Vous êtes ici:

Pleins de vin doux

CONSECRATION
JPEG - 9.6 ko

Impossible de ne rien dire de la retraite du cénacle où, pendant dix jours, la très sainte Vierge, unie aux saintes femmes et aux Apôtres, demande, dans une prière ardente et continuelle, la plénitude de l’Esprit-Saint. Elle la demande pour elle d’abord. Si sainte qu’elle soit, elle voulait croître encore en celui qui régnait déjà en elle.


Marie priait surtout pour nous : devenue au pied de la croix la mère de tous les hommes, elle demandait pour eux cette plénitude de l’Esprit-Saint, qui est un si grand trésor.


Quels sont les effets du divin Esprit ? - Il enivre d’abord. Quand les Apôtres eurent reçu le Saint-Esprit, ils paraissaient aux Juifs comme des gens pleins de vin nouveau. C’était un enivrement de joie, d’amour. Ils semblaient hors d’eux-mêmes et entièrement livrés à l’Esprit de Dieu.
Sommes-nous enivrés du feu de l’Esprit Saint ? Beaucoup de petites choses nous font verser des larmes. Ou, si la raison empêche d’en verser, nous nous attristons, nous préoccupons, nous affligeons, au lieu de nous livrer à l’Esprit-Saint pour qu’il nous élève au-dessus de nous-mêmes.


Ensuite, il fortifie. - Voyez les Apôtres timides, craintifs : ils ont abandonné leur Maître, ils l’ont renié à la voix d’une servante. Mais comme ils sont forts après la Pentecôte ! Ils se présentent aux magistrats et ne craignent pas de leur dire : “Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? (Ac.4,19)”. Ils se partagent le monde, ils bravent tous les dangers et meurent martyrs, en confessant la divinité de Jésus Christ.
Pourquoi donc, nous, qui avons aussi reçu le Saint Esprit, sommes-nous si faibles dans l’humiliation, les souffrances, les épreuves de la vie intérieure et extérieure ? Le Saint Esprit cependant habite en nos âmes, “Vous êtes les temples de Dieu (1 Co.3,16).” Nous sommes les temples de l’esprit de force, de prière, d’amour. Mais nous sommes faibles, parce que nous ne recourons pas assez à cet Esprit divin et que, préoccupés de ce que nous voyons, nous ne demeurons pas assez avec lui pour qu’il devienne notre maître.


Enfin, le Saint-Esprit soulève les âmes. J’en appelle à votre expérience : comme la prière est facile sur ses ailes ! N’avez-vous pas senti, à certains jours bénis, que l’Esprit Saint soulevait votre âme ?
J’ai pris l’enivrement de préférence à la consolation, bien que le Saint-Esprit soit appelé “l’esprit Consolateur”, car se laisser embraser, se laisser toucher jusqu’aux dernières fibres de son être, et devenir insensible aux choses de la terre, c’est plus que la consolation ! C’est l’enivrement qui nous élève au-dessus de tout, et ne permet plus, à nos âmes embrasées de l’amour divin, de descendre, ou de s’arrêter aux épines du chemin.
C’est bien l’esprit de l’Assomption de monter, de s’élever toujours par l’amour, par les lumières qui viennent d’en haut, par la chaleur et la force du Saint Esprit. - Pendant le temps de Pâques, nous avons entendu saint Paul nous dire : “Vous êtes ressuscités avec le Christ. Recherchez donc les réalités d’en-haut. (1 Co.3,16) ” - Le Christ est ressuscité : nous avons dit l’Alléluia, cette prière du ciel. Il faut nous laisser soulever. Il faut offrir au Saint Esprit la prière que la sainte Vierge a faite dans le cénacle pour elle, mais bien plus encore pour nous. La sainte Vierge a obtenu pour les Apôtres qu’ils ne soient plus des hommes de la terre. Demandons-lui pour nous cette même grâce. Que cette fête ne passe pas parmi nous sans produire ses effets.


Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
D’après une instruction de chapitre du 7 juin 1889


Documents

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

Derniers articles

S'inscrire à l'info-lettre