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L’adolescence et la conversion

1ère partie : Sa jeunesse

Nous revoilà, donc, aux côtés de cette adolescente de 15 ans, projetée seule et meurtrie dans un Paris inconnu. Dotée d’une grande intelligence, armée de sa solide éducation, il lui faut affronter le monde nouveau qui s’offre à elle.

Son père la confie à une amie de sa mère, chez qui elle découvre et mène une vie mondaine et brillante. Elle est intelligente, elle a du charme et donc bien sûr du succès. À 17 ans, qui y serait insensible ? Mais ce monde superficiel et ses divertissements inconsistants, la laissent insatisfaite : sa tête éclate des questions qui se pressent à son esprit : "Mes pensées sont une mer agitées qui me fatigue et me pèse. Je voudrais tout savoir, tout analyser... Je voudrais anéantir cette intelligence, la faire taire, l’arrêter... Je me trouve absorbée par des questions au-delà de ma portée et auxquelles je ferais mieux de ne pas penser... Et je suis seule..." Précoce maturité pour prendre du recul et juger de ses propres états d’âme !

Conscient de la frivolité de cette ambiance, Monsieur Milleret la confie alors à ses cousines. Elle a 18 ans, et voilà un nouveau changement de cap ! L’atmosphère qu’elle respire chez elles est conformiste, étriquée ; elle les décrira ainsi : "Des femmes très pieuses, et ce fut peut-être un plus grand danger... elles m’ennuyèrent et me parurent étroites..."

Dans sa solitude alors, comme un trésor déposé au fond de son cœur, Marie Eugénie tourne et retourne la grâce de sa première communion. Elle en expérimente la joie et les interrogations, attirée comme par un aimant, vers ce qui sera l’ancre où amarrer sa vie.

Pour ceux qui se veulent chrétiens, il est de bon ton à l’époque de "suivre un carême". Avec sa tante, Marie Eugénie se rend à Notre Dame où l’éloquence et la foi du jeune abbé Lacordaire attirent les foules. Dès les premiers mots, comme une flèche se plante au cœur de la cible, ses parole atteignent Marie Eugénie au plus profond du cœur. Elle lui écrira : "Votre parole répondait à toutes mes pensées. Elle achevait mon intelligence des choses, enfin elle me donnait une générosité nouvelle, une foi, que rien ne devait plus faire vaciller. J’étais réellement convertie..." Une immense paix descend alors en elle. Non seulement elle est convertie, mais sa vocation se révèle à elle - certaine - et elle accepte de répondre à cet appel intérieur : "Donner toutes mes forces ou plutôt toute ma faiblesse à cette Église qui seule désormais à mes yeux avait ici-bas le secret et la puissance du Bien."

Domptant sa timidité, Marie Eugénie se décide à écrire, puis à rendre visite à l’abbé Lacordaire. Plein de sagesse, il conseille à cette jeune fille de 19 ans d’attendre, de prier, et lui propose ce faisant, une importante littérature contemporaine à étudier. Sans mâcher ses mots, et sans rien en édulcorer, il lui explique aussi ce qu’est la vie religieuse : un don total de soi-même, de sa liberté, pour sauver les autres.

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