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La lumière dans la cathédrale

ADORATION


Quand une cathédrale est orientée, elle se présente aux rayons du soleil d’une certaine façon. Elle offre son chevet à la lumière. Notre âme est-elle habituellement tournée vers notre Seigneur Jésus Christ, vers ses sentiments, vers ses pensées ? Ses sentiments les plus habituels étaient, l’adoration, l’action de grâces, la réparation, l’amour le plus ardent, l’union la plus étroite à la volonté divine. Il était orienté du côté de son Père par un anéantissement complet, qui est l’adoration, ce qui lui faisait dire qu’il était “humble et doux de cœur (Mt.11,29)”. Enfin, il avait ce zèle extrême pour faire connaître son Père, qui le faisait s’écrier : “Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme je voudrais que, déjà, il soit allumé. (Lc 12,49)”


C’est dans cet ordre de sentiments que notre âme doit vivre aussi. C’est là qu’elle doit dépenser ses ardeurs . Quand nous travaillons, quand nous nous reposons, les sentiments de notre âme vont ainsi à adorer, à louer, à bénir, à rendre à Dieu le culte qui lui est dû. Tâchons d’établir notre âme dans un état où elle produise le plus continuellement possible des sentiments et des actes, semblables à ceux de notre Seigneur Jésus Christ, sous l’action du Saint-Esprit, qui nous est donné.


Que les sentiments qui sont en nous aillent toujours à la louange, à l’adoration, à la bénédiction, à l’amour, à l’estime profonde de tout ce qui nous est donné de Dieu, à la parfaite soumission à sa volonté, qui doit souvent s’exprimer par cette parole de notre Seigneur : “Ma nourriture est de faire la volonté de mon Père qui est dans les cieux (Jn 4,34)”, ou celle-ci : “Que ta volonté soit faite, et non la mienne (Lc 22,42)”.


On dit que “la crainte est le commencement de la sagesse (Pr. 1,7)”. Mais la crainte ne doit pas dominer dans l’âme, au-dessus de l’amour. Il faut avoir une telle ardeur de servir Dieu et de faire sa volonté en tout, que cela éloigne du péché. La crainte est un sentiment initial, et qui subsiste toujours, à cause de la disproportion entre Dieu et nous, mais ce n’est pas un de ces mouvements profonds auxquels il faut, habituellement, livrer son âme, tandis qu’il faut la livrer sans cesse à l’adoration qui est l’anéantissement de soi-même devant Dieu, la reconnaissance totale que Dieu est tout, qu’il est tout-puissant, parfait, infini, qu’il a tous les droits sur nous, que nous ne sommes absolument rien devant lui, et que nous devons nous tenir toujours en sa présence, avec confiance et abandon.


Oui, il faut toujours être dans cette disposition d’adoration, de louange, à cause des perfections de Dieu, de bénédiction et de reconnaissance, pour tous les biens que nous en avons reçus. Étudions l’honneur parfait que Jésus Christ rendait à son Père. Admirons sa religion parfaite, son dévouement parfait, le zèle sans bornes et sans mesure dont il était sans cesse animé à toutes les heures de son existence. Tâchons de participer à ces dispositions.


D’après un chapitre du 25 août 1878
de Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

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