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Premier dimanche de l’Avent 2019

Année liturgique 2018-2019 [C]
Nous retenons souvent de ce premier dimanche de l’Avent l’appel à veiller et à nous tenir prêt. Il nous est très certainement adressé par les textes du jour. Mais il ne nous faudrait pas oublier ce qui le suscite. Or, Jésus le dit sobrement : « votre Seigneur vient ». Voilà la grande et bonne nouvelle qu’il nous faut entendre avant toute chose : notre Seigneur vient ! Il est déjà venu, certes, mais il doit venir encore et il vient tous les jours. Notre Seigneur, celui en qui nous croyons et espérons, celui en qui nous trouvons consistance, vient. 
Les mots du psaume nous donnent l’itinéraire spirituel à emprunter pour accueillir la bonne nouvelle de la venue du Seigneur : « quelle joie quand on m’a dit… » ; prenons ensemble le chemin que dessine notre aspiration la plus profonde, avec cette espérance qu’un jour notre marche prendra fin, car nous le contemplerons ; mais déjà nous rendons grâce, sûrs de la promesse qui nous a été faite et pleins de gratitude parce que nous l’expérimentons compagnon de route. Paix, bonheur à ceux qui l’aiment !
Il n’est pourtant pas si facile d’accueillir cette bonne nouvelle et de garder vif notre désir. Comme au temps de Noé, la vie va son train, nous mangeons, buvons, nous nous marions et nous nouons des relations, nous travaillons… La routine peut engourdir notre cœur, la monotonie des jours l’appesantir, l’ennui le réduire en cendres. Au fond, il nous est aussi livré cet enseignement que le seul péché, le seul vrai péché - en raison de notre faiblesse -, c’est que nous ne vivons pas assez de foi. C’est là véritablement le sens de l’appel à veiller : il s’agit de réveiller notre foi, de ranimer notre espérance, de soigner la qualité de notre attention au présent pour y déceler les signes de la divine présence et l’inouï qui déjà bourgeonne. 
Veillons donc, réveillons notre foi au Dieu qui vient. La vie chrétienne ne peut se vivre que sous la forme d’une confiante intranquillité. Car le consentement au Dieu qui vient et qui déjà se donne à nous est toujours à recommencer, comme l’est aussi l’exigence de donner corps en nos vies à la bonne nouvelle de sa présence. 
Sr. Sophie Ramond, París

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