Vous êtes ici:

19 Accueillons notre être de fils

Le salut par Jésus


Demandons-nous, aujourd’hui, quelle est la Bonne Nouvelle qui nous est annoncée et, pour ne pas laisser passer la grâce du temps présent, arrêtons-nous sur cet aujourd’hui.


Pour une petite partie de l’humanité - pour nous les chrétiens qui ne sommes pas trop nombreux et que l’annonce du salut presse cependant - l’Avent est le rappel de notre SALUT, de notre Rédemption. Dieu, le Père, décide d’envoyer son Fils dans le monde : Jésus-Christ, le Verbe éternel, envoyé par le Père et consacré par l’Esprit, s’est fait chair et a établi sa demeure parmi nous (Introduction à la Règle de Vie).


Je ne sais pas ce qu’en ce temps de préparation, nous les chrétiens aurons été capables de réaliser pour célébrer Noël. Je ne sais pas non plus si nous aurons été capables de rendre visible la Bonne Nouvelle de l’Incarnation de Jésus, de témoigner de la présence fidèle et toujours nouvelle de l’Emmanuel, Dieu avec nous. Je ne sais pas si nous aurons été capables d’annoncer, par nos vies et nos paroles, que cette terre est un lieu de gloire pour Dieu et qu’il faut la rendre plus habitable, plus juste, plus fraternelle, plus solidaire, selon le cœur et le plan de Dieu. Je ne sais pas grand’chose de tout cela, mais je sais, je suis convaincue qu’il faut nous préparer à accueillir, à chaque Noël, la grande réalité de notre foi : notre filiation divine, cet engendrement continuel à la vie nouvelle d’enfants de Dieu. Aujourd’hui et chaque jour, le Père nous annonce : "Tu es mon fils, reçois aujourd’hui cette nouvelle identité que je t’offre". Aujourd’hui encore, un Fils nous est donné et aujourd’hui chacun de nous reçoit son être de fils.


Depuis vingt siècles, nous lisons et écoutons ces pages de l’Evan-gile. Peut-être ne sommes-nous pas encore tout à fait convaincus que ce don - à la fois du Fils et de notre être de fils - dépasse infiniment tout autre don : "Si tu savais le don de Dieu et qui est Celui qui te parle..." disait Jésus à la Samaritaine (Jn 4,10). Devant la grandeur infinie de cette révélation, de cette Bonne Nouvelle je vous invite tout simplement à croire à la nouvelle naissance que l’Esprit peut opérer en nous, lui qui nous fait naître et renaître à notre condi-tion filiale. Nous avons besoin d’être recréés, d’accepter d’être engendrés à la vie nouvelle. Jésus disait à Nicodème : A moins de renaî-tre, nul ne peut voir le royaume de Dieu (Jn 3,3). Cette nouvelle nais-sance est l’œuvre de l’eau et de l’Esprit. C’est la naissance du Verbe au plus intime de nous mêmes : Ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi (Ga 2,19), affirmait Paul. En chacun de nous le Père engendre amoureusement son Verbe et nous devenons fils de Dieu dans le Fils du Père ; et le Père prononce sur nous - comme Il l’a fait sur son Fils Unique au baptême et à la Transfiguration - la Bonne Nouvelle de notre nouvelle naissance : Tu es mon Fils Bien-Aimé, qui a toute ma faveur (Mt 3,17-17,5) et l’Esprit en nous répond : ABBA, Père ! (Ro 8,15)


Dans l’accueil de notre être filial et au sein de la communauté des enfants du même Père - l’Eglise - nous allons renouveler notre consécration. Que dans le Fils Bien-Aimé et avec Lui, chacune de nous puisse dire de tout son cœur et de toutes ses forces : Pour eux je me consacre moi-même afin qu’ils soient eux aussi consacrés par la vérité (Jn 17,19), afin que tous mes frères et sœurs connaissent ce qu’ils sont en vérité, des fils bien-aimés du Père.


Comme Marie, je me remets à l’amour du Père, à la grâce du Seigneur Jésus et à la puissance de l’Esprit (R.V. 39). Me voici ! - moi aussi - je viens pour faire, Père, ta volonté (He 10,7).


Cristina Maria 1997

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

Derniers articles

S'inscrire à l'info-lettre