Etats-Unis

7 : mai 2002

- Je suis nicaraguayenne, ancienne élève de l’Assomption
du Nicaragua. J’ai connu l’histoire de Marie-Eugénie quand j’étais enfant. Je l’ai connue davantage durant son procès de béatification. À la demande de Mère Fermina et orientée par Sr. Marta Isabel, je me suis dédiée à composer paroles et musique pour le message et le charisme de Marie-Eugénie. Inspirée par ses écrits, j’ai composé "Message de Marie Eugénie", "Jeunes", "Hommes nouveaux", "L’Extension du Royaume", "Assomption, Assomption" et "Monte, monte, Assomption".

Au cours de mes années de secondaire, j’ai composé de la musique religieuse. Je n’avais pas d’instruction musicale ; je ne sais pas lire la musique mais je peux composer. Si on me demande ce qui m’a poussée à écrire et composer, je dois reconnaître que ce talent est un don de Dieu, mais l’essence et la direction je les ai reçus et je continue de les recevoir de l’Assomption. Au cours de ma vie, Marie-Eugénie a été présente, souvent latente, parfois vibrante, mais je sens qu’elle m’accompagne.

Vingt ans plus tard, j’ai relu les écrits de Marie-Eugénie et une autre veine d’inspiration m’a conduite à composer "Adorer", "Notre Esprit", "Je t’aime", "Nous sommes héritières", "Âme amoureuse", et "Cent ans sur le Continent" (cette dernière composition pour célébrer les 100 ans de l’Assomption en Amérique). Avec beaucoup de fierté, je peux dire que j’ai participé à la propagation du message de Marie-Eugénie. C’est elle qui m’a protégée tout au long de ma vie.

- Ma 2ème fille, Christina Marianne, est née le 27 juin 1996. Grâce à Dieu ce fut un accouchement de 5 minutes et le bébé n’a présenté aucune complication. Son pédiatre est venu la voir le lendemain et l’examen fut normal. Je l’emmenais à la maison 2 jours après, et la petite fille ne présentait aucun symptôme susceptible de m’inquiéter.

Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était le 1er juillet. La lumière de ma chambre était éteinte et je tenais Christina dans mes bras, avec une seule lumière très faible au chevet de mon lit. J’ai senti quelque chose ou quelqu’un,
je ne pourrais le définir, qui me dit : "Regarde dans les yeux de Christina". Je la regardai, et je m’approchai jusqu’à ce que mes yeux soient presque en contact avec les siens. Puis je mis mes lunettes dont je me sers pour lire et
je continuai à la regarder. Je pus voir qu’au centre de ses pupilles il y avait une petite tache blanche mais c’était très difficile à voir. Immédiatement j’en fis part à mon époux. Il la regarda mais il ne voyait rien. J’insistais encore et encore, car il pensait que c’était mon imagination. Cette nuit-là je n’ai pas pu dormir à cause de l’angoisse. Jamais de ma vie je n’avais attendu le jour avec autant de désespoir que cette fois-là. J’appelai mon oculiste à la première heure pour lui demander de venir voir la petite, mais il m’envoya chez un oculiste pédiatre, Dr. Cleve Howard, qui me reçut le matin même.

Après plusieurs examens, le Dr. Howard confirma ce qu’avec ma faible vue, j’avais détecté la nuit précédente. Christina avait une cataracte bilatérale et avait besoin d’une intervention chirurgicale immédiate. L’après-midi, en arrivant chez moi, j’appelai Soeur Cristina María à Paris et je lui fis part de la nouvelle concernant ma fille Christina. Elle me promit de commencer tout de suite une neuvaine à Marie-Eugénie et elle me dit d’avoir confiance que tout irait bien. Le lendemain, 2 juillet, à 7 heures, Christina entrait en chirurgie à l’Hôpital des Enfants de Miami. On l’opéra de l’œil gauche et l’opération fut un succès. Une semaine plus tard, on effectua une 2ème opération, cette fois à l’oeil droit, qui fut aussi un succès. L’histoire médicale de Christina apparaît dans la correspondance entre le Dr. Howard et le pédiatre depuis la 1ère intervention et les contrôles médicaux de Christina jusqu’au 9 mars de l’année en cours.

Moi-même, je suis née avec une cataracte bilatérale, il y a 44 ans. Bien que mes parents aient consulté les meilleurs médecins de l’époque, la chirurgie sur mes yeux ne fut réalisée que lorsque j’avais 8 mois. Cette longue attente causa un dommage irréversible à mes yeux en raison de l’hypoplasie du nerf optique. À l’époque, et même actuellement, le corps médical affirma que ma cataracte
était congénitale et non héréditaire ; c’est-à-dire, des causes externes étaient responsables de cette anomalie occulaire (apparemment ma mère eut les oreillons durant les premiers jours de sa grossesse). En effet, il n’y avait aucun antécédent de cataracte chez aucun membre de ma famille maternelle et paternelle, ou chez aucun de mes 9 frères et soeurs. Je fus la dernière et je suis née avec la cataracte. À la naissance de ma première fille, je n’ai jamais examiné ses yeux car c’était un fait que ma condition visuelle n’était pas héréditaire.

Marie-Eugénie m’annonça la venue de Christina 3 mois avant que je tombe enceinte. Marie-Eugénie a pu être ce quelque chose ou ce Quelqu’Un qui m’a dit : "Regarde dans les yeux de Christina". Du fond de mon coeur, je peux dire que ce que j’ai écrit est vrai et je ne retire rien de ce que j’ai écrit.

Mon affection pour l’Assomption reste inconditionnelle... Je crois qu’il y a une évidence suffisante recueillie par le Rapport du Quotidien Miami Herald avec lequel j’ai eu une entrevue par téléphone, et je suis sûre que le cas de Christina est un miracle de Dieu par l’intercession de Marie-Eugénie.

Grace Kelly
Miami
27 avril 2001

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