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La parfaite pureté de Marie

Sur la Vierge Marie

Un texte de sainte Marie-Eugénie de Jésus aux alentours de la Nativité de la Vierge Marie, extrait d’une méditation du 17 septembre 1886.

En Marie les vertus les plus communes deviennent singulières et admirables, parce qu’elle les possède au plus haut degré. Ainsi cette pureté parfaite, qui l’honore et la glorifie par-dessus tous ses autres privilèges, n’est en Marie que la réunion de toutes les vertus, comme l’arc-en-ciel est formé de la réunion de toutes les couleurs.
Pour nous, pauvres créatures pécheresses, nous apportons en naissant le germe des sept péchés capitaux. En Marie, aucune semence, aucune trace de péché. Son Immaculée Conception l’avait préservée de tout germe mauvais. Par l’abondance des grâces qu’elle avait reçues de Dieu, et par sa parfaite fidélité, toutes ces vertus avaient pris en elle de merveilleux accroissements. À la place de l’orgueil, Marie avait l’humilité la plus parfaite. En elle aucune trace de vanité, d’amour-propre, de suffisance, d’entêtement. Aucune de ces choses par lesquelles on affirme son moi.
Nous devons être jalouses de suivre la Sainte Vierge. Demandons-nous si, au lieu des mauvaises inclinations du péché originel, nous avons cherché à établir en nous les vertus opposées. Si, à partir de maintenant, nous voulons, à l’aide de la grâce de Jésus-Christ, commencer à combattre l’orgueil, l’amour-propre, la vanité, la suffisance, toutes les manifestations imparfaites qui viennent de l’orgueil.
[…]
Élue pour être la bienaimée du Père, la Mère du Fils, l’Épouse du Saint-Esprit, et conçue sans péché, rien de souillé ne pouvait être en elle. De plus, elle avait cultivé les vertus ordinaires, développé l’humilité spirituelle aussi bien que l’humilité dans les choses extérieures de la vie, une pauvreté admirable dans tout ce que l’âme peut rechercher pour sa consolation, dont elle peut se faire une attache, aussi bien que la pauvreté dans ce qui est de la vie présente.
Laissez-moi vous dire que cette pauvreté spirituelle est le seul moyen d’être vraiment abandonnée entre les mains de Dieu : on ne peut pas l’être, si l’on tient à quelque chose. Si la Sainte Vierge avait tenu à ses saints parents, cela aurait été légitime. Mais elle les quitte à trois ans. Tenir au temple, aux instructions, aux grâces, aux consolations intérieures qu’elle y recevait, aurait encore été légitime – car la Sainte Vierge vivait dans le temple de Dieu, le centre de la race juive, où se portait l’ardeur de tous les enfants d’Israël. Tous les psaumes sont remplis d’élans à cet égard : De quel amour sont aimées tes demeures, Dieu de l’univers. Mais elle quitte le temple sans difficulté, dans une pauvreté absolue pour tout ce qui est richesse spirituelle. Elle quitte le grand prêtre, les maîtresses qui l’avaient enseignée, et elle va vivre dans une pauvre maison à Nazareth.
Là encore, il était impossible qu’elle n’aime pas le lieu où l’ange lui était apparu, lui avait annoncé qu’elle serait la Mère de Dieu, où la seconde personne de la sainte Trinité, son Seigneur bien-aimé, cette fleur de grâce et de sainteté, s’était incarné dans son sein. Elle le quitte cependant pour aller se faire inscrire à Bethléem, où son enfant naîtra dans la pauvreté et la misère, sans un lieu où reposer sa tête. Il était le Fils de Dieu, elle l’aimait par-dessus tout. Mais elle n’a nulle attache qu’à la volonté de Dieu.
Quand plus tard il plaît à notre Seigneur de vivre avec elle tant d’années à Nazareth, quel sanctuaire, quel lieu de délices ! Quand il sort pour prêcher, on ne sent en elle nulle attache. Quelquefois elle le voit. D’autres fois il la laisse derrière lui, pour se donner à des hommes sans délicatesse, sans générosité, jusqu’à ce que le Saint-Esprit les ait transformés. Judas était l’un d’eux ! Quel abandon complet de la part de la Sainte Vierge !
Vous pouvez continuer sans moi. Vous pouvez aller jusqu’à la croix. Vous la trouverez partout dans l’abandon parfait. Elle n’aurait pu y être, s’il n’y avait pas eu en elle l’humilité sur toute la ligne, la pauvreté sur toute la ligne, et une pureté qui non seulement éloigne tout ce qui est imparfait, mais qui se forme de toutes les vertus réunies.
Au contraire de l’envie, quelle charité brille en Marie, quelle patience, quel support ! Voyez-la au pied de la croix… Quand son divin Fils a quitté la terre, comme fut admirable sa longue patience à attendre le ciel où elle était appelée !
Enfin, pour l’action, Marie est encore un modèle. Dans le temple et à Nazareth, la Sainte Vierge travaillait assidûment, sans que le travail puisse interrompre sa prière. Plus tard, après l’Ascension de notre Seigneur, elle a travaillé pour l’Église naissante. Elle s’y est donnée avec dévouement, parce que l’obéissance le voulait d’elle et qu’elle est la reine des vertus. En toutes choses, la Sainte Vierge suivait la volonté de Dieu. Elle faisait toujours ce qui lui était agréable, dans un détachement complet d’elle-même.
 
Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
D’après un chapitre du 17 septembre 1886

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