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Lettre de Fiat, après le Festival international Assomption

Août 2017 - FIJA : Festival International Jeunes Assomption


Très chères sœurs, amis, pèlerins...
Trois années d’attente… et finalement, le grand jour est arrivé ! "Rencontre internationale"… "Festival"… "Pèlerinage", la célébration allait prendre des noms différents selon les réalités et les langues. La "liberté de la Grâce", tellement propre à notre esprit, était déjà à l’œuvre, et la diversité des attentes et des souhaits l’exprimait avec force. Cette Fête du Bicentenaire avait été préparée dans les moindres détails, avec le souci constant d’impliquer tous et chacun des membres de notre grande famille Assomption et de remplir de sens chaque étape et chaque geste, essayant de prévoir même l’imprévisible. Ce sont 250 jeunes et sœurs de 17 provinces qui se sont retrouvés, toutes réalités représentées : les uns pèlerins, les autres en service dans les différentes équipes ou comme support logistique.
Ce projet a été une aventure d’amour, belle et audacieuse, grâce à nos jeunes et grâce à nos mères fondatrices. Une aventure multicolore qui a pris un visage et une identité dans nos provinces. Oui, il y a des folies contagieuses, des folies d’espérance, des rêves qui se traduisent par des signes visibles porteurs de vie. Tous et toutes nous pouvons dire que ce fut une folie qui en valait la peine. La première Rencontre Internationale de jeunes dans la Congrégation a été lancée, une première ! Les 200 ans de MME et de MTE nous en ont offert le contexte merveilleux.
Certes, toute nouveauté apporte ses multiples apprentissages, dont celui, essentiel, de comprendre que nous expérimentions les difficultés et blessures de la famille humaine, à très petite échelle bien sûr : différences de ressources, contraintes dans la communication, frontières qui se ferment, peur devant la différence… La solidarité du Corps Assomption est allée à l’encontre de ces impossibles et dans une large mesure, la bonne volonté, les idées et les dons des uns et des autres ont permis de vaincre cette culture de l’exclusion qui nous emmure. Mais nous n’avons pu éviter que certains soient absents, pour des questions de visas ; ils nous ont suivis autrement. D’autres encore, qui pour différentes raisons se sont arrêté en chemin. A chaque moment, nous les avons rendus présents …
A partir des trois "titres" donnés à cette Fête du Bicentenaire (Rencontre, Festival et Pèlerinage) et des objectifs proposés aux jeunes dès le début de l’expérience à Peltre ("déplacer les frontières", "célébrer", "nous engager dans la recherche"), nous aimerions vous partager une ébauche de relecture qui fera danser ces mots et ces verbes dans un mouvement unique et harmonieux.

À la rencontre des autres


Nous sommes sortis à la rencontre des autres, dans un effort ininterrompu pour déplacer nos frontières culturelles, linguistiques, frontières d’âge et d’expériences. Ce fut une des expériences les plus significatives et probablement celle qui a eu le plus d’impact pour nos jeunes. 34 nationalités (comprenant même certaines nations où l’Assomption n’est pas présente : Ouganda, Haïti, Fidji, Colombie, Panama…) qui essaient de vivre, quelques jours durant, un ‘laboratoire’ de communion fraternelle. Les communautés de vie interculturelles et intergénérationnelles, les moments de prière en langues différentes, les nuits festives où les provinces se sont présentées, ont été des moments privilégiés de rencontre où la richesse de nos différences a été mise en jeu, où nous nous sommes émerveillés de ce langage commun de famille qui nous unit et qui tisse discrètement des liens très forts. La beauté et le défi de notre internationalité sont devenus chant et prophétie le jour où dans nos cœurs retentissait cette minute de silence pour la paix après l’attentat de Barcelone, le jour même de l’ouverture de la Rencontre. Cet effort pour construire la communion passait par l’acceptation de rythmes différents, par la bienveillance devant les imprévus et par la disponibilité pour servir avec joie, par la liturgie -orante, fraternelle et inclusive-, par le travail des différentes équipes de service qui ont dû également s’adapter aux différences de langue et de nationalité. Nous avons essayé d’apporter amoureusement notre grain de sable pour gagner encore une bataille, celle de l’irrationalité fratricide, et nous avons senti que le Seigneur et nos Mères nous donnaient la grâce de construire des ponts, de nous émerveiller devant tant de dons si divers vécus à l’Assomption, et d’en bénéficier.

