La sainteté de l’Église

8.2 - Propositions pour aller plus loin

L’actualité de la vie de l’Église, en France comme dans le reste du monde, montre douloureusement que la sainteté n’est pas une conquête, mais un don. L’Église n’est pas sainte parce que les chrétiens auraient atteint la perfection. L’Église n’est pas sainte parce que les ministres qu’elle se donne vivraient pleinement de l’Évangile.
Comme l’unité, la catholicité et l’apostolicité, proclamées dans le Credo de Nicée-Constantinople, la sainteté est une grâce qui n’est reçue que de Dieu, que les baptisés sont appelés à inscrire dans l’histoire de l’humanité, à la suite de Jésus-Christ. Parler de la sainteté de l’Église, c’est reconnaître cette tension permanente entre l’appel à vivre l’Évangile et la réponse donnée, à l’intérieur de l’épaisseur d’une vie concrète. Cette vocation à la sainteté, reçue le jour du baptême, se déploie pour chacun de façon singulière, dans une existence d’homme ou de femme, dans une culture donnée. C’est aussi vrai de l’Église qui, à l’intérieur du péché qui la défigure, rend présente la sainteté de Jésus Christ. Pour chaque baptisé, le rappel de l’Évangile est une invitation à la conversion ; pour l’Église, il s’agit d’entrer dans un "processus résolu de discernement, de purification et de réforme", comme le disait le pape François en 2013.

Luc Forestier
Oratorien, Directeur de l’ISEO – ICP
PEE Janvier 2019

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