Saint Sacrement

Année liturgique 2007-2008 [A]

- Le mot d’explication : Au temps de l’Exode, au désert, le peuple était appelé à mettre sa confiance en Dieu, à avoir foi en sa Parole, à garder ses lois.
Au temps de la présence de Jésus dans le monde, les disciples sont appelés à mettre leur foi en lui, à croire en sa Parole, à accueillir la révélation qu’il fait de lui-même : Moi, je suis le pain vivant.
Au temps de l’Eglise, les chrétiens sont appelés à avoir foi en Celui qui a livré son corps pour que le monde ait la vie et à croire en l’efficacité du sacrement. - Méditation : Jésus a accompli le signe de la multiplication des pains (Jn 6, 1-15) et il tient un discours qui révèle son identité (6, 51-58). Il est celui qui, comme Moïse (Ex 16), donne la manne, mais il est aussi la manne nouvelle, supérieure à la première. Donateur de la nouvelle manne et pain lui-même descendu du ciel, révélateur du Père, il appelle ses auditeurs à la foi en Dieu qui fait signe par ses dons, et par le don suprême qu’est son Fils.
En fidélité à son Père, Jésus va accepter la mort, accepter de se laisser anéantir. Cette acceptation n’est pas passive : ma vie, dira Jésus, personne ne me l’enlève, mais je la donne de moi-même (10, 18). Ce don de la vie que les hommes ont voulu lui prendre, accompli par avance à la dernière Cène, est la marque d’un amour absolu. Jésus fait du mal subi le lieu du don de soi ; ainsi rendu vainqueur du mal, il nous ouvre l’accès à la vie divine. Son corps livré, son sang versé, deviennent pour les hommes nourriture de vie éternelle. Reçu dans la foi, le sacrement de l’Eucharistie produit son fruit : nous devenons ce que nous avons reçu ; nous passons dans la vie du Christ. Le Christ devient tout en tous : nous devenons le corps du Christ, la communauté des croyants unis dans l’amour. En répétant le rite eucharistique, nous sommes rendus solidaires du Christ, compromis avec lui dans son amour total pour les hommes.
Paul nous aide à aller plus loin encore dans la compréhension de ce mystère. Dans la première lettre aux Corinthiens, il répond à une interrogation à propos de la nourriture offerte aux divinités païennes. Après le sacrifice et la consumation de la part de l’offrande réservée aux dieux, les prêtres et les fidèles mangeaient les restes au cours d’un repas sacré. Les chrétiens pouvaient fort bien être invités à des repas sacrés ou amenés à manger des viandes immolées aux idoles. Comment se comporter ? Paul invite à fuir l’idolâtrie et les repas sacrés en se basant sur le fait que le repas partagé signifie la communion avec la divinité honorée, pour les païens, les Israélites comme les chrétiens. La cène chrétienne est communion au Seigneur et construction de l’unité des chrétiens comme corps du Christ. Tous ont part à un seul pain et forment un seul corps.
Paul proclame l’unité que le Christ a créé entre lui-même et les siens et affirme l’identité mystérieuse entre les chrétiens et la personne de Jésus ressuscité : Vous êtes le corps du Christ. Les chrétiens ne sont pas seulement unis entre eux ou ne forment pas simplement un corps social : le Christ ressuscité forme avec eux un corps. Cette unité en Christ, réalisée par le baptême dans l’unique Esprit et fortifiée par l’Eucharistie où tous ont part au même pain rassemble des personnes d’origines religieuses et sociales variées et des charismes divers devant servir le bien du corps entier.

- En méditant la Parole de Dieu, nous sommes également invités à nous renouveler dans la célébration de l’Eucharistie, à réentendre l’invitation à devenir ce que nous recevons, à laisser croître en nous la vie divine, la ressemblance au Fils, qui par son amour a vaincu la mort. L’eucharistie célèbre la présence du Ressuscité au milieu de la communauté de ses fidèles, mais notre vie tout entière est appelée à devenir « action de grâce » et don de soi. [© Sr Sophie Ramond, r.a.->mailto:sophie.ramond@hotmail.fr]

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