10 mars 2018 - Sr Martine Tapsoba

Soeur Martine Tapsoba


Chères sœurs, chers ami(e)s,

Cette année, le 10 mars coïncide avec la fin de la rencontre internationale d’éducation qui nous a rassemblés à Manille. La clôture de cet événement significatif est une belle manière de marquer la fête de notre Mère Fondatrice, de lui exprimer notre infinie reconnaissance et de célébrer l’héritage reçu d’elle. En effet, sans elle, l’Assomption n’existerait pas, ni son charisme éducatif.


Comment ne pas faire le lien entre sa fête et la rencontre d’Éducation qui s’achève à Manille en ce jour ?
Le travail de l’Esprit éclairant son expérience humaine et spirituelle ainsi que les valeurs reçues de sa famille et de sa culture ont donné corps au charisme de l’Assomption dont l’abbé Combalot avait eu l’intuition.
Au cours des années qui ont suivi la fondation, avec l’apport de chacune des sœurs de la première communauté, le charisme a continué à prendre forme. De même chaque nouvelle fondation à travers le monde l’enrichit et l’actualise.


La Rencontre Internationale d’Éducation nous a donné l’occasion de prolonger encore l’action de grâce du Bicentenaire de la naissance de nos deux co-Fondatrices, en faisant un zoom sur le projet qui les a mobilisées. Nous ne pouvons que nous émerveiller de la fécondité de ce projet qui s’étend bien au-delà de ce qu’elles auraient sans doute imaginé. De fait, aujourd’hui la Congrégation compte avec une multitude de laïcs partageant un grand sens d’appartenance à l’Assomption, à travers différents liens (travail, amitié, spiritualité…), dans la liberté que désirait Marie-Eugénie pour toute personne.


En faisant mémoire, ce 10 mars, de Marie-Eugénie, de sa riche spiritualité et du projet éducatif qui sous-tend la mission de l’Assomption, nous célébrons dans l’action de grâce le don fait par Dieu à l’Église et au monde à travers elle.
Le travail de préparation dans les Provinces et l’expérience de ces dix jours de partage et de réflexion ont permis un retour aux fondamentaux de cet héritage qui a façonné et fait vivre de multiples générations.


L’engagement de Marie-Eugénie pour l’éducation, la formation et l’accompagnement des personnes, avait pour but, leur transformation, afin qu’elles aient un impact positif sur leur milieu. Elle-même s’est laissé travailler et transformer par les événements, les rencontres, la grâce de sa vie religieuse…


En la fête de sainte Marie-Eugénie, nous célébrons cette éducation transformatrice dont nous sommes héritiers et héritières. À cette occasion, il semble approprié de rendre grâce à Dieu pour l’éducation reçue de nos familles, avec ses grâces, ses réussites, ses blessures et ses échecs. Tout cela enrichit, influence et complète notre manière d’être éducateurs, éducatrices.


Le cheminement de Marie-Eugénie peut être une invitation à nous demander comment nous nous laissons aussi toucher, transformer par notre mission d’éducation. Éduquer requiert vraiment que nous entrions dans un processus de conversion et de transformation personnelle. Car éduquer doit aussi nous éduquer, éduquer doit porter ses fruits en nous, pour nous et les autres.


Selon Marie-Eugénie, la notion de transformation personnelle de l’éducateur devait être perceptible dans sa capacité de vivre en consonance avec les valeurs évangéliques et sa foi en une possible transformation des autres. C’est ce que rappelle le Texte de référence : "À l’Assomption, l’acte éducatif a sa source dans une attitude contemplative et dans une capacité de conversion et de transformation personnelles". Cela est une grâce, qui dit combien la mission ne nous appartient pas. Nous sommes envoyés.


Par son charisme d’éducation, l’Assomption partage la mission de l’Église, qui elle-même participe de la mission de Dieu. Toute la bible peut se comprendre comme une merveilleuse histoire d’amour dont l’éducation est la clé. Car éduquer l’homme est la grande affaire de Dieu, le pédagogue par excellence. « En cela c’est bien le premier des éducateurs. C’est bien lui qui trace la route. » (cf. Prov 1-9 ; Dt 8, 5-6)
Au long des siècles, Dieu a conduit le peuple qu’il s’est choisi ; Il continue aujourd’hui, par son Église, à éduquer l’humanité, pour la ramener à Lui, dans son intégralité. C’est ainsi que Marie-Eugénie a compris elle aussi la mission confiée par l’Église à l’Assomption : faire connaître et aimer Jésus-Christ et travailler à tout récapituler en Lui par l’éducation .


Heureux de pouvoir participer à cette mission qui nous dépasse à bien des égards, nous savons que nous ne pouvons pas réussir sans l’aide de Dieu et des autres. Marie-Eugénie en avait bien conscience quand elle invitait ses sœurs à l’humilité pour qu’elles ne se découragent pas devant la grandeur de la tâche : "Le bien qui peut se faire par l’éducation repose sur l’humilité et l’oubli de soi". La recherche de ce bien dont bénéficient les familles et la société stimule notre persévérance.


Comme le dit un proverbe, "l’enfant qui a sa mère ne manquera jamais de nourriture". Nous avons la chance d’avoir Marie-Eugénie pour Fondatrice et Mère, modèle d’éducation et de sainteté ; avec elle, nous ne risquons pas de manquer de provisions pour notre vie et pour notre mission spécifique. Elle a nourri et formé les sœurs pendant de nombreuses années, par ses enseignements et surtout par sa sollicitude, sa bonté et son amour pour chacune. Il faudrait plusieurs vies pour pouvoir approfondir ses écrits et se les approprier, tant ils sont inépuisables. Nous sommes reconnaissantes au Seigneur de nous l’avoir donnée.
Avec les participants à la Rencontre Internationale d’Éducation, rendons grâce pour le beau travail accompli, pour l’expérience personnelle et communautaire rendue possible grâce à toutes les propositions faites, les imprévus et même les clins d’œil du Seigneur. Puisse la transmission qui en sera faite nous rendre encore plus conscients de la place unique de chacun(e) dans la mission reçue par l’Assomption pour notre monde aimé de Dieu et confié à notre responsabilité.
En communion avec vous dans la prière pour notre humanité en constante quête de paix et pour la Congrégation en marche vers le Chapitre Général !


Avec ma fraternelle affection !
Bonne fête à tous et à chacun(e) !

Manille, le 9 mars 2018
Sr Martine Tapsoba, ra
Supérieure générale



10 mars 2018
Fête de sainte Marie-Eugénie


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