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Aimer, imiter Marie notre Mère

Sur la Vierge Marie
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Je vous ai parlé des actes du cœur que vous pouvez faire le long de la journée pour vous occuper de l’amour du bon Dieu, le développer dans vos âmes et vivre de cet amour. Aujourd’hui je veux vous proposer une pratique qui me paraît être un des moyens les plus puissants pour former en soi cet amour habituel, cet amour fervent, c’est de se donner à la très Sainte Vierge pour entrer dans les dispositions qu’elle avait envers son divin Fils...

S’il nous semble que notre Seigneur est loin, pourquoi n’entrerions-nous pas dans les sentiments que la Sainte Vierge avait dans le temple, lorsque, avec tous les saints prophètes et tous les patriarches, elle appelait de tout son cœur, de tous ses désirs, ce Fils unique de Dieu qui devait s’incarner dans le sein d’une vierge très pure ? (Elle ignorait que c’était elle.) Voilà l’image du désir de l’âme dans la privation.

Si vous prenez encore le moment où, après l’Incarnation, Marie portait notre Seigneur dans son sein, voyez son humilité profonde, son amour ardent ; puis regardez notre Seigneur Jésus-Christ dans le sein de la très Sainte Vierge, renfermé pour nous, pauvre pour nous, abaissé, anéanti, esclave, car c’est lui qui est esclave pour nous, alors qu’il s’est donné et livré si entièrement à la très Sainte Vierge qu’il ne pouvait faire un mouvement sans elle.

Voici bientôt l’Avent, allons adorer Jésus là, en Marie. Tâchons d’entrer aussi dans les sentiments que Marie avait pour lui, sentiments de foi, d’adoration, d’amour, d’abandon parfait, d’imitation, de recueillement. Il n’y a rien que vous ne puissiez trouver dans ce trésor.
Toutes les fois que vous avez de la peine à vous recueillir, allez là ; demandez à Marie votre mère à qui vous appartenez comme chrétiennes, comme baptisées, et comme religieuses de l’Assomption, demandez-lui de vous faire part de quelques-unes de ses dispositions qui ont tant glorifié le divin Sauveur, qui lui ont plu tellement qu’il n’a pas eu horreur de descendre dans le sein de cette Vierge incomparable...

Avant la naissance de notre Seigneur, Marie porte Jésus lors de la Visitation, elle traverse les montagnes de la Judée avec beaucoup de peine dans l’état où elle était, malgré sa jeunesse, les dangers, les difficultés des voyages dans ce temps-là. Plus tard elle va bien plus loin. Elle traverse le désert, se rend en Égypte, portant l’enfant Jésus dans ses bras, sans ressources, sans savoir comment elle vivra. Quand notre Seigneur a grandi, Marie vit avec lui et Joseph à Nazareth...

Si vous arrivez à la vie publique de notre Seigneur, vous verrez que Marie a beaucoup souffert, qu’elle a eu beaucoup de privations, beaucoup de délaissements de la part de son divin Fils. Il est aux choses qui regardent son Père. Marie peut à peine l’approcher. Quand elle le voit, il est occupé du service de son Père comme il le lui avait dit à l’âge de douze ans [1]...

Pensez combien Marie coopérait de cœur et de prières à l’enseignement de notre Seigneur pendant sa vie publique. Elle voyait ce Fils bien-aimé s’éloigner d’elle. Elle le voyait injurié, blasphémé. Elle voyait s’ourdir toutes ces trames qui devaient aboutir aux scènes douloureuses du Calvaire. Elle voyait tout cela, et vous pouvez imaginer ce qu’était alors Marie à l’égard de Jésus !...

Suivez Marie avec elles ( Marthe, M. Madeleine...) au calvaire, au sépulcre, à la résurrection, à l’ascension. Cherchez à vous rendre compte des sentiments qu’elle ressentait pour Jésus dans ces divers mystères. Priez-la de les former en vous. Qu’elle vous fasse comprendre ce qu’un amour fidèle, zélé, généreux, plein de foi, d’attention pour la personne de notre Seigneur Jésus-Christ, pour son enseignement, pour sa parole, pour ses intérêts, pour sa gloire, peut vous faire faire et peut former en vous. Qu’elle vous fasse comprendre tout ce que Jésus trouvait d’amour, de consolations en elle, car notre Seigneur en a eu de très grandes dans le cœur de sa mère.
Approchez-vous de Marie : elle vous enseignera toutes les choses humaines, car c’est une pure créature. En notre Seigneur il y a le Dieu que nous ne pouvons atteindre, en Marie il y a la mère, il y a la femme que nous pouvons approcher, que nous pouvons imiter et dont nous pouvons plus facilement avoir les dispositions et les vertus.

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
14 novembre 1875 (extraits)


[1Cf. Lc 2, 49


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