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St Pierre, St Paul - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2013-2014 [A]

Mes chères Filles,

En faisant, au lendemain de la fête du Sacré-Cœur, la fête de saint Pierre & de saint Paul, il est à propos de chercher comment sont les vrais serviteurs & les vrais amis du cœur de Notre-Seigneur.

Il est de l’esprit de l’Assomption d’avoir une grande dévotion aux Apôtres, surtout à saint Pierre qui est le chef de l’Eglise, le vicaire de Jésus-Christ, la pierre angulaire sur laquelle repose tout l’édifice de l’Eglise, enfin celui qui a reçu de Dieu la charge de nous conduire en ce monde & de nous ouvrir les portes du royaume des cieux après cette vie.

Il faut, à notre dévotion à saint Pierre, associer saint Paul, l’Apôtre que Notre-Seigneur après sa vie mortelle a été se choisir par un amour particulier pour cette âme si forte, si zélée, si ardente dans ses convictions.

Qu’ont-ils fait tous les deux ? Quels sont les traits auxquels on peut les reconnaître pour les amis de Notre-Seigneur ? Il n’y a pas à hésiter, c’est qu’ils ont beaucoup souffert. Tous les deux ont été très généreux dans la foi, très ardents dans l’amour de l’Eglise, dans le besoin de conquérir des âmes à Jésus-Christ. Et cela aux dépens de leur vie, de leur sang, de leurs travaux, de leurs souffrances.

C’est ainsi qu’il faut considérer la dévotion au Sacré-Cœur. Assurément c’est à l’amour qu’il nous appelle. Il nous a montré qu’il nous a aimés au point de répandre son sang pour nous ; & il nous appelle à le lui rendre par un amour qui ne soit pas de simple théorie, d’épanchement, de tendresse ; mais par un amour actif, zélé, généreux, courageux.

Il faut demander beaucoup cet amour à saint Pierre, qui est disposé, au jour de sa fête, à répandre les grâces divines sur tous les membres de l’Eglise ; & à saint Paul qui nous donne pour marque de son apostolat tout ce qu’il a souffert : la prison, les coups de fouet, les périls de toutes sortes de la part de sa nation, de la part des païens, de la part des faux frères, les travaux, les fatigues, les veilles fréquentes, la faim, la soif, les jeûnes, le froid, la nudité.

Assurément, si nous nous présentons devant Dieu, nous ne pouvons pas lui dire que nous avons souffert tous ces tourments ; mais dans tout ce que nous avons à souffrir, que ce soit une souffrance passée, une souffrance présente, une souffrance qui nous attende, il faut l’aimer, l’embrasser & y trouver toujours la force & la joie. Qui aurait l’accent de saint Paul au fond de l’âme, en face de toutes les peines & de toutes les épreuves, aurait la plus grande dévotion au Sacré-Cœur & comprendrait le mieux l’agonie que Notre-Seigneur a soufferte pour nous au jardin des Oliviers.

C’était son cœur qui souffrait, & ce cœur est l’emblème de l’amour qu’il nous a porté. Ce n’est donc pas seulement le cœur de chair qu’il faut honorer en Notre-Seigneur Jésus-Christ ; mais c’est son amour si généreux et si prodigue pour nous.

Toutes les âmes qui, comme les Apôtres, ont eu l’amour de ce Cœur sacré, désirent rendre tout ce qui peut se rendre, endurer tout ce qui se peut endurer, accepter tout ce qui se peut accepter pour lui témoigner leur amour.

Les Apôtres ont triomphé par la force du Saint-Esprit ; mais toujours en versant leur sang, en passant par les humiliations, par la pauvreté, par la détresse, par les prisons, les souffrances, les tortures, & les maux divers que nous voyons dans la vie de chacun d’eux.

Demandons au Cœur de Notre-Seigneur quelque chose de viril & de courageux, pour l’aimer avec ardeur, & pour endurer patiemment & sans défaillances les travaux & les souffrances que nous rencontrerons, pour établir son règne en nous & dans les âmes.

Cette fête doit nous disposer à renouveler en nous l’amour de l’Eglise, à prier particulièrement pour les besoins de l’Eglise, si nombreux & si grands aujourd’hui ! Dans tant de pays l’Eglise souffre !

Qu’est-ce que l’Eglise, mes Sœurs ? C’est l’assemblée des fidèles sous de légitimes pasteurs. L’Eglise donc, ce sont les âmes fidèles : toute âme baptisée appartient à l’Eglise. La prière seule peut réagir, &, avec la prière, la sainteté. Il faut tâcher de se mettre dans des dispositions plus saintes, plus agréables à Dieu, animer sa prière de plus de renoncement à soi-même, de plus d’amour de Dieu.

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