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10e dimanche du temps ordinaire - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2012-2013 [C]

 

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève toi »

Les textes de la liturgie de ce Dimanche nous présentent deux femmes, veuves toutes les deux, qui tiennent en leurs bras le cadavre de leur fils unique.

Tout en priant ces textes, prenons en notre cœur et notre esprit tant de femmes ou d’hommes qui, aujourd’hui encore, expérimentent la même tragédie à cause de la guerre ou de la maladie, ou de catastrophes naturelles, ou de la pauvreté, ou pour d’autres raisons encore.

Nous ne connaissons le nom d’aucune des deux femmes ; elles sont appelées « la veuve de Sarepta » et « la veuve de Naïm ». Elles s’appellent aujourd’hui la veuve de Syrie, ou la veuve du Soudan, ou la veuve d’Afghanistan, ou d’ailleurs encore…

De la veuve de Sarepta, nous savons qu’elle est accueillante, généreuse et confiante. Elle partage le peu qu’elle a, tente de survivre à la famine qui frappe durement, tout en sachant que la mort est proche, pour elle et son fils.

A la mort de son fils, elle se tourne vers Élie et l’accuse en quelque sorte : « Tu es donc venu chez moi pour rappeler mes fautes et faire mourir mon fils. », comme s’il pouvait y avoir un lien entre ses « fautes » et la mort de son fils, comme si Dieu était lié à la maladie et à la mort de son unique. Parfois, devant un drame, nous nous accusons, nous nous sentons coupables.

Élie, au contraire, rappelle au Seigneur tout le bien que cette femme a fait pour lui et le Seigneur redonne vie à l’enfant.

Le contexte de la résurrection du fils de la veuve de Naïm est différent.

Jésus vient de guérir le fils d’un centurion et il est suivi de ses disciples et d’une « grande foule » et en arrivant près de Naïm, il rencontre une autre « foule considérable », dans la tristesse, qui se dirige vers la tombe.

Jésus va au-devant, il s’avance nous dit le texte. Il est « saisi de pitié » , au plus profond de lui-même, comme devant les foules sans berger, comme le Père qui va au-devant du fils prodigue, il touche la civière sans craindre l’impureté ; toujours cette constance de l’Amour qui ne se détourne pas de la souffrance humaine. Le livre de l’Ecclésiastique (35,15) traduit merveilleusement « le Seigneur… ne néglige pas la supplication de l’orphelin, ni de la veuve qui épanche ses plaintes... ».

« Ne pleure pas ». Devant le tombeau de Lazare, « Jésus pleura ».A Marie Madeleine, Jésus Ressuscité demandera « pourquoi pleures-tu ? ».

Élie, comme Jésus rendent « l’enfant .à sa mère ».

Nous sommes invités à la confiance, à une Foi plus profonde et plus simple. Alors, nous nous joindrons au chant du psalmiste « Quand j’ai crié vers toi, Seigneur, tu m’as guéri, tu m’as fait remonter de l’abime ».

En effet, l’Évangile que nous essayons de vivre et de proclamer « n’est pas une invention humaine », il est don de Dieu, Révélation de l’Amour en Jésus Christ. Oui, aujourd’hui encore Dieu continue de visiter son peuple.

Sr Thérèse Agnès, ra
Philadelphie, Etats-Unis


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