Florilège

9.2 - Propositions pour aller plus loin

Jacques Sommet


L’Eucharistie à Dachau - C‘est le mystère des camps. Il est interdit de prier. Mais, par je ne sais quelle voie, nous avons toujours un petit paquet d’hosties. Un prêtre allemand en a pris la responsabilité. A 3h ou 4h du matin dans un coin qui sert de chapelle, on peut assister à l’Eucharistie souvent, sinon tous les jours.
Dans l’ombre, on consacre les hosties dont on fait de tout petits morceaux – car une hostie c’est un luxe !
Jacques Sommet, sj, L’honneur de la liberté

Saint Augustin


Le jubilus est une façon de chanter qui signifie qu’on laisse le cœur engendrer ce qu’on ne peut plus dire. Et à qui convient un tel jubilus sinon au Dieu ineffable ? Est ineffable ce qu’on ne peut exprimer avec des mots. Et si tu ne peux pas l’exprimer mais que tu ne veux tout de même pas te taire, que te reste-t-il sinon à jubiler pour que le cœur se réjouisse sans paroles et que la largeur infinie de ta joie ne soit plus limitée par des mots ?
Saint Augustin, Enarrationes in psalmos - Ps.99

Bernard Sesboüé


Cette communion des saints se vit dans la liturgie qui transcende espace et temps et unit la célébration de la communauté terrestre à la louange éternelle de la communauté céleste. C’est tout spécialement autour du mémorial eucharistique du Christ, par lequel l’Eglise rend grâce et gloire à Dieu Père dans l’Esprit, que la communauté en prière associe la mémoire des saints de tous les temps et de tous les lieux, d’Abel, d’Abraham et de Melkisédek à celles et à ceux qui aujourd’hui encore sont témoins et martyrs de leur foi. […] (n°192).
Bernard Sesboüé, sj, Jardinier de Dieu

Les psaumes

  • Priez si le psaume est une prière, gémissez quand il gémit, tressaillez s’il est dans l’allégresse, espérez s’il espère, et craignez s’il exprime la crainte. Tout ce qui est écrit ici doit nous servir de miroir.
    Saint Augustin
  • Psaumes, mes chers psaumes, pain quotidien de mon espérance, voix de mon service et de mon amour pour Dieu, prenez sur mes lèvres votre plénitude.
    Chers psaumes, vous ne vieillissez pas, vous êtes la prière inusable. Vous assumez au niveau de la foi toute l’expérience humaine.
    Yves Congar
  • Nous naissons avec ce livre aux entrailles.
    Un petit livre : cent cinquante poèmes, cent cinquante marches érigées entre la mort et la vie, cent cinquante miroirs de nos révoltes et de nos fidélités, de nos agonies et de nos résurrections. Davantage qu’un livre, un être vivant qui parle – qui vous parle, qui souffre, qui gémit et qui meurt, qui ressuscite et qui chante, au seuil de l’éternité – et vous prend, et vous emporte, vous et les siècles des siècles, du commencement à la fin.
    André Chouraqui, L’univers de la Bible

Sébastien Parent


Dès lors que faire silence vise à entrer dans une intimité, où l’expérience de Dieu avec lui-même devient possible, la célébration liturgique semble servir ces moments de silence qui, remplis de la Parole vivifiante, permettent, dans l’intimité du coeur, l’émergence d’un moment suspendu - le Silence -, hors du temps et de l’espace. Entrer en liturgie, c’est notamment pénétrer dans le secret de Dieu. C’est aller au-delà des formes et des paroles manifestées et plonger dans une profondeur silencieuse. C’est ressentir la présence du non-manifesté par le manifesté dont la Parole vibre en chacun. Ce silence est un moment et un espace sacré, ou plutôt une sorte de retour à un temps originel où l’être vivant rencontre Dieu.
Sébastien Parent, juriste,
diplômé de l’Université catholique de Lyon.

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