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Clin d’oeil des Archives

Notre Dame de Paris, 1er juin 2014

Extraits de la lettre N° 1509 au Père Picard [1]

Les premiers mouvements de ma vocation me sont venus sous les voûtes de Notre-Dame pendant les conférences de 1836. Je dis les premiers mouvements, car c’était encore quelque chose de vague, d’indécis, le désir de me consacrer à la cause de Dieu et de l’Église sans savoir ni où, ni comment. La parole du P. Lacordaire réveillait ma foi [2] et me déterminait à me ranger tout entière du côté de la vérité. Les longues heures que je passais à l’attendre, et l’Église elle-même où tant de générations chrétiennes avaient passé et dont les profondeurs me semblaient réservées aux pas de ceux dont la vie est toute consacrée à Dieu, agissaient aussi profondément sur moi. Dieu avait, je crois, mis une première touche sur mon âme à la première communion, [3] mais je ne l’avais pas compris. C’est à Notre-Dame que je commençai à entendre sa voix.

Extraits de la lettre N°1581 au P d’Alzon (1843 ?)

En allant à l’Archevêché plus tard, j’entrais à Notre Dame. J’y eus encore un moment de grand recueillement. A la même place où j’avais reçu autrefois une si entière volonté de tout vaincre pour travailler à l’agrandissement du règne de Jésus-Christ, de tout quitter pour passer dans son armée, en me rappelant ces dispositions, je pensais que peut-être alors que je ne voyais que le règne temporel, de J.C., il voyait son règne intérieur sur mon âme, et tandis que e ne songeais qu’à la mission qu’il pouvait m’avoir donnée, à mon devoir d’activité, n’acceptant les sacrifices intérieurs que par manière de condition inévitable, il m’attirait par un amour secret pour la seule fin de me posséder et de s’approprier mon cœur, qu’aujourd’hui il me fallait quitter pour me donner à cet amour de jalousie la préoccupation même des pensées qui m’avaient autrefois séparée du monde Je m’offris en sacrifice à Dieu pour ne m’occuper s’il le faut que de mes rapports avec lui, mais en même temps je le suppliais de me conserver lui-même cet esprit d’amour pour son règne ici-bas.


[1Textes Fondateurs II, p. 2011

[2Cf. Volume VI Nº 1501 (Textes Fondateurs I)

[3Cf. Notes Intimes Nº 178/01 et Conversations, Fête du Saint Nom de Jésus 1888


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