Préparation

1ère partie : Sa jeunesse

Enfin arrive le jour du 15 août 1838. Toutes réticences vaincues, Marie Eugénie franchit les grilles du couvent de la Visitation de la Côte Saint André. Elle y vient pour un séjour en postulante destinée à fonder une autre congrégation, et "elle éprouve une joie profonde à entrer ici, dans la maison de mon Dieu."

Elle est accueillie avec joie et chaleur par les religieuses. Celles-ci lui enseignent les fondements de la vie religieuse et monastique, dans l’esprit de Saint François de Sales, esprit d’amour fraternel et de simplicité, de droiture et de bonhomie que Marie Eugénie transmettra plus tard si profondément à la nouvelle congrégation. À ce noviciat elle se donne de toute son âme, et étudie suivant un programme établi par l’abbé Combalot (avec qui elle entretient une correspondance régulière) : théologie, dogme, Écriture sainte, à l’école de saint Thomas d’Aquin, saint Augustin, saint Alphonse de Ligori).

C’est au cours de ce noviciat que Marie Eugénie va rencontrer le Père d’Alzon, comme sainte Jeanne de Chantal rencontra saint François de Sales. Elle ne peut soupçonner alors avoir devant elle cet “ alter ego masculin, avec qui elle marchera jusqu’au soir de sa vie. Une totale confiance, une même foi, une profonde affection, une connivence profonde les rapproche, les unit.

Tandis que Marie Eugénie se forme au noviciat, l’abbé Combalot, lui, travaille à rassembler des jeunes filles pour son œuvre. Curieux instrument entre les mains de Dieu en vérité ! Tout donné à son Église et à son service, pénétré de sa mission, toujours intrépide, partout où il passe, il exhorte, cherche à convaincre, et présente son projet avec une fougue telle qu’on pourrait le croire déjà réalisé, et les religieuses très nombreuses à s’y être engagées !

Et pourtant ! Ce ne sont que deux jeunes filles seulement, et bien jeunes (l’aînée n’a que 23 ans) qui se retrouvent aux côtés de Marie Eugénie à son retour de la Côte Saint André en cette soirée du 13 avril 1839.

Dans un petit appartement de la rue Férou, à l’ombre de Saint Sulpice, à Paris, elles vont toutes les trois partager une vie régulière de prière et de travail.

Les premières pierres sont réunies au nom et sous le regard de Dieu ; ce soir là, l’Assomption est fondée... La grande aventure de la construction peut commencer...

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