangile de Marc décrit une journée de guérison (1, 29-34), qui déploie la dimension de l’autorité de Jésus. Ainsi nous apprenons ce qui se passe quand Jésus proclame le Royaume : il enseigne avec autorité dans la synagogue de Capharnaüm, exorcise un esprit impur, guérit la belle-mère de Simon, puis d’autres malades et possédés. Enseignement et guérison ou expulsion de démons sont unis dans la proclamation du Royaume : en Jésus, Dieu est intervenu pour son peuple d’une manière définitive. En Lui, le Règne s’est manifesté en Bonne Nouvelle de salut.
Jésus éprouve le besoin de se retirer, avant le lever du soleil, avant que les activités humaines ne reprennent, pour être seul, à l’écart. Là il prie (1, 35). Parle-t-il à son Père pour lui porter la souffrance des hommes, comme Job le faisait en son nom propre (Jb 7, 1-4. 6-7) ? Le texte ne le dit pas. Mais lorsqu’il est dérangé par l’appel pressant des disciples, il annonce qu’il est sorti pour proclamer la Bonne Nouvelle dans les bourgs voisins (1, 38). Jésus est venu dans le monde pour rejoindre les hommes dans leur souffrance, dans le mal qui les affecte, et pour les délivrer. Voilà ce qu’il veut annoncer en paroles et en actes.
Puissions-nous entendre cette Bonne Nouvelle dans nos propres vies et nous remettre, dans la confiance, à Celui qui seul peut nous sauver. Puissions-nous, avec le même zèle que celui qui anime Paul (1 Co 9, 16) annoncer par nos paroles, nos manières d’être et de vivre cette Bonne Nouvelle du salut. Seuls nous pouvons nous sentir démunis devant les difficultés de la vie, les souffrances du monde. Mais Dieu est venu chercher l’humanité bien-aimée en entrant dans son histoire. En lui notre vie trouve sa consistance...

-  Dimanche 29 janvier 2006 : 4e dimanche ordinaire : La Parole de Jésus est efficace.
Jésus vient d’appeler les premiers disciples et ensemble ils pénètrent à Capharnaüm. Les disciples, qui ont répondu à son appel, vont l’entendre enseigner, pour la première fois, à la synagogue, le lieu de réunion de la communauté autour de la torah. La scène se centre sur Jésus qui enseigne avec autorité et se fait obéir d’un esprit impur, qu’il chasse. L’enseignement de Jésus est mis en contraste avec celui des scribes, pourtant spécialistes des Ecritures (1, 22).
L’esprit mauvais qui s’oppose à Jésus reconnaît qu’il est le Saint de Dieu. Cet esprit est divisé : il crie que Jésus est venu pour les perdre. Jésus le fait taire (1, 25). C’est la première mention de ce que les exégètes appellent le secret messianique de Marc, par lequel Jésus semble cacher son identité de Fils de Dieu, jusqu’à ce qu’elle soit manifeste après sa mort sur la croix. Le démon connaît Jésus, mais il ne saisit pas le mystère de sa personne, qui implique la souffrance et la mort. Nous sommes ainsi mis en garde : on ne peut connaître Jésus de l’extérieur, en dehors d’un rapport personnel de confiance. Jésus ne s’impose pas et n’impose pas son enseignement ; il nous invite à une démarche personnelle.
Jésus commande à l’esprit impur de sortir. Sa parole est efficace, elle contrecarre la présence du mal, manifeste dans la douleur humaine, dans la souffrance et le péché. Elle unifie ce qui est divisé, nous propose, comme le dit saint Paul, ce qui est bien, pour que nous soyons attachés au Seigneur sans partage (1 Co 7, 35). Alors, comme nous y invite le livre du Deutéronome (18, 19) sachons écouter la parole de Jésus, avec l’acte de foi et d’espérance qu’elle peut cheminer en nous, nous toucher, nous transformer, nous unifier...

