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20e dimanche du temps ordinaire - Sr Benedicte Rollin

Année liturgique 2018-2019 [C]


 

En lisant l’Évangile de ce dimanche, nous risquons de comprendre le contraire de ce qu’il veut dire. Ce feu que Jésus est venu apporter sur terre, ce n’est pas le feu destructeur. Il n’a rien à voir avec les bombes qui détruisent des villes entières. Dans le livre de l’Exode, nous lisons l’épisode du buisson ardent : il nous dit l’amour passionné de Dieu qui a vu la misère de son peuple et qui veut le sauver. C’est ce même feu dévorant qui animait le prophète Jérémie lorsqu’il s’adressait à son peuple de la part de Dieu.
Ce feu que le Christ désire voir s’allumer, c’est celui de l’amour qui est en lui. Ce feu qui ne demande qu’à se répandre dans le monde entier, c’est celui de la Pentecôte. Ces langues de feu qui se sont posées sur les apôtres reposent aussi sur chacun de nous et ce feu a pris. Désormais toute notre vie doit être employée à l’attiser. Il ne suffit pas d’être un bon pratiquant. Il importe que toute notre vie se transforme en feu.
Ce feu illumine : « Il ne fait jamais nuit là où on s’aime » dit un proverbe africain.
Une autre qualité du feu, c’est de purifier. Il détruit les déchets dans les décharges. Il réduit en cendres tout ce qui est inutile. Les paroles du Christ ont cette puissance purifiante du feu. Elles viennent décaper tout ce qui est contraire à l’amour. Un chrétien ne peut pas bénir tout ce qui se fait dans le monde sous prétexte que c’est « moderne ». 
Mais quand on est animé de cet amour passionné pour Dieu, rien n’est facile. Le prophète Jérémie en a fait la douloureuse expérience. Il a été mis en prison puis enfermé dans une citerne. Sa parole dérangeait les puissants de ce monde
La lettre aux hébreux (2ème lecture) est adressée à des chrétiens persécutés. Elle leur montre les grands témoins de la foi que l’on trouve tout au long de l’Ancien Testament : c’est une foule immense qui stimule notre espérance. 
Les épreuves du prophète Jérémie et celles des premiers chrétiens sont toujours d’actualité. La foi au Christ entraîne des risques. Si nous choisissons de prendre ses paroles au pied de la lettre, on va nous prendre pour des fanatiques ou des intégristes. On va nous accuser d’être entrés dans une secte. Il y aura des conflits à l’intérieur des familles. Ces conflits ne sont pas voulus par le Christ. Mais de fait, dans une même famille, il y a ceux qui adhèrent à lui et ceux qui le rejettent. Sa parole nous invite à prendre position contre tout ce qui est contraire à l’amour, y compris à l’intérieur de nos familles.
Pour remplir sa mission l’Église a besoin de chrétiens vraiment passionnés de cet amour qui est en Dieu. François Mauriac disait : « Si vous êtes un disciple du Christ, beaucoup se réchaufferont à ce feu. Mais les jours où vous ne brûlez pas d’amour, d’autres mourront de froid. » Alors oui, laissons ici-bas nos cœurs s’embraser de cet amour qui est en Dieu.
(Source : homélie du p. Jean Compazieu)
Benedicte Rollin, ra


Vilnius


 

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