Ce que nous disent les archives sur Nkum Ekye

2017-2018 Jubilé d’or de la fondation du Cameroun

Les préparatifs de la fondation de Nkum Ekye


A l’origine, il y a eu une demande de Mgr Zoa, Archevêque de Yaoundé, à Mère Marie Denise sur proposition du Premier ministre Camerounais de l’époque. Celui-ci souhaitait qu’il y ait dans son village, un collège catholique des jeunes filles. Mère Marie Denise envoya en reconnaissance la sœur la plus proche du Cameroun. Du Togo, sœur Anne Bernard, qui était alors chargée de la mission d’accompagner la fondation de la Congrégation des sœurs de l’Eglise à Noepé, fut envoyée au Cameroun pour réaliser la tâche. Cette dernière fut accueillie par Monseigneur Zoa à l’aéroport de Douala. Elle fut logée chez les Spiritains alors en charge du Collège Jeanne d’Arc à Yaoundé. Elle est allée avec le premier ministre et Mgr Zoa à Nkum Ekye qui était le lieu de la nouvelle mission.
Monseigneur Zoa en profita pour lui faire prendre contact avec la congrégation diocésaine à la maison mère des Filles de Marie de Yaoundé qui avait déjà une assez longue existence. Un rapport a été envoyé à Mère Marie Denise qui décida de la fondation plus tard.

La fondation de Nkum Ekye


La fondation eut lieu le 28 août 1968.
Avec le départ des premières sœurs :

  • Sœur Marie Gudule (Monique Dijon), Belge
  • Sœur Maria Ludovika, Rwandaise (elle viendra plus tard)
  • Sœur Claire Myriam, Italienne
  • Sœur Marie Danielle, Française
  • Sœur Immaculata, Espagnole


Les trois dernières étaient des vœux temporaires. Sœur Claire et sœur Danielle y feront leurs vœux perpétuels.
Monseigneur Zoa n’ayant pas reçu la lettre de Mère Marie Denyse disant qu’elle était d’accord pour la fondation et qu’elle envoyait les sœurs, ces dernières n’étaient pas attendues et rien n’était préparé pour les recevoir ni pour commencer un petit collège et recruter des élèves !
Nkum Ekye étant à 60 Km de Yaoundé les élèves devaient être internes en grande majorité. Ce furent de grandes difficultés pour commencer une mission dans un pays nouveau pour les sœurs car le courrier mettait beaucoup de temps et elles n’avaient pas de communautés de l’Assomption proche.


C’est sœur Monique Emmanuel (Anne de Viron), qui étant provinciale de l’Afrique de l’Ouest, visitera cette communauté de 1968 à 1969.
En Juillet 1969, la communauté de Nkum Ekye fut rattachée au vice province du Togo, car elle était la plus proche géographiquement.
Des fonds furent obtenus de la coopération pour construire un collège avec internat.


Le collège se développa sous la responsabilité de Sœur Marie Danielle, directrice, et toutes les sœurs y participaient activement. Chaque année, on ouvrait une nouvelle classe et un grand esprit éducatif familial se développa ce qui marqua profondément les jeunes.
Le premier ministre qui avait désiré et appuyé ce collège catholique fit ouvrir à Ngoumou, (le centre administratif dont dépend le quartier de Nkum Ekye), un lycée public avec toute l’aide financière et administrative de l’Etat.


Les sœurs se sentirent trahies en quelque sorte car tout le recrutement local allait forcément au lycée public. Nous ne voulions pas comme congrégation être considérées seulement pour les familles riches de Yaoundé, avec tous les problèmes que génère une vie en vase clos qu’est la vie d’un internat sans l’apport des externes du lieu. Un dialogue tenta de s’instaurer avec Mgr Zoa. Les sœurs furent sollicitées pour utiliser les locaux neufs pour un centre spirituel de formation. Des désaccords dans le clergé sur cette solution firent que la communauté se décida de ne pas ouvrir ce centre et les sœurs se retirèrent.


Texte de Sœur Anne Bernard



Illustration Nathan Anderson

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