Tanzanie

8 : mai 2003

Au début de la 25ème semaine de grossesse de ma femme, il apparut clairement
que l’accouchement aurait lieu avant terme. Le médecin lui ordonna de ne pas
quitter son lit mais les choses ne s’arrangèrent pas malgré les précautions
prises. Au début de la 26ème semaine, le médecin décida de mettre un terme à
cette grossesse et de sauver la mère, mais nous dit que le fœtus (ou plutôt
notre bébé) n’avait aucune chance de survivre, surtout dans un hôpital du Tiers-Monde.
Michael naquit donc prématurément le 8 août 1995, pesant moins de 3 livres et
avec pratiquement aucune chance. Nous avons prié pour que Dieu donne tort au
médecin, et c’est ce qu’il fit : malgré une perte de poids supplémentaire après
sa naissance, le bébé commença à reprendre du poids rapidement et fut retiré
de la couveuse au bout de 8 semaines, pesant un peu plus de 4 livres. Bientôt
il put quitter l’hôpital.
Mais Michael (Mike, comme l’appelaient gentiment les sœurs) n’était pas au bout
de ses problèmes. Il dut affronter de nombreuses difficultés au début de sa
croissance et était en retard pour toutes les étapes qui jalonnent le développement
d’un bébé. A 12 mois, il ne pouvait pas se tenir assis et son cou ne lui permettait
pas de tenir sa tête droite. Le pédiatre nous déclara que sa colonne vertébrale
était défectueuse, que son cerveau avait été endommagé et qu’il deviendrait
bossu. Les radiographies semblaient confirmer ce diagnostic. Et pour compléter,
le médecin déclara que Mike ne serait jamais assez intelligent pour devenir
avocat. Ma femme et moi pleurions chaque jour.
C’est alors que je racontai nos problèmes à Sr Helena dont j’avais fait sa connaissance
en supervisant la construction de la maison des sœurs étudiantes à Nairobi dont
j’étais l’architecte. Je lui demandai les prières des sœurs. Elles les firent
par l’intercession de Mère Marie-Eugénie et l’état de notre fils commença à
s’améliorer rapidement.
o A 13 mois, Mike se tenait assis sans tomber de côté et son cou s’était affermi.
Quant à la bosse promise, elle ne semblait pas se manifester.
o A 15 mois, Mike commença à chercher à attraper les objets et à observer ce
qui l’entourait.
o A 17 mois, Mike arrivait à se tenir debout en s’appuyant contre le mur et
nous avions du mal à en croire nos yeux.
o A 22 mois, Mike réussit à faire trois pas de suite et, même s’il finit par
tomber, sa mère pleurait de joie et était si impatiente de m’annoncer la nouvelle
qu’elle me téléphona au bureau et je rentrai à la maison de bonne heure pour
être témoin de ce progrès.
Depuis, Mike s’est développé de façon étonnante. Il a bien grandi, sait chanter,
danser, jouer, lire et écrire aussi bien que nous.
Nous avons bien été témoins d’un miracle et le médecin qui l’a mis au monde
l’appelle très justement "l’enfant du miracle". Nous avons toutes raisons de
penser que si Mike est ce qu’il est, c’est grâce aux prières des sœurs par l’intercession
de Mère Marie-Eugénie. Nous remercions Dieu le Très Haut.
Francis Maina Gichuhi

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