France

11 : décembre 2006
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- Extrait d’une correspondance avec Nicole de Jotemps, grand-mère d’Adhémar :

“Vous avez eu la sollicitude de mettre mon petit-fils Adhémar, qui a 9 ans, sous la protection de Mère Marie Eugénie. Je voudrais vous remercier de toutes vos prières à cette intention si douloureuse pour toute notre famille.
Adhémar n’est pas guéri, loin de là, mais je tiens à vous faire savoir qu’une main divine guide les pas des médecins et de sa mère, et chaque fois que la cause est désespérée, un souffle nouveau apparaît, une idée germe dans son entourage, donnant un mieux pendant une certaine période. Puisse Mère Eugénie en être l’auteur, personnellement, je le crois fermement.
Ma Sœur, je tenais à vous faire savoir que Mère Marie Eugénie, qui s’est tant intéressée aux jeunes sur cette terre, a encore des regards sur eux de là-haut.
Merci !”
Nicole de Jotemps

Note de la rédaction : Adhémar est aujourd’hui (10/06/06)
un adolescent de 15 ans et, malgré sa maladie, il va toujours bien !

- Juin 2000
Adhémar est le plus jeune de la famille. Ses 3 frères sont de beaux et solides garçons. Mais lorsqu’il avait quelques mois, Élisabeth, sa maman a commencé à s’inquiéter : il était pâle, ne grandissait pas comme il aurait dû. Le pédiatre avait beau dire que ce n’était rien, qu’avec le soleil du printemps, tout s’arrangerait, sa mère se faisait du souci. Un jour, n’y tenant plus, elle va à l’hôpital Necker, où son oncle, le Professeur de Grouchy, lui dit : “Tu as bien fait de venir, car 3 jours plus tard, il n’y aurait plus rien eu à faire !”
Les examens se succédèrent pour découvrir qu’Adhémar souffrait d’une maladie rare, dont une centaine était recensée dans le monde. On connaissait la maladie, mais pas le moyen de la guérir. L’intestin ne captait pas dans le bol alimentaire le fer, le sel et l’albumine.
Pour compenser, on faisait à Adhémar, environ une fois par mois une transfusion ainsi que des perfusions. C’est ainsi que cahin-caha, avec des périodes de rémission et des crises qui nécessitaient des opérations, Adhémar est arrivé à l’âge de raison. Beaucoup parmi les petits malades recensés étaient déjà morts. Aujourd’hui, il ne reste plus qu’Adhémar, un Polonais et un Canadien.
En mars 99, l’état d’Adhémar a empiré, les analyses semblaient montrer que le traitement habituel n’agissait plus. Le Professeur qui le suivait, jugea une intervention nécessaire, mais Adhémar lui demanda d’attendre qu’il ait fait sa Première Communion, ce qui lui fut accordé. “Maintenant, je peux partir, je suis prêt” , dit-il à sa maman effondrée.
L’opération donna de bons résultats et Adhémar profita bien de l’été. Les fréquents séjours à l’hôpital ne l’ont jamais empêché d’être le 1er de sa classe, ni de faire du théâtre, etc. A l’automne pourtant, son état s’aggrava. Le Professeur jugea qu’on avait épuisé tous les moyens humains et que la fin du combat était imminente. Il demanda donc à voir les 3 grands, pour leur expliquer que le petit frère n’en avait plus pour longtemps à vivre et qu’il fallait aider leur maman.
Mais les semaines passèrent, avec leurs hauts et leurs bas. Pourtant en février, Adhémar donna des signes de fatigue. Les médecins reparlèrent d’une opération possible, à savoir l’ablation de l’intestin, ce qui supposait la pose d’une poche. Les parents s’y étaient opposés disant que leur enfant était déjà suffisamment handicapé. Seulement Adhémar allait moins bien et il commençait à souffrir. Alors les parents se résignèrent à l’opération, qui fut plusieurs fois repoussée.
Enfin l’opération eut lieu, le Jeudi Saint. La chirurgienne eut l’idée de raccorder l’intestin grêle au rectum, en supprimant toutes les parties malades, et en évitant ainsi la “poche”. Depuis, Adhémar va bien. Il est plein de vie. Bien sûr le mal est toujours là. Mais chaque jour de vie est un don du ciel que sa famille reçoit dans l’action de grâces.


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