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 ::12 :: De degré en degré

ADORATION

De l’amour de notre Seigneur Jésus Christ doit naître en nous la conformité à la volonté de Dieu. C’est une vertu essentielle, qui produit et la paix, et la liberté, et le dégagement.

Il existe un rapport très étroit entre l’humilité, l’amour et la conformi-té à la volonté de Dieu. Selon st Ignace, nous devons nous établir dans une telle indifférence quant à l’honneur, l’estime, la louange, la santé, le bien-être, que notre choix dépende uniquement de la volonté de Dieu.

Cette conformité est bien un degré d’amour de Dieu., puisqu’on préfère ce que Dieu préfère, on ne veut que ce que Dieu veut. Cet amour a quelque chose d’ardent qui fait dire : “Seigneur, vous m’avez montré votre Verbe, votre Fils, objet de vos divines complai-sances, sous les traits de l’humiliation, de la pauvreté, de la souf-france. Permettez que ma volonté se conforme à celle que vous avez eue pour votre divin Fils.

Ce n’est pas chose simple et facile que d’acquérir la conformité à la volonté de Dieu. Comme l’humilité, cette vertu a des degrés. Il y a d’abord la résignation. Puisque Dieu le veut, il le faut ; on passe par là, parce qu’on ne peut pas faire autrement. On marche en gémissant, comme cette vache, attelée à l’arche d’alliance, qui avançait, mais retournait la tête, en gémissant, vers l’étable où elle avait laissé ses petits.

C’est déjà méritoire, mais est-ce digne de Dieu de se conformer à ce qu’il veut en disant : "Il le faut bien", comme si on était sous la main d’un maître qu’on n’aime pas, que l’on subit, dont on n’attend pas grand’ chose de bon ? Est-ce comme cela qu’il faut traiter Dieu ? Ne faut-il pas aller plus loin et dire. “Cette volonté, je l’aime. C’est celle de mon Dieu, de mon Père !

Alors l’âme vit de la volonté de Dieu. Elle rythme sa journée de : “Que ta volonté soit faite et non la mienne (Lc 22,42)”. Ce chant est un peu triste et un peu monotone, dit saint François de Sales, mais c’est celui du divin Agneau. Il est des circonstances dans la vie où c’est presque tout ce qu’on peut faire : élever par un ardent amour sa pensée vers Dieu, et lui rendre hommage par ce simple acquiescement.

Mais si l’âme acquiesce parce que c’est le bien suprême qui se communique, c’est plus que la simple résignation. Etre tellement passés dans la volonté de Dieu que toujours et en tout nous aimions, nous cherchions et nous bénissions cette volonté divine, cela devient l’abandon entre les mains de Dieu. C’est l’union la plus sûre, la plus complète, la plus parfaite qui puisse s’établir entre Dieu et nous.

Sainte Thérèse, qui savait ce que c’était que l’extase et la contempla-tion, dit que la véritable union de l’âme avec Dieu consiste dans l’union de la volonté. Quand l’âme est passée tout entière dans la volonté de Dieu, elle n’a plus rien à désirer. Dieu la possède, et elle possède Dieu. Alors elle peut dire avec ardeur : “Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel

Les anges et les saints aiment, révèrent, adorent et accomplissent sans cesse la volonté de Dieu. A leur suite, tenez-vous devant la face de Dieu pour voler au moindre signe de sa volonté sainte. Quand l’âme est arrivée à ce degré d’obéissance, elle est toute passée en service, en adoration, en amour.

Il en est ainsi de Marie. Qui adore son Fils plus qu’elle ? En qui la volonté de Dieu a-t-elle régné et règne-t-elle encore aujourd’hui plus généreusement, plus complètement, plus amoureusement que dans celle qui est la Reine des anges ? et qui est aussi notre Reine.14 04 78

D’après des chapitres de Mère Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

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