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Anniversaire de la fondation de l’Assomption (180 ans), un texte de Marie-Eugénie

Ses écrits

Bâtir notre œuvre et notre enseignement sur le fondement de la foi


Mes chères filles,
C’est cette semaine que nous célébrons l’anniversaire du jour où nous nous sommes d’abord réunies. C’était une réunion bien petite et bien faible. Une chose qui m’étonne, quand je regarde en arrière, c’est qu’aucune de nous n’ayant eu la pensée de fonder – car je n’y pensais pas, et mère Thérèse-Emmanuel ou sœur Marie-Augustine pas plus que moi – nous n’ayons cependant jamais eu, dans ces commencements, un instant de doute sur l’avenir de l’œuvre dont Dieu nous chargeait. Il est vrai que monsieur Combalot, le seul qui voulait fonder et qui nous avait prises comme instruments, ne doutait pas un instant de l’avenir : sa confiance se communiquait à nous.
Mais il y a une autre raison que je suis bien aise de reprendre aujourd’hui. C’est la pensée qui doit toujours présider dans l’avenir à nos décisions, à nos travaux, à nos œuvres.
(…) Le principe que nous voulions mettre à la base de notre œuvre, c’était de ne donner aux enfants que les idées qui viennent de la foi chrétienne, les idées de l’Église. En effet, nous aurions cessé et nous cesserions d’exister, nous n’aurions plus de raison d’être si nous nous proposions autre chose, si ce n’était pas toujours le fondement sur lequel nous voulons bâtir l’enseignement de la jeunesse.
Vous comprenez, mes filles, qu’il faut que tout ce qui arrive à l’intelligence de nos enfants soit fondé sur la foi, afin que cette intelligence convaincue puisse, au jour du danger, devenir une force qui les maintienne ou les ramène dans la ligne du devoir chrétien. Au commencement nous avons voulu, et nous voulons encore, prendre les idées et les traditions de l’Église.
Nous ne pensions pas à faire du nouveau, nous en étions souverainement éloignées. Nous ne pensions qu’à profiter de ce qui était ancien et traditionnel dans l’Église. C’est le caractère que reconnaissent en nous les religieux et les religieuses des Ordres anciens. Nous avons leur esprit traditionnel, nous en avons le caractère, les idées, les pratiques. C’est même pour cela que nous avons pris le grand Office un peu plus tard.
Le grand Office est une des sources de notre vie, et celle où nous pouvons puiser cet esprit de l’Église. Je comprends ce que nous disions alors : "Il est impossible que Dieu ne veuille pas notre œuvre. Il est impossible qu’il ne veuille, pour un grand nombre d’enfants, une instruction éclairée par les principes qui sortent de la foi et de l’enseignement de l’Église".
C’était là le vrai sujet de notre confiance
(…) Enfin, mes sœurs, le meilleur de nos amis, le père d’Alzon, qui a été un père pour nous, était avant tout l’homme des doctrines romaines. Toutes ses conversations, tous ses enseignements étaient remplis de l’esprit de foi. Ce qu’il a aimé chez nous, c’est surtout le but dont je vous demande de ne jamais vous écarter.
Vous êtes nombreuses aujourd’hui, mes chères sœurs. Rappelez-vous bien que si jamais nous manquions à notre mission, Dieu cesserait de nous bénir. Nous donnons à nos enfants une éducation que le monde ne croit pas si catholique, mais qui l’est en effet, parce que nous habituons nos enfants aux Offices de l’Église. Nous leur en donnons l’intelligence et l’amour. Nous les enseignons – du moins je l’espère – dans le sens que je viens de dire, de manière que tout ce qui entre dans leur intelligence vienne de la foi et de l’Église catholique.


Saint Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de ’Assomption
Instruction de chapitre du 28 avril 1889


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