Christ Roi - Sr Thérèse Agnès

Année liturgique 2010-2011 [A]

 

Le Royaume des cieux …
 
Ces derniers dimanches de l’année liturgique nous révèlent le Royaume des Cieux présenté et décrit par Jésus :
 
Le Royaume est comme dix vierges attendant l’époux, munies de leurs lampes ; certaines ont pris de l’huile, d’autres, non ; ces dernières ne pourront entrer dans la salle des noces, la porte est refermée.
Le Royaume des Cieux est comme un homme qui part pour l’étranger, après avoir confié sa fortune à ses serviteurs : certains travaillent et prennent des risques et font fructifier ce qu’ils ont reçu, un autre est paresseux et peureux et ne fait rien ; les uns se voient confier encore plus de biens tandis qu’à l’autre on retire ce qui lui avait été confié ; et lui aussi est "jeté dehors, dans les ténèbres".
 
L’Evangile de ce jour nous présente le Fils de l’Homme lui-même.
 
En fait, chacune des trois Lectures de ce jour, sans oublier le Psaume, évoquent pour nous le visage du Christ ; il est le Royaume, il est le bon Pasteur, il est le Fils qui remet la création entière au Père. Il est un roi humble qui s’identifie à un prisonnier, à un malade, un affamé, un assoiffé, un étranger.
 
 
Le prophète Ezéchiel nous parle du berger qui va à la recherche de ses brebis et ramène celle qui s’égare, marche au rythme de chacune et veille sur elles ; il les délivre, il les rassemble, il les fait reposer, il les soigne, il les fortifie ; il garde aussi « celle qui est grasse et vigoureuse ».
Ezéchiel annonce le jugement qui s’opérera à la fin des temps quand Dieu jugera « entre brebis et brebis, entre béliers et boucs » ; cette terminologie, assez étrange pour nous, est reprise par le Christ dans l’Evangile d’aujourd’hui en des termes à peu près similaires.
 
Dans le psaume 22 le psalmiste parle de sa propre expérience et s’émerveille ; il ne cache pas le fait que sa vie – et la nôtre – peuvent "traverser les ténèbres" et évoque la table dressée, l’onction, la houlette.
 
Saint Paul, dans sa lettre aux Corinthiens, évoque le Christ remettant "son pouvoir royal à Dieu le Père".
 
C’est cet amour du Père qui est à nouveau évoqué dans l’Evangile, "Venez, les bénis de mon Père", venez vous qui m’avez reconnu comme votre frère "dans l’un de ces petits".
Les autres, ceux qui n’ont pas reconnu Jésus, qui se sont tenus loin de ceux qui souffrent d’une façon ou d’une autre se sont en fait déjà mis à l’écart.
Jésus leur dira "Allez –vous en loin de moi" ; ce n’est pas un châtiment qui vient par surprise : ils se sont situés "loin de Jésus" eux-mêmes. C’est logique : comment vouloir venir près du Christ pour l’éternité si nous nous sommes tenus loin de nous, quand nous pouvions choisir ?
 
C’est le mystère de notre Salut, le salut qui nous vient de l’humilité de notre Dieu. Christ "s’est vidé de lui-même", il ne s’est pas accroché "au rang qui l’égalait à Dieu", il s’est fait affamé, assoiffé, étranger, prisonnier, malade… il EST cette personne en situation de détresse.
Pour nous, cette page de Mathieu n’est pas seulement une invitation au partage ; c’est une invitation à la contemplation du mystère du Verbe fait chair.
Que nous soit révélé l’humilité de l’amour de Dieu qui se cache, sans se cacher, dans le visage souffrant de ses frères et les nôtres.
Que nous soit donnée la joie d’expérimenter la rencontre.
 
Que nous soit donnée la persévérance pour chercher le visage du bien Aimé là où nous ne l’attendons peut être pas. Bientôt, ce sera dans le visage d’un enfant.

Sœur Thérèse Agnès, ra
Philadelphie

 


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