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Une grande joie pour tout le peuple

Dans la joie

A nous aussi, il est fait une annonce. Comblés de grâce, nous l’avons été chacun par le fait de notre baptême. Il nous faut, comme Marie : répondre à l’annonce non en offrant des qualités, une capacité...mais en offrant notre pauvreté, en nous laissant, comme elle, appauvrir radicalement. Il faut laisser cette annonce entrer en nous, avec la forme qu’elle prend pour chacun, l’appel précis et exigeant du Seigneur. Laisser l’annonce, la Parole, se semer en nous ; la vouloir telle quelle ; la laisser nous déchirer, car elle est vivante, la Parole, elle est Dieu ; trop grande pour notre petit être, qu’elle soit enfin donnée au monde dépassant nos bornes, qu’elle aille à l’univers entier.

Et puis, mettons-nous en route, comme Marie. Il nous faut "quitter" , quitter nos projets, nos sécurités. Quitter, cela veut dire : ne plus retrouver nos petites habitudes et coutumes. Il s’agit d’entrer, par grâce, dans cette chaîne de vivants qui ont tous été des déracinés, des nomades. On ne reçoit pas Dieu les pieds dans ses pantoufles, mais les reins ceints. C’est toujours par une démarche personnelle : Abraham, Moise, les mages, les bergers, Marie, Joseph, et le Verbe qui rejoint la terre, venant de la Trinité ( y a-t-il un plus grand voyage ? ). Dans notre marche, notre pèlerinage, il y a, certes, les intempéries, les inconvénients du voyage, on n’a plus que le regard de Dieu comme sécurité : là est notre joie. Comblés de grâce dans cette aventure de foi pure, si nous marchons sur cette route qui n’est même pas tracée, le regard de Dieu nous enveloppera : la nuée, la colonne de feu, l’étoile nous mèneront. Il faut tout perdre pour tout gagner. Nous sommes enfin acculées à vivre de Foi, les yeux fixés sur Dieu et sur les signes qu’Il nous fait.

Nous rejoignons ainsi la longue caravane de nos frères, hommes, femmes, enfants des banlieues de nos grandes villes : des slums ou des favellas, la caravane de nos frères méprisés, celle aussi de nos frères rassasiés et blasés qui poursuivent le même cheminement de pauvreté et de misère, même si cette pauvreté s’appelle matérialisme et sur-développement.

Acceptons d’être à notre tour, comme Jésus, itinérants, très petite semence, déposée et enfoncée en terre pour y germer de la part de Dieu et pour le monde, n’importe où, là où Il voudra. Nous laisser semer en pleine masse, avec la certitude d’être non seulement sauvés, mais sauveurs avec Lui.

Hélène-Marie 1970

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