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Lourdes 2012 - Pèlerinage des petits-enfants avec leurs grands parents

Prière des grands-parents

Florence de Baudus, vous êtes Ancienne de l’Assomption. Depuis trois ans vous organisez le pèlerinage des grands-parents avec leur petits-enfants, à Lourdes. Quel en est l’origine ?

C’est aux 150 ans de l’Assomption à Lourdes que l’aventure a commencé.

Véronique et moi, anciennes de Lübeck, avions pris le train pour répondre à l’invitation des sœurs à fêter cet événement avec la communauté et les amis de l’Assomption. Nous étions nombreux. Les sœurs nous ont demandé de réfléchir à ce que nous pourrions apporter à l’Assomption, qui soit une mission d’Église. Véronique et moi, qui comptions déjà un certain nombre de petits-enfants à nous deux, avons dit tout de suite : organiser un pèlerinage de grands-mères avec leurs petits-enfants à Lourdes.

Très marquées par notre éducation à l’Assomption, mais nous rendant compte que nos petits-enfants n’étaient pas tous aussi gâtés, nous voulions offrir un moment privilégié aux grands-mères, pour que, sans la génération intermédiaire, elles puissent vivre une expérience de foi avec leurs petits-enfants. En même temps qu’eux.

Pour cette troisième édition 2012, nous étions 38 : 14 grands-mères, 23 de leurs petits-enfants, et le Père Hughes de La Villegeorges qui nous accompagnait.

Les grâces reçues chaque jour ne se comptent pas.

La messe sur l'esplanade, avec le pèlerinage des GardiansEt d’abord le temps. Après les inondations terribles de ces derniers jours, le soleil n’a cessé de briller. Si le Gave est encore tumultueux, le sanctuaire est de nouveau impeccable. À la grotte, les enfants s’appuient sur le rocher, avec étonnement et ardeur : tout est à la fois comme on le leur a décrit, mais encore plus magnifique.

Former un petit groupe uni, c’est bien, constater que l’on partage sa foi avec une grande foule, c’est tout aussi essentiel. À la messe avec les gardians, il faut nous asseoir par terre, mais le prix à payer est bien modeste, car, placés en bas de l’autel, nous pouvons jouir du spectacle grandiose tout en priant : derrière nous, les Arlésiennes en costumes somptueux, devant nous, les malades dans leurs voitures bleues, et sur le côté, les chevaux sous les arbres. L’archevêque d’Aix, entouré d’une cohorte de prêtres, dont le Père Hughes, nous rappelle que Bernadette, comme l’aveugle Bartimée, a eu les yeux ouverts par la grâce de Dieu.

Jeux sur la prairieDans le Sanctuaire, explique le Père Hughes, il y a des endroits où l’on joue et des endroits où l’on prie, et tout est lié. Les enfants passent harmonieusement d’une partie enragée de ballon prisonnier à l’agenouillement recueilli pendant la procession eucharistique.

Un matin, à la grotte, le Père Hughes préside la messe. Catherine dirige les chants, Sabine fait la lecture. Bonheur des enfants de partager la richesse de leur groupe.

Messe à la GrotteÀ Lourdes, tout le monde parle à tout le monde, tout simplement, dans une communion permanente entre pèlerins. Éric, un SDF, vient discuter avec le Père Hughes, un couple de Belges, qui s’intéresse à Manon, dit que leur fils, Daniel, vient d’être tué dans un accident de moto. Nous leur promettons de prier pour Daniel...

Un autre jour, face à la grotte, de l’autre côté du Gave, nous nous sommes assis sur un grand carré de pierre, notre chapelet à la main. Le Père, sur un banc, un peu à l’écart, attend ceux qui veulent se confesser, tandis que Catherine fait méditer les mystères douloureux. La ferveur des enfants est palpable.

Le soir, avec sœur Marie-Geneviève, chaque enfant a su prononcer une courte prière personnelle : actions de grâces, supplications, demandes ont jailli de leur cœur, en toute confiance.

Le groupe des Grands parents, des petits-enfants avec la communautéÀ la dernière veillée, ce sont les grands-mères qui ont parlé, encore stupéfaites de ce que leurs petits-enfants leur ont fait vivre. Certaines ont dit leur joie d’avoir reçu elles-mêmes de leurs grands-parents la foi qui leur permettait d’être là. Mes enfants ne sont pas très accrochés à la pratique religieuse, a dit l’une de nous, mais j’espère que mes petites-filles retiendront l’exemple de leur grand-maman. Je suis émerveillée par la foi de mes petites-filles, a dit une autre. Une autre encore, assidue de notre pèlerinage, a dit ne pas être très engagée dans l’Église, mais qu’elle tenait à offrir ce pèlerinage à ses petits-enfants. L’émotion enrouait les voix, embuait les yeux. Certaines n’ont pas même pu dire ce qu’elles avaient prévu de dire.

Moment très dense d’abandon où les âmes transparaissaient dans les regards.

Derniers conseils du Père dans sa dernière homélie : ne pas se Plaindre, ne pas s’Irriter, ne pas se Presser, ne pas s’Inquiéter. "C’est très facile à retenir, a-t-il dit en remontant à l’autel, cela fait PIPI !"

Florence de Baudus
Ancienne de l’Assomption

2 novembre 2012



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