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 ::01 :: L’unique nécessaire

CONSECRATION


Une seule chose est nécessaire pour nous en ce monde, c’est d’arriver à un grand amour de Dieu, à cet amour très pur, très vrai, qui unit une âme à Dieu et la rend digne d’être couronnée comme épouse. Les Jésuites ont cette prière :


Recevez, Seigneur, mon âme, mon coeur, mon intelligence, ma volonté, tout ce que je suis et tout ce que je puis être.
Mais, en retour, donnez-moi votre grâce et votre amour, cela me suffit.”

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Vivons-nous toujours de l’amour ? Profitons-nous des manques ressentis ou des situations les plus ordinaires de la vie ? Saint Paul dit : “Tout ce que vous faites : manger, boire, ou n’importe quoi d’autre, faites-le pour la gloire de Dieu (1 Co.10,31)”. Profitons-nous de tout pour augmenter en nous l’amour de Dieu ? Jésus Christ est-il au coeur de nos pensées, et, lorsque nous nous éveillons la nuit, notre coeur se tourne-t-il facilement de ce côté ? C’est un petit test !


Tous, nous désirons aimer Dieu. Nous en avons le désir le plus vif, mais, entre Dieu et nous, il y a l’amour-propre, l’amour de soi, et, pour acquérir la pureté et la délicatesse de l’amour de Dieu, il faut consentir à souffrir, à mourir à soi-même. Se détacher de soi, c’est l’humilité. C’est là où s’exerce l’amour.


Dieu nous dépouille encore de nous-mêmes dans la souffrance,
quelle qu’elle soit. Les uns redoutent plus les souffrances physiques. D’autres les supportent assez facilement, mais craignent davantage les souffrances de l’esprit, les responsabilités, les contradictions, les peines, les sécheresses à l’oraison. Notre Seigneur choisit pour chacun ce qui lui convient le mieux et le fait participer à son sacrifice.


Quel que soit notre âge, nous ne sommes pas arrivés à l’amour pur. Il faut essayer tous les jours d’y avancer, se défaire de l’esprit du monde, mourir à tout esprit propre, pour que l’Esprit-Saint se fasse notre docteur, lui le vrai maître de la vie consacrée. L’Eglise attribue la sanctification au Saint-Esprit, qui est l’amour mutuel du Père et du Fils. Il nous apprend à aimer notre Seigneur.


Dans le colloque mystérieux de l’oraison, c’est toujours le Saint-Esprit qui nous dicte nos réponses et nous unit à Jésus Christ.


Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
D’après une instruction de chapitre du 9 février 1873



Illustration  : Davidson Luna


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