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Les fruits de la lumière sont la bonté, la justice et la vérité

Autour de la Parole de Dieu
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Jl y a bien des années, entrant dans un monastère de la Visitation, j’ai été touchée de voir, dans la cellule d’une des religieuses les plus consacrées à l’étude, une sentence sur laquelle étaient les dernières paroles de l’épître d’aujourd’hui : Le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice et vérité.( Ep 5, 9.)
Mais quelle est cette lumière que nous faisons profession de suivre ? Vous le savez bien. Le Verbe était la lumière véritable qui éclaire tout homme. (Jn 1, 9.) C’est la Sagesse éternelle du Père, descendue pour nous enseigner toute vérité, pour nous donner toute sagesse, pour nous communiquer tout ce que nous ne pouvons pas connaître par nos lumières bornées, et nous donner une sagesse surnaturelle et divine.

Le premier trait de cette lumière, c’est la bonté. Aussi est-il dit de notre Seigneur apparaissant en ce monde : Le jour où apparurent la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes. (Tt 3, 4.) C’est une bénignité absolue, entière. C’est par la bonté, la bénignité que s’établissent les rapports de notre Seigneur avec ses créatures. Il est bon, et il veut que ses créatures soient bonnes.

C’est cette bonté qui fait qu’on ne conserve aucune raideur, aucun ressentiment, aucune séparation vis-à-vis des personnes qui ont été pour nous - comment dirai-je ? - l’occasion de choses pénibles dans la vie, ou qui nous ont été personnellement pénibles.

C’est un grand point que d’effacer complètement de l’âme tout souvenir d’amertume, de froideur, toute blessure, et d’y rétablir une bonté, une ouverture, une bénignité absolue, vis-à-vis de toutes les personnes qui nous ont fait quelque peine. Parfois on dit : « Je n’ai rien contre cette personne, mais j’aime autant n’avoir aucun rapport avec elle. » Je n’ai pas besoin d’entrer dans les détails. Tout en étant chrétien, tout en pardonnant, il y a une manière de conserver quelque chose qui n’est pas la bonté, la bénignité, l’effacement complet de toute peine reçue et de toute injure, petite ou grande. Ce n’est pas là le fruit de la lumière. Le fruit de la lumière, c’est une bonté véritable. Elle n’est possible que si l’on s’établit dans la justice et la vérité.

Dans le temps de l’année où nous sommes, presque toutes vous méditez la Passion. [...] Si vous voulez que la lumière produise en vous tous ces fruits de bonté, de justice et de vérité, il faut tâcher que cette lumière resplendisse en vous, à travers toute la Passion de Jésus-Christ, et vous mette dans la disposition d’accepter tout ce qui est dans la Passion de Jésus-Christ, et tout y est !
Si vous tirez, ces fruits de lumière, vous êtes, de la manière la plus assurée, dans la voie de la sainteté et de la perfection. Rien ne peut plus vous séparer de la charité de Jésus-Christ : Qui me séparera, dit saint Paul, de l’amour du Christ ? les persécutions ? les injustices ? (Rm 8, 35.) [...] Qu’est-ce qui vous écartera des voies de l’Évangile et de la Passion ? Rien, parce que vous aimerez Jésus-Christ par-dessus toutes choses et vous voulez marcher dans la vérité.

Je reconnais que c’est difficile. Notre Seigneur le sait, lui qui est venu pour nous l’apprendre ; mais si vous êtes très unies à Jésus-Christ, si vous lui demandez sans cesse ces trois choses : de voir la vérité, de l’aimer, de la vouloir, la voie s’aplanira.

Vous demandez une chose excellente : vivre dans l’amour de notre Seigneur, dans la vérité des voies qu’il a tracées. Vous demandez la perfection de la charité, un grand sentiment de justice vis-à-vis de vous-mêmes. Vous demandez à connaître toutes les voies vraies, tous les sentiments intimes de notre Seigneur pour vous y conformer. Si vous les demandez souvent, comment voulez-vous que Dieu ne vous les accorde pas ? C’est là surtout que s’applique cette parole de l’Évangile : Quel est le père auquel son fils demandera un poisson et qui lui remettra un serpent ? Ou encore s’il lui demande un œuf, lui remettra-t-il un scorpion ? (Lc 11, 11-12.)

Sainte Marie-Eugénie de Jésus
Fondatrice des Religieuses de l’Assomption
Extraits d’une Instruction de chapitre
16 mars 1879

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