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Homélie pour la fête de St Augustin

Fête de St Augustin : 28 août

"Ne vous faites pas appeler Docteur, car vous n’avez qu’un seul Docteur, le Christ". Augustin, une fois converti, n’a certes pas encouru ce reproche !

Génie universel, (surdoué de nature), homme de passion et de contraste, mystique, écrivain, poète, prédicateur, pasteur, fondateur de communauté (fraternelle), pourfendeur d’hérésies ; enfin théologien (platonisant), Augustin proclamé docteur de la grâce après sa mort, a donné prise plus tard, à bien des interprétations de sa riche pensée, et encouru bien des critiques surgies, il est vrai, seulement après huit siècles d’une histoire ecclésiastique d’occident, toujours marquée d’ailleurs aujourd’hui par une influence augustiniennes de 16 siècles. Le Cardinal Newman écrira qu’il a formé l’intelligence de l’Europe chrétienne.

Mais il est sûr qu’Augustin n’a pas encouru le reproche d’usurpation de titre, car au bout de son cheminement personnel, il n’a voulu être finalement qu’un reflet du seul docteur de la grâce, le Christ. Sans l’expérience personnelle de la grâce prévenante du Christ : "Tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais déjà trouvé" - il n’aurait jamais pu en parler en connaissance de cause. Mais pour Augustin, cela n’a pas été sans mal et sans souffrance. Dieu seul s’est révélé à lui au coeur d’un combat douloureux : c’est en mesurant son impuissance radicale qu’Augustin devint capable d’accueillir la grâce de conversion du seul Maître spirituel : le Christ. On ne peut s’empêcher d’évoquer cette parole de Jésus : "Je te bénis, Père, d’avoir caché ces choses aux sages et aux savants, et de les révéler aux tout petits." cette parole avait ébranler Augustin lui-même avant sa conversion. Augustin était né surdoué, mais il lui a fallu se reconnaître tout petit sans Dieu, avant de renaître en Dieu, dans l’Esprit d’Amour, d’Intelligence et de Sagesse. "Quiconque s’abaisse sera élevé" nous dit l’Evangile d’aujourd’hui.

Ecoutons Augustin : "Partout ailleurs qu’en toi, je n’éprouve que malaise, non seulement hors de moi, mais en moi." "Ô Dieu, tu nous as faits pour toi, et notre coeur est inquiet tant qu’il ne se repose pas en Toi." "En adhérant à Toi de tout moi-même, ma vie vivra d’être pleine de Toi." Augustin a vécu cette inquiétude et cette espérance avant de les décrire, quand cheminant vers l’unique nécessaire, il sentit en lui et hors de lui un vide douloureux, témoignage de tout son être impuissant, à celui dont il ne pouvait se passer. Dieu, qui l’avait précédé, n’est pas resté sourd, bien sûr, aux grandes clameurs de cette "âme" assoiffée de Lui. Il força l’entrée du coeur d’Augustin, il le prit tout entier, et une autre vie commença pour lui, une vie vivante, parce que pleine de Dieu.

Désormais pour Augustin, plus rien d’autre n’existera e, dehors de son Dieu. Il avait enfin trouvé le lieu de son équilibre et de son repos, en Dieu présent au plus intime de son intime.

Père Gilbert

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