Rue Férou

Dans Paris

Fondation

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Au mois de mars 1839, la correspondance de l’abbé Combalot et de Marie-Eugénie, à la Côte Saint André, est toute pleine de projets et des démarches en vue de trouver un logement pour les premières sœurs.

  • Marie-Eugénie écrit : “Je crois qu’il faudra arrêter ce qu’on trouvera d’à peu près bien, dans notre prix, et avec les conditions nécessaires d’une église et d’une promenade. La rue Férou doit être bon marché à cause de son grand silence” (n° 85).
  • L’abbé Combalot se met en relation avec une dame veuve, Madame Olivier, qui “consent à louer en son nom ... et à protéger (de son nom), de son âge et de son expérience la formation de notre petite famille”.
    Lui-même habite 47 rue de Vaugirard, tout près.

30 avril 1839 - Fondation - Les Origines racontent

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Après quelques jours d’une retraite préparatoire prêchée par l’abbé Combalot, notre Mère et sœur Marie Augustine se réunirent pour commencer cette vie de régularité, de travail et de prière, qui constitue toute vie religieuse. C’est de cette fête de sainte Catherine de Sienne, au moment où les cloches de Paris annonçaient l’ouverture du mois de Marie, que date la fondation de l’Institut. Tous les ans, l’anniversaire de ce jour est joyeusement célébré parmi nous, et sainte Catherine saluée avec amour comme patronne de la fondation... / Au lendemain de la fondation, le mois de Marie commençait. Qui dira avec quelle ferveur la petite communauté de la rue Férou s’unit aux louanges de l’univers catholique, saluant la Reine des vierges, la Mère des saints !
...La vie religieuse de l’Assomption va donc commencer modeste et cachée dans le petit appartement de la rue Férou. Un règlement est affiché en attendant la règle que Rome approuvera ; une cloche annonce chacun des exercices de la journée, le silence est scrupuleusement gardé : on obéit, on travaille et on prie. (O. I, 1898, p. 282-284).

Le 4 mai, Marie-Eugénie écrit à Joséphine de Commarque

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La petite cour intérieure en entrant au IX

Je profite de cette matinée pour vous répondre, pendant que mes Sœurs étudient et gardent le silence de la règle. Ce mot me fait déjà plaisir à prononcer ; notre règle n’est pas encore bien étendue, pourtant nos occupations, nos offices, nos oraisons, tout cela est marqué, et nous pouvons avoir le mérite de l’obéissance dans toutes nos œuvres. Notre père s’occupe de nous avec une bonté qui me touche. Il nous fait presque tous les jours une instruction sur l’étude de la religion ; deux jeunes Anglaises (Katherine O’ Neill et sa soeur Marianne, qui habitent à l’Abbaye aux Bois), dont l’une veut se joindre à nous, viennent y assister, mais la demi-heure qui précède n’est que pour nous : c’est une sorte de noviciat ou d’explication de tous les devoirs de notre état et de la manière de les accomplir. Une fois par semaine notre père tient le chapitre, ce sont déjà toutes les coutumes religieuses...
Une autre jeune personne n’attend que sa majorité pour se joindre à nous. Nommez-la déjà votre sœur Henriette. (Henriette Halez, future Sœur Marie Josèphe, qui habite rue Férou).
...Nous apprenons toutes ensemble, notre père nous forme à son gré, nous tâchons de nous aider fraternellement, et j’espère que la Sainte Vierge voudra bien être elle-même la maîtresse de notre petit troupeau si faible et si pauvre dans la vie spirituelle (n° 1182). 

Du 4 août au 23 octobre, les sœurs sont à Meudon

C’est là que les rejoignent :
. le 5 août, Katherine O’ Neill,
. le 5 octobre, Joséphine de Commarque.

>> Vers l’étape suivante : la rue Vaugirard

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