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28e dimanche ordinaire - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2010-2011 [A]

Les Lectures de ce Dimanche nous parlent d’abondance, de festin, de joie, d’alliance, d’invitation d’un Dieu qui aime nous rassembler et prendre soin de nous. Elles nous disent l’amour avec lequel Dieu "essuie les larmes de tous les visages" et "fera disparaître pour toujours la mort".

Le psaume 23 traduit cette même tendresse de Dieu "le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien" ; le "bon Pasteur" refait nos âmes, nous guide, nous console et nous assure une demeure en lui pour toujours.
Saint Paul proclame son assurance en Dieu en qui il peut tout et son assurance que "Dieu comblera tous [nos] besoins selon sa richesse".
 
La parabole des invités à la noce, des invités qui refusent de répondre à l’invitation, évoque un autre "visage" du Royaume des Cieux.
Le mot "noce" revient huit fois dans ce texte relativement court. Ce sont les noces du fils d’un roi. Les premiers invités ne veulent pas venir. Pourquoi ? "ils n’en avaient cure", ils ne sont pas intéressés, ils ont autre chose de mieux à faire : du commerce !
Par deux fois, le Roi insiste ; mais eux deviennent violents envers les envoyés dont certains vont être tués. La réponse du roi, terrible, évoque la destruction de Jérusalem en l’année 70.
Finalement, la salle des noces est remplie de convives "des bons comme des mauvais". Nous sommes passés de certains invités très choisis – mais qui se sont montrés indignes d’un tel honneur - à ceux qu’on a "ramassés" sur les routes. Viennent tous ceux qui acceptent de répondre, même s’ils sont une sorte de second choix ; ils ne sont pas susceptibles, ils sont justes heureux d’être conviés par le roi. Ils ont été trouvés sur des chemins, pas dans de belles demeures. Le fils du roi aussi dans la joie.
De nombreux commentateurs bibliques s’accordent à dire que la seconde partie du texte constitue un rajout, d’autres pensent que c’est peut être une autre parabole.
Quoiqu’il en soit, le roi trouve un convive n’ayant pas revêtu le vêtement de noce. Qu’est-ce donc que cette tenue requise ? Le thème du vêtement dont on se couvre revient souvent dans la Bible. Ainsi Saint Paul : "Revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience" (Col.3, 12).
C’est là la tenue de noce, vraiment adéquate ; entrer dans l’Alliance, les épousailles de Dieu avec l’humanité, est une invitation largement offerte à tous, à chacun de nous. Cela ne peut se faire que si, librement et pauvrement, nous accueillons l’invitation avec humilité et amour. Le roi ne rejette pas celui qui ne porte pas son costume trois pièces et des chaussures vernies, mais celui qui n’est pas humble, compatissant, bienveillant s’exclue de lui-même. Il se rend incapable d’entrer dans le mystère des noces de Dieu avec l’humanité, en Christ.
 
Entrons dans la joie, la confiance qui fait de nous des fils et des filles du Dieu amour ; nous éprouverons la proximité et la tendresse de Dieu. L’accueil de la joie en nos cœurs nous rend "aptes" à goûter la tendresse ; il nous rend "aptes" à entrer et être accueillies dans la salle des noces. Laissons l’Amour refaire nos âmes et nous consoler.
 
Sr Thérèse Agnès, ra
Philadelphie - Etats-Unis

 


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