- Dimanche 22 janvier 2006 : L’appel est bonne nouvelle : 3e dimanche du temps ordinaire
Jean livré, Jésus annonce : "Le temps est accompli et le Royaume de Dieu est tout proche ; repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle". Le Royaume est proche : il se fait déjà sentir, mais n’est pas pleinement présent. Y croire implique une conversion. L’appel sur le rivage de pécheurs l’actualise aussitôt. Pour eux, Jésus dit : « Venez à ma suite », littéralement : venez après moi ; un impératif qui est une simple invitation, non une obligation.
Marc souligne l’immédiateté de la réaction des appelés : "aussitôt", ils laissent tout et partent à la suite de Jésus. Sont ainsi mis en évidence leur totale disponibilité et l’autorité de la parole de Jésus. La même instantanéité est soulignée dans le livre de Jonas : à la proclamation du message de conversion que Dieu leur adresse par l’intermédiaire de Jonas, "aussitôt, les gens de Ninive crurent en Dieu".
Dans les deux cas, l’appel est bonne nouvelle. La première lecture nous apprend que Dieu ne veut pas la châtiment du peuple, mais son changement de vie. Jésus proclame la bonne nouvelle de la proximité de Dieu avant d’inviter au repentir. Il appelle à le suivre, à un chemin de confiance, d’écoute d’une parole dont il faudra expérimenter la vérité. Sur le chemin où il nous appelle, il nous précède. Comme ces pêcheurs, le disciple qui lit l’Evangile est invité à apprendre en chemin que la proximité avec Dieu et l’appel sont un don qui précède sa réponse ; en prendre soin est de sa responsabilité et ce n’est pas au-dessus de ses forces. En même temps, les deux textes invitent à répondre sans tarder, car comme le dit aussi saint Paul : "le temps est limité". C’est aujourd’hui le temps de la grâce et c’est aujourd’hui que Dieu attend notre réponse à son invitation.

- Dimanche 16 janvier 2006 : Venir, voir et demeurer avec Jésus : 2e dimanche du temps ordinaire
Jean-Baptiste a proclamé la venue du Seigneur. Il oriente deux de ses disciples vers Jésus, qu’il nomme "l’Agneau de Dieu". La référence à l’Agneau peut avoir trois fondements dans l’Ancien Testament : soit la figure du serviteur souffrant qui prend sur lui la condition pécheresse du monde (Isaïe 53, 7) ; soit l’Agneau immolé de l’Apocalypse, capable de l’emporter contre le péché ; soit enfin l’agneau pascal. Le titre recouvre sans doute les trois sens. Il éveille la curiosité des disciples qui, sur la parole de Jean-Baptiste, suivent Jésus. Jean est l’intermédiaire qui suscite la recherche des disciples. Jésus les voit et leur offre de le suivre pour qu’il comble lui-même leur attente. Ils demeurent avec lui, puis deviennent eux-mêmes des médiateurs, comme Jean, comme Eli aussi qui aide l’enfant Samuel, ignorant de la parole divine, à reconnaître d’où vient la voix qui s’adresse à lui.
Ainsi, nous voyons que croire passe par des médiations humaines. Mais l’essentiel consiste dans l’appel. Jésus "voit", "pose son regard sur les hommes" et leur adresse la parole. L’appel demande à être accueilli. Les attitudes constitutives de la foi sont pour Jean : venir à Jésus, voir où il demeure, demeurer avec lui. Ce dernier verbe, qui revient trois fois, marque l’accomplissement de la foi, l’attachement définitif à Jésus. Telle est la démarche à laquelle le croyant est appelé. Il doit avoir confiance que, dans cet itinéraire à la suite du Christ, "le Seigneur est avec lui, et aucune de ses paroles ne demeure sans effet", comme il est dit de Samuel. Le don de l’Esprit précède et soutient son désir de devenir semblable au Christ, rappelle aussi saint Paul, dans son invitation à rendre gloire à Dieu.

© Sr Sophie
Ramond, r.a.
Communauté de Lübeck

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre