Vous êtes ici:

Solidarité - Sr Christine en maraude auprès des personnes qui vivent dans la rue

Solidarité


Depuis le mois de juin 2017, Sr Christine Bertoux fait partie du groupe "MARAUDES" de la paroisse Saint Honoré d’Eylau, à Paris, dans le seizième arrondissement. Christine nous donne son témoignage.

Comment en es-tu arrivée à faire cette démarche ?


J’étais à la messe de 11heures à l’église Saint Honoré d’Eylau, où je me rends chaque dimanche. A la fin de la messe, le prêtre informait l’assemblée de la distribution de tracts pour ceux et celles qui seraient intéressés à rejoindre le groupe des "maraudes". Je me suis sentie appelée à répondre à cette invitation. La semaine suivante était programmée la première réunion pour les nouveaux "maraudeurs". Je m’y suis rendue.

Comment se déroulent les maraudes ?


Elles ont lieu le mardi, par équipes constituées de 3 bénévoles. Nous nous réunissons à 20 heures dans une salle de la paroisse. Nous préparons un thermos de café et un autre de thé. Les sœurs de Bethléem, dont le monastère est Place Victor Hugo, préparent de leur côté deux thermos de soupe, ainsi que des sachets de madeleines.
Puis nous préparons aussi gobelets, cuillères, sucre, sel, et tout cela dans nos sacs à dos, et "en route pour la grande rencontre avec les SDF du secteur". Nous sillonnons au moins 6 à 7 km dans la soirée. S’il n’y a pas de problèmes, nous sommes de retour vers 22 heures à la paroisse afin de laver le matériel, et remettre les affaires à leur place.
Nous sommes des "maraudeurs de terrain". Je veux dire par là que nous rencontrons les personnes, échangeons avec elles et leur demandons ce dont ils ont besoin comme vêtements, voire aussi de soins. Si c’est le cas, nous contactons les responsables des maraudes, qui eux préviennent les acteurs professionnels en charge de la solidarité au niveau municipal, social, associatif et qui se déplacent auprès de ces personnes qui vivent dans la rue.

Que retires-tu de cette expérience ?


Cette expérience me fait réfléchir. Oui les pauvres nous évangélisent. Ce que nous avons vu avec mon groupe c’est que nous étions heureux de le faire et que cette joie a été forte.
Nous avons remarqué aussi que les personnes rencontrées ne demandent que ce qui leur est nécessaire, elles n’accumulent pas ce que nous leur proposons, ne font pas de réserve.
Parfois les personnes, voyant ma croix de congrégation, me montrent la leur, et leurs médailles ; il y en a qui en ont beaucoup ! Un jour j’ai demandé à l’une d’entre elles si elle n’était pas trop seule, et elle m’a répondu en me montrant sa croix : "Il est toujours avec moi !"
A un autre, son ami avait des ulcères à l’estomac et n’était pas bien, il me dit en me montrant aussi la croix : « Lui, il a eu l’ulcère de l’humanité ».


Voilà trois maraudes que j’ai faites, cela m’a fait beaucoup réfléchir : ma relation à Dieu, ma relation aux autres, ma relation aux choses... Pour moi, c’est une action de grâce pour tout ce qui m’est offert.


Sr Christine Bertoux, ra
Paris-Lübeck - France

Dans la même rubrique


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

S'inscrire à l'info-lettre