Vous êtes ici:

Education : interview d’une Ancienne de l’Assomption

Ses intuitions
JPEG - 42.1 ko
Florence de Baudus, dédicace son livre à Sr Cristina-Maria


- Vous êtes une ancienne de l’Assomption. Votre scolarité s’est déroulée à Lübeck. Quel est donc votre meilleur souvenir de cette période ?


Un souvenir ? Mais j’en ai des dizaines de merveilleux ! Treize années de bonheur. Et je ne mens pas ! Ma première communion, les fêtes,et Dieu sait qu’il y en avait, de la Fête-Dieu à la sainte Catherine, le 25 novembre où nous dansions et chantions toute la journée des chapeaux de papier crépon sur la tête. La gaieté tendre de nos "mères", ce sentiment extrêmement fort de protection maternelle. L’ivresse des premières fois commme la première leçon de latin (comme je me sentais grande !).
"Mon" vrai meilleur souvenir ?
La présence des religieuses dans ma vie.


- A quelle occasion avez vous perçu l’originalité de la pédagogie initiée par Marie-Eugénie, et revisitée au fil des siècles jusqu’à en être une héritière ?


J’ai honte, mais c’est seulement en travaillant à ce livre. Avant, Marie-Eugénie n’était pour moi qu’une religieuse pour laquelle nous priions.
Aujourd’hui, je comprends à quel point j’ai été modelée par sa pédagogie, mais c’était à travers les religieuses, bien vivantes, qui m’élevaient.


- Vous dites que Marie-Eugénie n’était qu’une religieuse pour laquelle vous priiez.
Qui est donc est-elle devenue pour vous, aujourd’hui ?


Je crois qu’elle est véritablement une personne pour moi. L’avoir fréquenté assidument pendant deux ans m’a beaucoup appris sur elle. Sa façon intellectuellement raisonneuse d’approcher la foi balayée par la grâce et l’amour m’a bouleversée car je connais des amis très proches qui n’en sont encore qu’à la recherche de Dieu par l’intelligence et qui, donc, ne parviennent pas à l’essence du christianisme.
Je la prie aussi beaucoup plus, comme une personne aimée et qui peut être véritablement médiatrice.


- En quoi cette formation vous est-elle aujourd’hui encore, précieuse ?


De mille manières. Cette formation m’a donné une véritable colonne vertébrale faite de rigueur et d’amour. Elle m’a donné aussi une facilité pour accepter mon époque, pour l’aimer.


- Qu’aimeriez-vous transmettre à un jeune aujourd’hui qui entrerait dans un établissement scolaire à l’Assomption ?


Quel âge aurait cet élève éventuel ? S’il est petit, je m’adresserais aux parents et leur dirais que plus tôt leur enfant ira à l’Assomption, mieux il en recueillera les fruits. S’il a l’âge de choisir lui-même, je lui dirais que dans les moments graves de ma vie, il y a toujours eu une "mère" de l’Assomption pour m’écouter et me conseiller (de l’âge de quatre ans à aujourd’hui). Et pourtant j’ai des parents toujours vivants et qui sont d’excellents parents. Chaque joie, chaque peine, je les ai partagées avec les religieuses. Ecrire ce livre m’en a fait connaître d’autres, donc la relève est assurée !
Une chose encore, peut-être : on ne va pas à l’Assomption parce que les études sont bonnes, mais parce qu’on y est heureux.


Présentation de l’ouvrage de Florence de Baudus, cliquer ici


Crédits photo : Sr Catherine Sesboüé - csesboue@yahoo.fr


Ajouter un commentaire



Informations légales

Ce site est édité par "Religieuses de l’Assomption" :

Ecusson
  • Religieuses de l’Assomption - 17, rue de l’Assomption 75016 Paris - France
  • Tél +33 (0) 1 46 47 84 56
  • Fax + 33 (0) 1 46 47 21 13

Derniers articles

S'inscrire à l'info-lettre