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Sur la vie intérieure : ressembler à Jésus-Christ

Autour de la Parole de Dieu
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Je voudrais vous parler un instant de la vie intérieure. Pour qu’elle s’établisse en nous, il y a un tout premier principe, c’est l’humilité. [...] Savez-vous pourquoi cette humilité est le premier point et le fondement de la vie intérieure ? C’est qu’alors nous comprenons que nous ne pouvons rien sans la prière. C’est par la prière que nous sommes puissantes, c’est en nous appuyant sur notre Seigneur que nous trouvons la force, et il en faut pour travailler à la vie intérieure, pour se changer, pour se transformer. Il faut des forces et nous ne les avons pas, mais Dieu les a et il est toujours prêt à nous les donner. Pour les obtenir de lui, il faut que nous ayons dans l’âme un sentiment très profond de notre impuissance et de notre faiblesse.

Je ramènerai la vie intérieure à trois points :
1° C’est évidemment se transformer ; mais on se transforme par la ressemblance à notre Seigneur en trois choses, les actions, les pensées et les sentiments. Si nous avions tous les sentiments, toutes les pensées de notre Seigneur et que nous l’imitions dans sa conduite, nous serions très avancées dans la vie intérieure, mais elle doit arriver encore à quelque chose de plus que cela, à une union habituelle avec notre Seigneur. Saint Paul écrit : Que le Christ habite en vos cœurs par la foi. (Ep 3, 17.)
Nous avons toutes la foi, mais c’est l’usage de la foi et sa force qui peut nous manquer quelquefois. Notre âme n’est pas toujours assez pure et assez humble, mais Jésus habite cependant au-dedans de nous. C’est là qu’il faut le trouver. Il faut aussi le trouver dans l’Évangile.... Vous avez à conformer votre vie à celle de notre Seigneur. Comment saurez-vous ce que vous devez faire pour cela si vous n’avez pas étudié avec grand soin le saint Évangile ? Si vous n’étudiez pas la manière d’agir de notre Seigneur avec toute créature, avec les hommes, ses amis et ses ennemis, les bons et les méchants ? [...]

2° Si vous étudiez bien le saint Évangile, si vous vous pénétrez bien des pensées et des sentiments de notre Seigneur, vous aurez une plus grande disposition à les reproduire. Ses pensées allaient toutes à la gloire de Dieu et c’est bien là ce qui doit être pour une religieuse : Nous te louons, nous te bénissons, nous t’adorons, nous te rendons grâce à cause de ta grande gloire, telles étaient les pensées de notre Seigneur marchant au milieu du monde. Avant tout il était adorateur de son Père, il cherchait les moyens de procurer la gloire de son Père, d’honorer son Père. Pour le faire comme lui nous n’avons d’autre moyen que de nous mettre en union avec lui, le glorificateur, le saint.

3° Après les pensées, les sentiments. [...] Il vous a dit : Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. (Mt 11, 29.) Vous trouverez toujours en lui ce cœur doux et humble, d’une bonté surabondante et miséricordieuse, c’est ainsi qu’il s’est montré à nous et voyez son Église, comme il lui a laissé la charge de pardonner toujours. Il y a donc dans le Cœur de Jésus des sentiments toujours bons, toujours miséricordieux, toujours patients, toujours humbles et il faut que (notre) cœur soit fait à cette image. [...]
Vous ne pouvez pas faire beaucoup de jeûnes, d’austérités. Mais employez au moins ce Carême à avancer dans la ressemblance de notre Seigneur, à méditer l’Évangile, apportant beaucoup d’attention à en peser chaque parole et chaque action ...

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
Extraits d’une Instruction de chapitre
22 février 1891

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