Vous êtes ici:

Lourdes 2014 - Pèlerinage des petits-enfants avec leurs grands parents

Prière des grands-parents

Harmonieusement !
Ce fut le mot clef de ce pèlerinage.

JPEG - 31.3 ko

Pourtant notre emploi du temps dès l’arrivée, mis à mal par le retard du train, ne nous permettait plus de descendre à la grotte avant le dîner. Nous y sommes descendus après, et cette première vision de nuit, éclairée par les flambeaux, a peut-être plus fortement frappé les enfants que s’ils l’avaient découverte de jour.

JPEG - 42.5 ko

Une moitié d’entre eux venait pour la première fois à Lourdes et n’avait pas fait leur première communion. Le Père Hughes a voulu prendre en compte ces jeunes néophytes. Nous nous sommes donc recueillis à l’église paroissiale, devant les fonts baptismaux où Bernadette a été baptisée, puis nous avons célébré une liturgie de la parole avec la lettre de saint Paul aux Éphésiens, qui rappelle que la construction divine s’élève « harmonieusement » grâce à la pierre angulaire qu’est le Christ.

Harmonieusement, n’est-ce pas ce qui peut définir cette extraordinaire vision de Bernadette, ce 11 février 1858 : une petite demoiselle à peu près de sa taille et qui lui souriait ? En rappelant la sainteté toute simple de Bernadette – et comme les enfants sont attentifs à cette simplicité ! – le Père de La Teissonnière a insisté sur le mystérieux passage dans la prière entre notre monde quotidien et les réalités d’En-Haut, expérience qu’a éprouvée Bernadette en priant avec la Demoiselle, et qu’elle a retrouvée le soir même en priant avec ses parents.
Marqués par cette explication, nos enfants se sont appliqués à imiter Bernadette dans cet ample signe de croix que lui a appris la Vierge.

La messe à la grotte est toujours un moment fort de notre pèlerinage. Passer par la porte étroite, nous a dit le Père Hughes, n’est-ce pas se désencombrer, comme ce garçon qui ne pouvait passer par la porte du métro tellement son sac était gros ? Une famille de cinq enfants, dont un petit Augustin trisomique de deux ans, s’est unie à notre prière. Nous les avons retrouvés au cachot où nous avons offert à Augustin le foulard bleu de notre groupe.

Car Lourdes est toujours une occasion de rencontres qui, malgré leur brièveté, marquent profondément nos mémoires : Letitia, que son handicap n’empêche ni d’être joyeuse ni d’être affectueuse, Jean-Baptiste, prêtre étudiant vietnamien, qui nous a parlé de son pays durement éprouvé dans sa liberté religieuse, enfin, le père François, prêtre canadien, si généreux avec nos enfants. 

Un équilibre harmonieux entre détente, rencontres et prière

JPEG - 82.9 ko

Le temps exceptionnellement chaud a permis aux grands-mères de ne pas s’inquiéter de voir leurs petits courir bras nus jusque tard le soir.
Harmonieusement, les jeux se sont mêlés à la prière. Les courses dans la prairie, le spectacle époustouflant des grottes de Bétharram, n’ont jamais fait obstacle au recueillement pendant le chemin de croix dans la prairie et dans ce geste de l’eau maintes fois répété.

JPEG - 54 ko

Lourdes, c’est ce croisement étonnant entre les marchands du temple et les lieux où nous marchons sur les traces de Bernadette. C’est aussi la fête de la lumière. Après que les enfants ont empalé leurs cierges aux intentions de leurs familles, un gentil « feutier » nous explique son métier et nous ouvre la porte de la réserve où les cierges petits ou immenses attendent d’être brûlés pour accompagner nos prières.
Les Sœurs de l’Assomption, en retraite pendant notre pèlerinage, nous avaient demandé le silence dans la maison. Mais nous les embrassions quand nous nous croisions et leur sourire nous rassurait sur la sagesse de nos petits : leur gaieté n’a jamais troublé leur prière. Au contraire !

JPEG - 43.8 ko

Ambassadeurs : c’est le jeu qui nous fut proposé à la veillée du dernier soir. Nous avons relevé le défi, avec la bonne humeur et la mauvaise foi qui règnent quand on doit mimer ce que nos complices ne parviennent pas à deviner. Or, le Père Hughes savait que le lendemain, nous entendrions saint Paul nous demander d’être les ambassadeurs du Christ. Rappelez-vous, nous a dit le Père dans son homélie qu’un ambassadeur doit aussi se faire comprendre sans paroles.

Avant de partir, nous avons, comme le veut notre tradition, récité le chapelet face à la grotte. Catherine nous a fait méditer les mystères lumineux. Les enfants ont alors égrené leurs chapelets tout neufs qui venaient d’être bénis par le Père.
Quelques larmes dans le train du retour : qui pourra revenir l’année prochaine ?
À la grâce de Dieu !

Florence de Baudus
Ancienne de l’Assomption
Décembre 2014

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre