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Sr Françoise Agathe, béninoise, en Côte d’Ivoire

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- Peux-tu te présenter ?

Je suis Françoise Agathe Sègnidomi VIGNON du Christ Rédempteur, ra. Je suis de nationalité béninoise, de la province d’Afrique de l’Ouest. Je suis entrée dans la Congrégation des Religieuses de l’Assomption en 2003 ; j’ai fait les premiers vœux le 9 septembre 2007 et vient de célébrer les vœux perpétuels le 16 août 2014.

 - Quelle est ta passion ?

J’aime chanter, écouter la musique ; écouter et échanger avec les jeunes, échanger avec les personnes sur les faits sociaux.

 - Dans ton itinéraire personnel, qu’est-ce qui a été décisif pour entrer à l’Assomption ?

J’ai aimé l’intensité de la prière qui est à la fois personnelle et communautaire, le respect de mon rythme lorsque je cheminais avec la congrégation. En effet, j’ai été accompagnée par une accompagnatrice qui m’a laissé assez libre et cela m’a fait percevoir l’esprit de la congrégation. J’ai senti que la communauté avec laquelle je cheminais ne tenait pas coûte que coûte à avoir une jeune qui entre. L’esprit dans lequel le travail est vécu m’a séduite. Pour avoir été dans le monde du travail avant de rentrer, j’ai trouvé une nouvelle manière de s’engager. La communauté d’Abomey (Bénin) que j’ai vu vivre priait sans relâche, offrait chaque collaborateur, les malades et nommait même les plus souffrants en les présentant à Dieu. Cela m’a bouleversée de comprendre que les soins aux malades étaient une réelle mission qui habitait constamment le cœur de chaque sœur. Et j’ai compris que les sœurs travaillaient pour Dieu, n’étaient pas propriétaires de ce qu’elles faisaient, c’est la raison pour laquelle, elles référaient à Celui qui les a envoyées.

 - Dans le charisme de l’Assomption, quelle facette t’attire le plus ?

Je suis surtout attirée par l’aspect contemplatif qui favorise un climat de silence, d’intériorité, climat qui permet de mieux se connaître, d’écouter Dieu, de tout vivre finalement avec Lui et pour Lui. Finalement la vie contemplative à l’Assomption permet de donner la primauté à Dieu ; le rythme travail/prière où la prière permet de sanctifier le temps, en est la preuve. Dieu est le Maître de la Vie, de toute vie.

- Et une sœur de l’Assomption, pour toi, c’est quoi ?

Une sœur de l’Assomption est celle qui se reconnaît radicalement dépendante de Dieu, qui reçoit chaque jour sa mission de Lui dans la prière, qui partage cette mission et la vit avec sa communauté. Elle veut, dans l’esprit de Sainte Marie-Eugénie, contribuer à la transformation de la société par les valeurs humaines et évangéliques en commençant par avoir une action précise dans la sphère où elle est en mission. Cette sphère est avant tout la communauté où elle s’exerce à aimer, à écouter, à collaborer, à se laisser transformer par la Parole méditée chaque jour, écoutée dans les divers offices, prier sous diverses formes. La Religieuse de l’Assomption est la femme passionnée de contribuer à l’extension du Règne ; elle croit que chaque être humain est un/une enfant de Dieu qui a une grâce propre. Elle s’engage dans la mission d’éducation transformatrice des personnes en commençant un travail sur elle-même.

- Quelle mission reçois-tu ?

Je ne change pas de communauté. Je repars à Daloa, au centre-ouest de la Côte d’Ivoire où je suis en mission depuis septembre 2011 (trois année déjà). Je partage la tâche du jardin potager avec une de mes consœurs. Je m’occupe aussi du ménage de certains lieux en communauté. Au collège, je suis chargée de la pastorale (Notre établissement s’appelle Collège Notre Dame de l’Assomption [CNDA Daloa] ; c’est un Collège catholique de filles). J’y enseigne la Formation Humaine en 6e, 4e ; la Formation religieuse en 5e ; le français en 6e et 5e.

- Qu’est-ce que tu aimerais dire aux jeunes ?

J’aimerais dire que Dieu est Fidèle. Il ne trompe jamais. Il tient Parole dans ce monde marqué par beaucoup d’instabilité, beaucoup de promesses non tenues, de relations fragiles. Sans Lui, aucun projet, si noble soit-il ne peut tenir. Sans Lui, le cœur n’est pas en paix, quels que soit les richesses accumulées, l’argent possédé, la quantité ou qualité d’amis avec lesquels l’on est en relation. Si on consent à Lui faire de la place, alors tout prend goût.
J’aimerais te dire, à toi jeune, de ne pas avoir peur de Lui. Il est la Vie, la Paix qui se donne gratuitement. Il faut prendre l’habitude de lui parler comme un ami, de lui exposer les projets qui habitent ton cœur, tu ne t’es pas créé. Ce qui te donnera la vie, le bonheur, Dieu le favorisera ; il ne peut qu’aimer. La puissance de Dieu est sa puissance d’aimer.µ
Si tu sens un jour qu’Il t’adresse le même appel que le jeune homme riche, ne pars pas tout triste, par peur de perdre tes biens. Il est CELUI QUI POSSEDE TOUT. Ne dis pas que tu n’en es pas digne, Il donne de lui donner ce qu’il demande. Il comble au-delà de toute attente. Tu peux être rempli de biens et être le plus triste de ce monde parce que tu n’aurais pas accepté de vivre dans la voie que Celui qui ta créé t’indique à suivre. Ne l’oublie jamais, dans les jours de soleil comme de brouillard, Il est l’UNIQUE fidèle. Il tient Parole. Dieu t’aime comme si tu étais unique au monde. Commence par parler avec lui de tout, comme à un vrai ami et tu découvriras qu’Il est plus présent à toi que toi-même.

- Comment tes collègues de travail ont-ils accueilli ta démarche, ton choix ?

Très peu de personnes savaient que j’allais entreprendre cette démarche. Beaucoup pressentaient, mais n’avaient pas de preuve parce que je n’en parlais pas. En fait, l’appel de Dieu a été pour moi une question de vie privée ; je ne participais pas au groupe de vocation sur ma paroisse. Même dans mon groupe de prière, je m’engageais simplement dans les activités à mener sans parler de mon choix ou plutôt de mon choix de répondre à l’état de vie que Dieu me proposait. Les personnes rarissimes qui ont fini par savoir m’encourageaient plutôt au mariage ou à cheminer avec des congrégations qui donnent une grande place aux études supérieures (3e cycle). Mais ce qui m’attirait était largement au-delà du faire. C’était et c’est plutôt la manière de vivre le quotidien banal en sanctifiant le temps, c’est une manière d’être qui donne la primauté à Dieu en tout. 

- Et ta famille ?

Elle a accueilli et respecté l’appel que Dieu m’a adressé. Seule ma maman a été réticente pendant de longues années. J’ai demandé à Dieu de la travailler intérieurement si c’était vraiment son choix que je lui consacre ma vie. Et après plusieurs années, elle m’a appelée et fait comprendre qu’elle est ma mère, mais n’est guère l’Auteur de la Vie et qu’ainsi, elle ne pouvait rivaliser avec Celui qui a tout créé. Dès lors, la voie était ouverte. Mais je sais qu’elle a consenti à un sacrifice. Ce fut une expérience pascale pour elle de me laisser partir.
Ma famille accepte que j’emprunte un chemin autre que celui des autres membres. Elle respecte ce choix, m’accompagne et prie pour que je reste fidèle à mon engagement.

Soeur Françoise Agathe
Daloa, Province d’Afrique de l’Ouest


Commentaires

mervie - 10 février, 21:52

bonjour ma soeur c’est merveille


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