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Naissance de Jean Baptiste - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2011-2012 [B]

 

Fête de la naissance de Jean Baptiste

Les trois principaux textes que la liturgie nous propose sont très liés les uns aux autres ; ils forment un tout autour de la fête de la Naissance de Jean Baptiste.

Les Ecritures nous parlent souvent de Jean, le Baptiste :

Jean, le cousin de Jésus ; Jean, celui qui « tressaille d’allégresse » dans le sein d’Elisabeth ; Jean, celui qui annonce et prépare le chemin du Sauveur ; Jean, en qui Dieu se glorifie ; Jean qui prévient les foules que « le Royaume de Dieu est tout proche » ; Jean, au langage abrupt et direct ; Jean l’ascète au désert ; Jean qui baptise Jésus en reconnaissant qu’il n’en n’est pas digne ; Jean, emprisonné et tué par Hérode parce qu’il a eu le courage de maintenir la vérité ; Jean, dont les foules se demandent s’il n’est pas le Christ et qui refuse toute confusion.

Jean, « plus qu’un prophète » dit Jésus ; il est « cet Elie qui doit revenir » ; Jean « le plus grand parmi les enfants des femmes » et, mystérieusement, « le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui » (Mt 11,11) ; Jean, qui annonce le baptême dans l’Esprit Saint ; Jean, qui préfigure la « lumière des nations », annoncé par Isaïe, pour que le salut de Dieu « atteigne les extrémités de la terre ».

Jean, l’enfant du miracle : Zacharie son père « est un vieillard » et Elisabeth, sa mère, est « avancée en âge ». Tous les deux sont des justes devant Dieu et « ils suivaient, irréprochables, les commandements du Seigneur ».

En cette fête de la naissance de Jean Baptiste, nous ne célébrons pas uniquement la naissance miraculeuse de l’enfant, mais le fait qu’éclate la miséricorde de Dieu », non seulement à l’égard de ses parents, mais pour chacun d’entre nous et le salut offert à tous « jusqu’aux extrémités de la terre ».

Isaïe le proclame « Le Seigneur m’a appelé dès le sein maternel ; dès le sein maternel, il a prononcé mon nom » ; « Tu l’appelleras Jean » dit Gabriel à Zacharie. Nous savons que Jean signifie « Dieu est favorable ».

Les textes de la liturgie rappellent le mystère du Salut de Dieu en Christ offert à chacun de nous, « jusqu’aux extrémités » de notre terre intérieure. Rien en nous n’est hors de portée du salut, de la miséricorde que le Seigneur fait éclater en nous, dans l’obscurité, parfois. « Chacun de nous a une mission spécifique sur la terre » aime à répéter Sainte Marie Eugénie, chacun de nous reçoit mystérieusement du Christ un Nom particulier qui traduit notre mission et que nous découvrons progressivement. Simplement, parce que chacun, chacune de nous est appelé(e) par Dieu. C’est un mystère de Foi.

« Que sera cet enfant ? » se demandent les foules ; que sommes nous, dans le cœur de Dieu, si nous laissons agir « la main du Seigneur « qui est avec nous, qui repose sur nous.

La fête de ce jour est la célébration de la miséricorde de Dieu agissant avec puissance aujourd’hui, comme hier.

Lorsque Zacharie obéit à l’invitation de l’ange de donner à son fils le nom de Jean, alors « sa langue se délia » ; il est rendu apte à bénir Dieu à haute voix.

Que la contemplation de l’action de Dieu en nos vies, dans l’Eglise parfois tourmentée et humiliée, délie nos langues et nos cœurs et nous rende libres pour la louange.

Sr Thérèse Agnès, ra
Philadelphie - Etats-Unis


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