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10 mars 2008 : la première fête de sainte Marie-Eugénie

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De nombreux amis ont rejoint la Communauté en fête, le lundi 10 mars 2008, pour la Messe célébrée ce soir là à 19h00. Tam-Tam, balafon, orgue et Alléluia étaient au rendez-vous, accentuant la joie de cette première fête de sainte Marie-Eugénie de Jésus après la canonisation.

Le Père Hervé Stéphan, assomptionniste, présidait la messe, entouré de prêtres amis. Ses frères assomptionnistes, de la rue Morère étaient également des nôtres. Voici l’enregistrement de son homélie.

Soeur Diana, supérieure générale, a souhaité à chacun la bienvenue, se faisant l’écho de la joie de tous dans la congrégation. Lisez son mot d’accueil inspiré de sa lettre du 4 mars diffusée aux religieuses et amis de l’Assomption.

Après un temps convivial autour d’un buffet, la soirée s’est prolongée autour d’un partage en écho au texte de sainte Marie-Eugénie, selon le thème retenu : "Une femme proche de nous."

Notes prises dans une conversation
de Mère Marie-Eugénie

Notre Mère disait à la récréation à propos d’une parole de Mère Marie-Marguerite :

- Je n’ai jamais compris à quoi cela peut servir de s’inquiéter pendant la nuit pour les affaires. Quand vous avez travaillé toute la journée, quand vous avez fait tout ce que vous pouviez pour le bien de la maison, pourquoi vous occuper du lendemain ? Aujourd’hui une journée est finie, demain Dieu vous aidera à recommencer. Quant à moi, il m’est impossible, une fois que je suis couchée, de faire autre chose que de dire mon chapelet, et, si je ne dors pas, comme ma chambre donne dans la chapelle, d’adorer le saint Sacrement.

Mère Marie-Marguerite répond : "C’est bien surnaturel, mais très difficile quand on a la responsabilité des choses."
Notre Mère dit :
- Mais non. Sont-ce vos affaires ou celles du Bon Dieu que vous faites ? Est-ce votre maison ou celle du Bon Dieu ? C’est donc Lui qui est le propriétaire. Si je vous envoyais demander à un homme qui fait les fossés, ou qui travaille dans un champ, s’il s’inquiète beaucoup de ce que fait le propriétaire, il vous répondrait qu’il ne s’en occupe pas.
C’est cette pensée qui m’a laissée si tranquille sur cette maison pendant la Commune. Je me suis dit : au fond elle est à Dieu, si on la prend, il nous aidera à en trouver une autre.

Mère Madeleine de Jésus objecta : "Mais ma Mère, si on s’inquiète la nuit des péchés dont on peut être responsable ?"
Notre Mère dit :
- Et là encore que pouvez-vous faire de mieux que de mettre tout entre les mains du Bon Dieu et de dire votre chapelet à cette intention priant la Sainte Vierge de vous aider demain. Vous n’y pouvez rien dans votre lit.
J’ai toujours trouvé qu’on s’exagère les choses pendant la nuit, c’est comme les vagues, cela monte, cela grossit, cela diminue. Ah oui, le lendemain quand on s’est reposé, qu’on est calme, alors on peut recommencer à chercher comment remédier à telle ou telle chose.
Je comprends mieux qu’on s’inquiète pour nos sœurs quand elles sont malades et je l’ai souvent éprouvé moi-même, c’est difficile de ne pas s’en préoccuper. Pendant la guerre je pensais souvent la nuit à nos pauvres sœurs qui étaient ici ; mais pour les affaires, les quatre murs, enfin, jamais je ne m’en suis troublée. Qu’y pouvons-nous, nous qui ne sommes que des mouches ? Que pourrait une mouche par exemple qui vole dans cette chambre ?

Notes prise au cours d’une conversation avec Mère Marie-Eugénie de Jésus, en septembre 1879

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