Vous êtes ici:

Zinder, retour sur un drame sans précédent

Niger

Aujourd’hui, la communauté est constituée de quelques personnes qui ont décidé malgré tout de rester sur place. Hier dimanche, ils se sont réunis dans une famille pour prier. De l’église, vieille de plus de 75 ans, il ne reste que ruines. Du presbytère, il ne reste rien.
C’est pareil au domicile des sœurs de l’Assomption qui étaient présentes dans la cité depuis 50 ans. Elles participaient à la scolarisation, à l’éducation des enfants du Niger mais aujourd’hui seule une ruine symbolise ce don total à Zinder. Les curieux qui osent s’aventurer dans cette ruine ne comprennent pas, ils cherchent l’origine de cette colère et ne trouvent aucune réponse.
De l’école, l’une des premières de la cité, il ne reste que des murs sauvagement brûlés par les flammes. Toutes les classes ont été saccagées. La vie s’est arrêtée le jeudi 15 janvier comme le témoignent les dates inscrites sur les tableaux par les enseignants. Il faut tout reconstruire. Un parent d’élève est venu voir ce qui reste de la classe de sa fille. Ce papa découvre une salle dont les tôles ont fondu. C’est la première fois qu’il est venu depuis les événements et ne s’attendaient pas à une telle destruction. "Je n’avais pas imaginé. Je ne pensais pas que,... pourquoi tout cela,... je ne comprends pas" affirme-t-il

JPEG - 36.8 ko
Salle de classe

Unanimement tout le Niger a condamné cette violence gratuite. Aujourd’hui à la mission catholique de Zinder, le regard est tourné vers l’avenir mais le cœur n’y est plus. L’année scolaire est terminée à l’école mission catholique centre. S’il faut reprendre, il faudra trouver des classes dans ce pays où il y a une pénurie de plus de 20.000 classes. Zinder est devenue aujourd’hui une équation sans solution. Personne ne comprend le mobile de cette colère aveugle contre les chrétiens et les édifices religieux de la ville.

JPEG - 37.6 ko
Sacristie
JPEG - 32 ko
L’église, vue depuis l’autel

L’Église doit être reconstruite. Ce bâtiment a subi en l’espace de deux ans, deux profanations d’une rare violence. Aujourd’hui, quelques policiers sécurisent les ruines afin d’empêcher toute nouvelle intrusion. Les mots ne suffisent pas pour décrire la violence. Les portes ont été défoncées à la hache ou au burin. Minutieusement, chaque coin, chaque recoin a été détruit. Les portes, les fenêtres, les tables et bancs,…ont été volés avant de mettre le feu à ce qui reste de l’école, de l’église, de la salle paroissiale ou encore du domicile des religieuses de l’Assomption.

Diocèse de Maradi
26 janvier2015


À voir sur le web

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

Derniers articles

S'inscrire à l'info-lettre