Un festival pour célébrer la vie


Sans nul doute, nous avons vécu un festival, dans toute sa dimension évocatrice et festive. Nous avons célébré la vie de nos premières sœurs, la beauté de notre charisme et de ses expressions, la sainteté de notre famille, la richesse de nos cultures. Chaque prière partagée, la messe quotidienne, et même nos longs voyages en bus (restituant ainsi des heures de sommeil et réparant notre fatigue) ont été des moments pour nous arrêter, pour admirer ce que le Dieu de la vie nous offrait, pour écouter les compagnons de route… et tout célébrer. Tant de gestes importants, tant de symboles significatifs ! L’eau baptismale et la terre multicolore avec laquelle nous avons planté la vigne à Preisch, l’étonnement devant les témoignages, le silence émouvant et reconnaissant devant la Galerie de Sainteté, la joie débordante dans la pièce de théâtre, la procession dansée vers le Sanctuaire de MME, la musique et le chant de nos terres résonnant dans la cathédrale Notre-Dame de Paris, les cadeaux de nos provinces, le Banc de l’Amitié qui demeure le témoin de nos rires et prières à Auteuil… Chacun pourrait ajouter à cette longue et attachante liste son vécu personnel …

Ensemble, pèlerins


Indubitablement, nous avons été pèlerins. Nous avons fait route ensemble vers les lieux saints de la Congrégation, mais également vers nos propres désirs et aspirations, vers ce lieu profond et intime où œuvre la grâce, là où nous nous posons les questions fondamentales et où nous vivons des apprentissages parfois indicibles. Chacun a vécu ce de manière différente, et nous sentons que le Seigneur est pèlerinage venu à notre rencontre par des chemins inattendus. Certains ont sans doute manqué de quelque chose, d’autres se sont sentis trop à l’aise avec ce qu’ils ont trouvé. Le Dieu des surprises nous avait préparé autre chose et sans doute quelque chose d’unique pour chacun de nous. Maintenant de nouvelles tâches nous attendent : goûter, faire mémoire - refaire le pèlerinage du cœur -, remercier pour ce qui a été cadeau, et rendre fécond tant de vie reçue ! Faisons-le la main dans les mains de nos deux mères qui sont devenues expertes dans cet art de goûter, de relire et de toucher le fond de chaque événement. 11 jours intenses… cela semble beaucoup et pourtant si peu !!!
Une gratitude immense et profonde nous habite, il est vrai. Nous avons le sentiment d’avoir inspiré une expérience qui peut ‘déclencher’ des initiatives créatrices dans nos provinces. Toute expérience est perfectible, néanmoins nous sentons que le bilan est positif. FIAT voudrait remercier l’engagement inconditionnel des jeunes qui ont assumé pleinement leur rôle pendant le festival, les sœurs -et nos deux prêtres pèlerins !- qui par leur présence discrète, enthousiaste et positive ont rempli leur mission d’accompagner et d’être témoins de la joie de suivre Jésus à l’Assomption et en Eglise. Nous croyons que le dialogue intergénérationnel, la diversité de nos vocations, l’apport international dans les ateliers, a permis un échange riche que les jeunes et les sœurs ont su apprécier. Et que dire de l’engagement des différentes équipes : liturgie, logistique, nourriture, bus, communication, etc… ! La liste est longue, que tous et toutes se reconnaissent ici !

Et toi, que feras-tu, maintenant ?


Une question résonne encore dans une brise légère après tant de… miracle, rencontre, rire, chant, fête et adieu. Et toi, que feras tu, maintenant ? C’est ce qui demeure non seulement dans le cœur des jeunes, mais aussi dans celui des sœurs, exprimé de manières différentes dans les évaluations durant le Festival… "Et maintenant ? Quelle continuité donner à ce que nous avons vécu ? Quelles portes s’ouvrent dans et pour la Congrégation à partir de cette expérience ?"

Et toi, Assomption, maintenant ?


Pas de réponse encore. Mais nous vous avons promis de chercher avec vous. Pendant notre pèlerinage, à plusieurs reprises, nous avons entendu le mot "responsabilité". A la messe à Notre Dame, Mgr Beau nous a rappelé qu’ "en accueillant la joie, celle-ci devait nous conduire à un engagement véritable". Nous avons tant reçu, avant et pendant la rencontre, des centaines de gestes généreux en coulisse, que nous voudrions « nous charger de cette joie », et miser sur la vie en plénitude en faisant croître le Royaume avec les jeunes, dans cette Assomption et avec ce charisme que Marie Eugénie a rêvé spécialement pour eux.


Merci, Gracias, Thank you… ! Dans toutes les langues de l’amour, et jusqu’au projet suivant, là où l’Amour désire nous emmener. Vos sœurs,


Marie Valérie, Lola, Mary Ignatius, Léonie et Mayi


NB. Vous pouvez voir l’événement sur la page web de la Congrégation ou sur Facebook : Assumption Assomption Asunción Festival



Lettre du Fiat à toute la congrégation
Paris, 1er septembre 2017


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