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 ::02 :: Les rouages d’une montre

ADORATION


Par la foi, vous reconnaissez les droits de Dieu sur vous. Vous jugez que ce qu’il fait est le meilleur pour vous, vous estimez, par-dessus tous les états, celui dans lequel vous êtes, parce qu’il vous vient de Dieu. On raconte du bienheureux Suzo, qu’il aurait préféré être pendant toute l’éternité un grain de sable par la volonté de Dieu plutôt qu’un séraphin par sa propre volonté. Et comme on plaignait un autre saint de l’état où il était, il répondit : Dans l’état où je suis ! je ne puis en souhaiter un autre. Quand je regarderais autour de moi et que l’on m’offrirait la contemplation d’une sainte Thérèse ou l’amour d’un séraphin, je ne voudrais pas d’autre état que celui qui est la volonté de Dieu pour moi. La seule chose importante, c’est d’y pratiquer les vertus que Dieu me demande. Mon état est l’état bien-aimé. C’est le meilleur, parce que la volonté de Dieu l’a choisi. Cet acte rend vraiment gloire à Dieu. Par là même, on aime tous les déficits qui sont en soi, on accepte les imperfections, les luttes, les combats, tout ce qui manque dans l’ordre de la nature, de la grâce, de l’intelligence ; on aime aussi les personnes avec lesquelles on a à vivre. Quand un horloger fait une montre, il ne fait pas seulement le ressort du milieu, mais aussi tous les autres, pour les faire se mouvoir en harmonie. Vous pouvez cependant remarquer que ce n’est pas toujours facile : il y a des roues dentées qui se rencontrent pour se faire marcher. De même Dieu a choisi toutes les personnes avec lesquelles nous devons vivre. Il faut les recevoir toutes de sa main, les respecter toutes, profiter de toutes les occasions qu’elles nous donnent, les voir toutes dans un abandon parfait à la Providence. Entrez dans les sentiments de Madame Élisabeth et dites comme elle :


Que m’arrivera-t-il aujourd’hui, ô mon Dieu ?
je n’en sais rien.
Tout ce que je sais,
c’est qu’il ne m’arrivera rien que vous ne l’ayez prévu,
réglé et ordonné de toute éternité.
Cela me suffit, ô mon Dieu, cela me suffit
J’adore vos desseins éternels et impénétrables.
Je m’y soumets de tout mon cœur pour l’amour de vous.
Je veux tout, j’accepte tout,
je fais un sacrifice de tout
J’unis ce sacrifice à celui de Jésus Christ mon Sauveur.
Je vous demande en son nom et par ses mérites infinis
la patience dans mes peines
et la parfaite soumission qui vous est due
pour tout ce que vous voulez ou permettez.


Qu’il en soit ainsi pour toute peine comme pour toute souffrance, qu’elles viennent de votre famille, de votre situation ou de ce qui vous manque en vous ou autour de vous. Voyez comment cet abandon devient un grand acte de foi, acte de foi suprême à Dieu qui a créé toutes choses, à Dieu conduisant tout, soutenant tout, le brin d’herbe comme le monde, et ayant partout un seul dessein : la sanctification de ses élus.


D’après un chapitre du 22 décembre 1872
de sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption

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