Vous êtes ici:

 ::03 :: Sans doublure

VERTUS

La droiture est une grande chose devant Dieu. Lorsque la sainte Écriture veut faire le portrait de Job, cet homme admirable qui devait être pour tous les chrétiens un modèle de patience et la figure de Jésus Christ lui-même frappé par la douleur, elle le montre comme un homme simple, droit et craignant Dieu (Jb 1, 1 et 8). C’est sous ces caractères qu’il est dépeint par Dieu lui-même à Satan : “As-tu vu mon serviteur Job, as-tu vu comme il est simple et droit en ma présence, comme il me sert fidèlement ?” A l’autre extrémité du temps, si vous lisez ce que dit la liturgie à la louange de saint Vincent de Paul, vous verrez qu’elle dit aussi qu’il était simple et droit, ne se plaisant en aucune chose, excepté en notre Seigneur Jésus Christ qu’il s’étudiait à reproduire en toutes ses actions, ce qui va plus loin.

Un lien existe entre la droiture et le mystère de l’Assomption. Marie, quand elle a quitté la terre, s’est élancée vers Dieu avec une telle droiture qu’elle a été portée directement dans le sein du Père, bien plus par l’élan et l’ardeur de ses désirs que par la main des anges.
Si nous parcourons toute la vie de la sainte Vierge, nous verrons qu’elle a été faite droite dès le moment de sa conception. Nous, nous naissons avec le péché originel, pas Marie : elle était pure, sans tache, sans souillure, embrasée d’amour, choisie par Dieu pour avoir plus de perfection que tous les anges et tous les saints, et d’une vertu si éminente qu’elle n’est dépassée que par Dieu seul. Dès son Immaculée Conception, toutes les affections, toutes les pensées de la sainte Vierge se tournaient vers Dieu ; toutes les actions de sa vie ont été dirigées vers lui si droitement, que rien n’a été réservé pour elle, et rien n’a été soustrait à Dieu. C’était le fruit de son Immaculée Conception, et, assurément, c’est là un beau modèle.
La simplicité résulte de la droiture. “Etre simple, dit saint François de Sales, c’est n’avoir pas de doublure, c’est n’avoir qu’un œil toujours tourné vers Dieu.” La simplicité c’est aussi la droiture. Elle fait qu’on se tourne toujours vers Dieu, qu’on ne s’arrête pas aux ambages, aux difficultés, aux raisonnements, qu’au delà de toutes les choses humaines, au delà de soi-même, on tâche d’aller droit à Dieu.

Notre Seigneur demeure habituellement en nous par la grâce, il descend dans notre âme, à bien des moments de notre vie, par les sacrements ; mais il faut le laisser vivre et régner en nous, non seule-ment par la droiture du serviteur fidèle à son maître, mais par la droiture de l’épouse qui rapporte tout à l’Epoux.

La droiture se manifeste dans la foi. Nous devons avoir une foi pure, sans mélange, que rien ne puisse altérer. Nous devons aimer tout ce que l’Église nous propose de croire. Nous devons, par une foi vive, pure et entière, nous attacher à la vérité qu’elle nous enseigne. Quiconque vit de la foi ne fait pas d’exception dans la doctrine de l’Église. Il prend la foi dans sa plénitude, dans son étendue, et lui livre tout le gouvernement de sa vie. A la foi, il ajoute l’esprit de foi. Nous devons être simples et droits envers Dieu, cherchant le bien, fuyant le mal, laissant Jésus Christ gouverner notre vie dans tous ses actes par son Esprit, de manière à imiter ce qu’il était envers tous, envers les enfants, envers la mort, envers la vie, envers les épreuves, envers les amis, envers les ennemis, envers toutes choses enfin.

D’après une instruction de chapitre du 10 décembre 1876
de Sainte Marie-Eugénie de Jésus

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre