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Bruxelles-Boisfort : Les migrants au rendez-vous

Belgique


Après avoir consulté l’agenda de la communauté, nous avons décidé de vous parler des migrants et ce, sous différents angles.


D’abord la célébration œcuménique de Boitsfort, le dimanche 21 janvier, avec nos frères protestants. À la suite d’un temps de préparation commun, nous avions choisi de prendre les lectures du 1er jour de la semaine de l’Unité des Chrétiens… et toutes nous parlaient des immigrés. (Lévitique 19,33-34 ; Hébreux 13, 1-3 ; Matthieu 25, 31-46)
Le jour même, au Temple protestant, il y avait foule de chrétiens réunis pour prier, écouter et chanter ensemble avant de faire plus ample connaissance autour d’un verre et de biscuits (on est en Belgique !)
Nous ne résistons pas à vous transcrire l’un ou l’autre extrait de l’homélie de Benoît Hauzeur, coresponsable catholique de notre Unité Pastorale, et dont la prédication a été fortement appréciée par tous.


Le concept d’étranger (dans la Bible) s’est comme rapproché… est étranger le membre d’une autre tribu… Voilà que tout à coup le concept d’étranger
a désigné quelqu’un de très proche, c’est le frère réfugié. Étrange comme les frontières que nous mettons sont parfois flottantes et méritent d’être sans cesse réévaluées…
La condition de l’étranger ne nous révèle-t-elle pas notre propre histoire ? Et ne nous invite-t-elle pas à garder vive la mémoire de l’action de Dieu qui fit sortir son peuple de la terre d’esclavage… ?
Dans l’épître aux Hébreux, l’étranger se cache dans le mot ‘hospitalité’ – en grec philoxène – l’ami de l’étranger… L’hospitalité est la capacité d’accueillir le
voyageur, l’étranger.
Le ressort de l’Évangile de Matthieu n’est-il pas de décrire dans l’étonnement de ceux qui ne savent pas qu’en accueillant l’étranger ou en ne l’accueillant pas on accueillait le roi des rois ou on ne l’accueillait pas ?
…Le propre de notre condition humaine n’est-il pas de nous lever et de marcher vers un ailleurs…
Toute rencontre doit sans doute être précédée et baignée par ce qu’on pourrait appeler la prière de dépouillement, l’assise ou la méditation…
La méditation chrétienne ouvre au respect du silence de toute rencontre, un silence qui n’a rien de solitaire… Qui est le pressentiment de la présence d’un Autre qui vient nous rejoindre sur la route silencieuse.
Puissions-nous lui faire une place.


Et voilà que notre réflexion sur les migrants est enrichie par la venue à notre table de Pierre, un professeur actuel et ancien de l’école de Boitsfort. Ce dernier, avec son épouse et leurs trois enfants, accueille chez lui un ou deux migrants pour la nuit et le déjeuner afin de leur éviter la « rafle » qui a lieu certaines nuits au Parc Maximilien à Bruxelles. Ces migrants espèrent tous passer en Angleterre et ne demandent aucun asile en Belgique. 


Après de nombreuses questions, nous sommes presque prêtes à mettre en pratique l’accueil de l’autre, de l’étranger et donc, de l’Autre.
Hier après-midi, un de nos anciens « koteurs », Daniel est venu nous rendre visite avec sa femme et ses deux enfants, tous quatre venant des îles Seychelles. Lui a fait Lumen Vitae et poursuit par un Master à Leuven. Il rêve de pouvoir retourner là-bas en 2019 et d’y travailler en pastorale, peut-être d’y ouvrir un centre de formation pour adultes. Nous confions ces projets à votre prière pour eux et pour tous ceux qui les entoureront.


Voilà où nous en sommes maintenant et nous savons que nous pouvons compter sur vous, non seulement pour nous mais pour tous ceux que nous venons d’évoquer.


La communauté de Boisfort

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