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Dimanche des Rameaux - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2017-2018 [B]

Volatilité des foules ? ou préfiguration du salut universel ?

La liturgie de ce jour dit "Dimanche des Rameaux" ou "Dimanche de la Passion" nous présente dans son appellation elle-même, comme dans les textes offerts à notre prière, deux scènes qui paraissent antinomiques : l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem et le récit de sa Passion et de sa mort, à quelques jours de distance à peine.

 Le récit de l’entrée "messianique" de Jésus à Jérusalem se situe juste après la guérison d’un mendiant aveugle, "assis au bord du chemin".
Nous ne connaissons pas le nom de l’aveugle, mais nous savons qu’après avoir recouvert la vue, il appelle Jésus "Rabbouni", Maître, comme le fera Marie de Magdala répondant à l’appel de Jésus. L’aveugle reconnait en Jésus le Fils de David.
Jésus donc, envoie deux de ses disciples chercher ce qui sera sa monture pour entrer à Jérusalem.
Beaucoup de gens acclament Jésus, en brandissant des palmes. Ils reconnaissent en lui « Celui qui vient au Nom du Seigneur » et Jésus entre dans le temple.

Le Dimanche des Rameaux, nous aussi nous suivons le Christ, palmes à la main.
Avec la foule, nous acclamons Le Messie humble. Nous entendons et recevons la prophétie de Zacharie : "Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici que ton Roi vient à toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un ânon, petit d’une ânesse (Zacharie 9,9)".
Avec lui, nous entrons dans Jérusalem, dans le Temple.

Quelques jours plus tard, les foules sont là à nouveau, mais l’acclamation du Maître a fait place aux cris de haine : "Crucifie-le" demandent-elles à Pilate. Pilate, "voulant contenter la foule, après avoir fait flageller Jésus le leur livra pour être crucifié", moqué, frappé, humilié …

Doit-on voir en cela un signe de la versatilité des foules qui changent d’avis selon les circonstances et sont capables de conspuer celui en qui elles venaient de reconnaître le Fils de David ?

Peut-être, mais nous pouvons aussi faire une autre lecture de ces deux événements : les foules acclamant Jésus préfigurent la Nouvelle Jérusalem.
Les foules acclamant Le Messie anticipent ce qui est déjà le fruit de la Passion et Résurrection de Jésus le Christ.
Alors, lisons nous dans le livre de l’Apocalypse "Toute créature, dans le ciel et sur la terre, et sous la terre, et dans la mer, l’univers entier, je l’entendis s’écrier : à celui qui siège sur le trône, ainsi qu’à l’agneau la louange, l’honneur, la gloire et la puissance dans les siècles des siècles".

Ne craignons pas d’acclamer notre Messie et demandons la grâce de le suivre quand il sera, pour notre Salut, humilié et rejeté, quand le Vendredi Saint, il nous sera présenté comme le Messie Souffrant, celui devant qui on se voile la face.
C’est le même Christ Sauveur qui nous veut pour toujours avec lui, partageant sa Gloire, sa Beauté, son Amour.
Que la joie du Salut affermisse notre Foi et notre capacité à le suivre ! Alors, nous nous joindrons à tous ceux qui proclameront de Jésus Christ « qu’il est Seigneur à la Gloire de Dieu le Père ».

Sœur Thérèse Agnès, r.a.
Philadelphie - États-Unis

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