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Belgique, Tournai : Une nuit blanche et un petit-déjeuner solidaire

Tournai

AIMER ET SERVIR, les JMJ.be !


Comme vous le savez, l’édition 2019 des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) se déroulaient au Panama, en Amérique latine. Même si 200 jeunes belges ont pu se rendre sur place, beaucoup d’autres n’ont pas eu la chance d’y participer. Mais il y a un an, prenant conscience de cela, les pastorales des jeunes ainsi que de nombreuses communautés et autres mouvements se sont lancés dans un défi un peu fou : vivre les JMJ de Panama... à Bruxelles, en Belgique !
L’idée n’était pas de vivre cet événement "par procuration, mais bien d’être en duplex avec ce qui allait se passer à l’autre bout du monde, quitte à prendre le risque de se réveiller la nuit pour être en communion avec tous ces autres jeunes. C’est ainsi qu’est né le projet de la fameuse "Nuit Blanche". Dans la foulée de ce projet fou, les organisateurs ont désiré donner une orientation solidaire à l’événement, et ce en organisant, au terme de la nuit, un petit-déjeuner solidaire où seraient particulièrement conviés les sans-abris, les exclus et les marginaux.

Un pont, c’est mieux qu’un mur


Ainsi, du samedi 26 au dimanche 27 janvier 2019, ce sont près de 500 jeunes de tous les horizons linguistiques de notre pays (francophones, néerlandophones et germanophones) qui étaient rassemblés à l’église Notre-Dame-du-Sablon, pour être en communion avec les jeunes du monde entier rassemblés autour du pape François à Panama.
Dès le début de la soirée, des jeunes scouts ont entamé la construction d’un pont en bois de 10 mètres de long et 4 mètres de haut sur le parvis de l’église. L’idée de ce symbole était de nous inviter à construire des ponts au lieu de murs. Une symbolique riche puisque les jeunes qui l’ont construit venaient des trois régions linguistiques de notre petit pays. En outre, étant donné le temps pluvieux, l’entraide était nécessaire pour réussir à terminer l’ouvrage avant le petit matin.
Pour ce qui est de la nuit blanche, elle fut ponctuée de temps de rassemblement (durant lesquels les jeunes étaient invités à chanter, danser et se restaurer de frites et de soupe à l’oignon) et de temps d’ateliers (préparation du petit-déjeuner solidaire, apprentissage de danse, expérience radiophonique en direct, prière, réflexion sur des thématiques diverses, maraudes dans les rues pour inviter au petit-déjeuner, etc.). Au milieu de la nuit, une veillée-concert avec le groupe belge FEEL GOD et un temps d’adoration furent proposés pour ceux qui avaient encore le courage de rester éveillés (certains, équipés comme aux JMJ, avaient installé sacs et matelas de sol pour se reposer un peu).

Un message de paix


Dès les premières lueurs de l’aube, tous se sont incroyablement coordonnés pour transformer l’église en un lieu accueillant pour le petit-déjeuner : dressage et décoration des tables, installation des vivres récoltés, préparation du café et du chocolat chaud, mise en place du service, etc. Ce fut une délicieuse réussite après laquelle il fallut rapidement remettre l’église en place avant de vivre d’autres moments forts : un geste de paix inter-convictionnel et l’eucharistie dominicale.
Après le petit-déjeuner, les survivants de cette nuit blanche se sont retrouvés autour du pont (défi réussi par les scouts !), rejoints par des ministres de culte différents : Mgr Kockerols pour l’Église Catholique, Salah Echallaoui, vice-président de l’Exécutif des Musulmans de Belgique, Bernard Job pour le Consistoire Central Israélite de Belgique (les rabbins étant pris par le 75e anniversaire de l’holocauste) et Steven Fuite, président de l’Église Protestante Unie de Belgique.
Ils nous ont d’abord aidés à allumer un bâton d’encens symbolisant la bonne odeur de la rencontre. Non sans courage, ils ont réussi à monter sur le pont (glissant sous la pluie) pour nous adresser un message de paix, exprimant chacun à leur couleur leur rêve que nous construisions des ponts d’amitié entre nous pour une Europe plus solidaire et fraternelle. Après un moment d’intériorité, nous donnant tous la main, nous avons chanté puis dansé la joie de la fraternité.

Invitation à l’audace


Pour conclure cette expérience hors du commun, un nouveau défi nous attendait : démonter le pont en une heure avant la célébration dominicale de la paroisse du Sablon, et terminer le rangement de l’église. Celle-ci était comble pour une eucharistie animée par la paroisse, avec la contribution des jeunes de Charleroi qui s’étaient inscrits pour la préparer.
Après la messe, un dernier groupe de vaillants rangeait les troncs d’arbres dans un camion alors que beaucoup prolongeaient leur engagement en participant à la marche pour le climat.
Cette expérience restera à coup sûr gravée dans les coeurs. Elle continuera de nous rappeler à tous que le Seigneur nous invite à être audacieux dans nos projets, quitte à paraître un peu fous. En outre, si cette rencontre fut une réussite, c’est avant tout parce qu’elle fut le fruit d’une étroite collaboration entre tant et tant d’acteurs qui se sont unis pour la construire avec, au coeur, ce thème qu’ils ont réussi à incarner : AIMER ET SERVIR.


Bertrand Desimpel
et Sr Françoise Coppieters


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