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A Notre Dame, la cathédrale de Paris

Dans Paris


Cathédrale de Paris, surgie au XIIe siècle pour remplacer une église ancienne ; il fallut presque un siècle pour la construire.
Sur l’esplanade, de chaque côté de l’allée centrale, les inscriptions des pierres évoquent l’ancien Paris. Sous nos pas, la crypte archéologique met à jour les constructions du passé.
Située au cœur de la Cité, Notre-Dame est aussi au cœur de l’histoire de France, associée à ses divers événements.
Témoin de la grandeur de Dieu, de la vie d’un peuple et de son amour pour Marie, elle demeure lieu de la Parole et des conversions silencieuses.


Conversion et Premier Appel


Ma vocation date de Notre-Dame.
Je n’entre jamais sans émotion dans la vieille basilique où j’ai reçu tant de grâces
” (Marie-Eugénie).

1836


Anne-Eugénie n’a pas encore dix-neuf ans. Après le séjour mondain chez Madame Doulcet, elle se trouve chez Madame Foulon, femme très pieuse, mais qui lui paraît étroite. Sa réaction : “Jamais peut-être je n’eus si fort l’esprit du monde”.


Selon les convenances, il faut “suivre un Carême”. Anne-Eugénie choisit celui que l’abbé Lacordaire prêche pour la deuxième année à Notre-Dame. La renommée de ses prédications précédentes reste très grande.
Depuis la messe de 10h., jusqu’à la conférence de 13h., trois longues heures d’attente. Les conférences de cette année portent sur la doctrine de l’Église, appuyée sur la Tradition et l’Écriture, sur les rapports de la raison et de la foi, sur les moyens d’acquérir la foi. Parmi ces moyens, la prière. Mais la foi n’est-elle pas nécessaire pour prier ?


“Les longues heures que je passais à attendre et l’église même où tant de générations chrétiennes avaient passé et dont les profondeurs me semblaient réservées aux pas de ceux dont la vie est toute consacrée à Dieu agissaient profondément sur moi”. (M.E. n° 1509).


Avec Anne-Eugénie au milieu de la foule, écoutons la voix de Lacordaire :


“Pour prier, j’en conviens, la foi est nécessaire, au moins une foi commencée. Mais savez-vous ce que c’est que la foi commencée ? La foi commencée, c’est le doute. Le doute est le commencement de la foi, comme la crainte est le commencement de l’amour...
Tous nous pouvons donc prier, parce que tous nous croyons ou nous doutons. Insectes d’un jour, perdus sous un brin d’herbe, nous nous épuisons en vains raisonnements, nous nous deman-dons d’où nous venons, où nous allons ; mais ne pouvons-nous pas dire ces paroles : O toi, qui que tu sois, qui nous as faits, daigne me tirer de mon doute et de ma misère ? Qui est-ce qui ne peut pas prier ainsi ? Qui est excusable s’il n’essaie pas de fonder sa foi sur la prière ?”


En écho à ces paroles, Marie Eugénie écrira plus tard au Père Lacordaire :


“Votre parole répondait à toutes mes pensées... Elle me donnait une générosité nouvelle, une foi que rien ne devait plus faire vaciller... J’étais réellement convertie et j’avais conçu le désir de donner toutes mes forces ou plutôt toute ma faiblesse à cette Église qui, seule désormais à mes yeux, avait ici-bas le secret et la puissance du bien” (n° 1501).

En ce lieu, des grâces à demander

  • l’action de grâces pour la conversion et la vocation de Marie-Eugénie,
  • la prière d’attente, l’écoute, l’appel à la conversion,
  • un message à percevoir, le désir d’y répondre.


>> Vers l’étape suivante : Saint-Eustache



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