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France - Imaginer l’avenir ensemble

France


Chacune des communautés éducatives des 15 établissements Assomption de France vit le projet de l’Assomption selon son insertion, son identité et son histoire. Chacun conservant son originalité, ces 15 établissements scolaires forment une communauté Assomption, qui partage un unique projet éducatif. Assomption France est la structure qui permet l’animation et l’actualisation du charisme au cœur de ce réseau. Il s’agit d’une œuvre d’Eglise originale, associant religieuses et laïcs pour une mission commune, l’éducation, dans le respect de la complémentarité des vocations de chacun. (…) La force d’un réseau vivant, c’est son animation et la possibilité pour tous, jeunes et adultes, d’y participer et d’y apporter sa pierre. 

Une fois par an a lieu un congrès ou un forum qui réunit des délégations de chacun des établissements. C’est une manière de consolider les liens et d’actualiser le charisme. Voici un partage de quelques éléments marquants de la riche rencontre d’avril 2011 :

Accueillir notre époque avec toute sa nouveauté... Considérer le numérique comme un moyen d’apprentissage... Assumer son histoire, vivre son présent avec confiance... Oser la relecture des expériences pour permettre l’innovation... Nous sentir partie prenante d’un réseau Assomption national et international, saisir les opportunités de rencontres... Former l’homme dans toutes ses dimensions : corps, âme, esprit en favorisant la réflexion éthique... Développer en chacun une passion qui permet de lier la formation de l’esprit à l’agir qu’elle inspire... S’émerveiller de la création et être porteur de joie !


Voici un aperçu des priorités qui ont été choisies en avril 2011 par les établissements du réseau Assomption France.
En effet, l’objectif était d’actualiser le Projet Apostolique et Educatif, projet qui se décline en 10 points inspirés par le charisme fondateur de l’Assomption.
Pour aider à la réflexion, Claude Berruer, Secrétaire Général Adjoint de l’Enseignement Catholique, a proposé une lecture de notre société et des grandes mutations qui la caractérisent. Il y a d’abord de grandes mutations anthropologiques :

  • un nouveau rapport au temps qui pose le défi de la transmission, du projet et de l’effort
  • un nouveau rapport à l’espace (défi de la mondialisation, de l’éclatement du nouvel espace éducatif, de la culture numérique)
  • le développement de l’individualisme (défi du vivre ensemble, de la formation à la liberté et à l’intériorité)


A ces mutations s’ajoutent des mutations sociales qui touchent la famille, la mixité sociale, le rapport à la réussite, à l’autorité, à la diversité...
Tant de mutations qui obligent l’enseignement catholique à redéfinir son identité.
Dans ce cadre, Mr Berruer a développé une réflexion sur les axes communs de l’enseignement catholique et la spécificité de l’Assomption. Voici sa conclusion, qui nous invite à l’espérance :
"Tout le PAEA, dans ses diverses dimensions, invite à aller de la foi au Christ au service du monde. La contemplation, régulièrement rappelée, n’a de sens que si elle conduit à l’action. Lisant le PAEA, je pense à l’Evangile de la pêche miraculeuse. Beaucoup de nos contemporains peuvent être traversés par le découragement, à l’image des disciples rentrés de la pêche sans avoir rien pris… La confiance de Jésus va remettre Pierre en mouvement. Une parole lui redonne le goût de l’action « duc in altum », qu’on peut indifféremment ou plutôt simultanément traduire par « avance en eaux profondes » ou « avance au large ». N’est-ce pas là les deux dimensions de votre projet éducatif : puiser en permanence aux sources de notre foi, aux sources de la Parole, aux sources de notre tradition éducative, non pour s’y enfermer ou les défendre contre je ne sais quelles menaces. Il s’agit d’aller puiser dans les eaux profondes de notre tradition pour trouver l’audace d’aller au large. Redisons-le, ce projet est d’abord grâce. Il dit l’horizon. Notre trajet peut être laborieux, et l’écart peut être important. Que cela ne nous décourage pas : cet écart est précisément l’espace du travail qui nous reste à faire. Un projet est un appel à quitter nos habitudes, à oser faire autrement. C’est l’audace des fondateurs qu’il faut entretenir. C’est une exigence. Nous pouvons, vous pouvez continuer d’y cheminer, toujours guidés par Marie Eugénie, qui nous dit : "le zèle pas plus que l’amour divin ne dit : c’est assez." (Conseils sur l’éducation, 1842) et qui nous dit encore : "J’aurais préféré vous parler de notre sanctification plutôt que de nos demeures terrestres – mais nous sommes des pionniers, il faut creuser notre sillon et sentir le poids de la terre. C’est une grande bonté de Notre Seigneur de nous avoir donné cet embarras, car il doit être méritoire vu qu’il est assez pénible." (Au Père d’Alzon, 20/03/1853)


Dans le mouvement initié par cette réflexion, les participants avaient à relire le texte du Projet Assomption et à chercher quelle actualisation on pourrait en faire, pour qu’il réponde toujours davantage aux besoins de notre temps. Alternance laborieuse de travaux de groupe et de débats en assemblée. Discussion sur la signification d’un mot. Silence du discernement et de l’intériorité. Comme toute création, ce travail d’actualisation est passé par toutes les couleurs intérieures, de la passion au découragement, de l’avancée généreuse au piétinement, de la peur à la joie... toujours dans un climat de sérieux, d’écoute et d’engagement... C’est ainsi que dans notre projet ont fleuri peu à peu des expressions nouvelles, fruit de la recherche commune :

  • Faire connaître l’Évangile comme Parole à vivre aujourd’hui et demain, en lien avec l’Église locale et universelle.
  • Former une Église dynamique, joyeuse et accueillante, ouverte aux différences.
  • Au sein d’une société qui enferme parfois dans l’isolement, veiller à ce que chaque individu trouve sa place.
  • Rendre le jeune acteur de son éducation en encourageant l’estime de soi ; l’inciter à oser entreprendre avec patience et sens du réel, à se risquer avec confiance dans la prise de décision.
  • Dépasser les apparences par un regard en profondeur, capable de percevoir les différences de culture comme une richesse.
  • Oser la relecture des expériences pour permettre l’innovation.
  • Considérer le numérique comme un moyen d’apprentissage collaboratif.
  • Assumer son histoire, vivre son présent avec confiance, croire qu’un avenir est toujours possible.


Bien sûr la célébration ne manqua pas au cours de ces deux journées. Un superbe spectacle préparé par les lycéens clôtura la première phase du travail. Le thème des arts était à l’honneur : en quoi l’expression des jeunes à travers les arts peut-elle transformer la société ? Du hip-hop au slam, de la photographie à la peinture, de la poésie à la danse, toute une palette de créativité pour que la vie l’emporte ! Le lendemain, au terme de la route, une longue célébration d’engagement réunissait jeunes et adultes.


Il n’est pas de peuple sans langue,
il n’est pas de peuple sans mot !
Pas de peuple qui ne puisse comprendre,
quel que soit le rythme ou le tempo !
Ensemble risquons la parole,
celle qui vient de loin, de haut,
Celle qui révèle la bonne nouvelle
pour tous les temps nouveaux.


Parmi les multiples expressions parvenues après le congrès, on peut trouver celles-ci :

  • "C’était la première fois que je participais à un rassemblement de l’Assomption, et j’ai été très étonnée par l’efficacité et la ponctualité dans les travaux demandés ! La soirée avec les jeunes a été très joyeuse pour tous ; Pour moi ces deux jours furent trop courts pour nous permettre de discuter avec tout le monde donc je reviendrai !!" (Une enseignante)
  • "Un grand MERCI à tous ceux et celles qui se sont investis dans l’organisation de ce magnifique et éprouvant congrès. Remerciements et grand bravo à ceux et celles qui ont rédigé ce si beau condensé de tout ce qui a été rapporté en fin de journée par l’assemblée. Grand bravo pour le "respect du temps" : temps de soi et temps de l’autre. Lorsqu’on m’a proposé de venir participer à ce congrès, je ne savais pas trop le pourquoi - le but - y aurai-je ma place ? Très vite par les premières paroles de l’accueil, le discours de Mr Berruer (quel homme surprenant, je l’aurais écouté sans m’apercevoir du temps filer) je me suis sentie concernée, nous étions tous concernés, peu importe si enseignant, personnel... sans aucune distinction. Ensemble, j’ai, nous avons passé un très agréable moment d’écoute, de discussion, de partage, de détente. A renouveler." (Un membre des services administratifs)


Oui, notre "peuple" avait bien une langue commune pour dire la bonne nouvelle des temps nouveaux ! Chaque établissement a choisi un engagement, une priorité pour l’année à venir... Que le souffle du congrès fasse de chacun des participants un acteur et un créateur au service du Royaume !

Sœur Véronique Thiébaut, r.a.
Communauté de Lubeck
Responsable formation Assomption France


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