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Chemin de Croix oecuménique des Champs-Elysées, par Sr Cécile Renouard

France

La Création gémit en travail d’enfantement
Méditation par sœur Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption

1ère STATION : Jésus est condamné à mort

"Malheureux êtes-vous, scribes et pharisiens hypocrites, parce que vous payez la dîme sur la menthe, le fenouil et le cumin, mais vous avez négligé ce qu’il y a de plus grave dans la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. Voilà ce qu’il fallait pratiquer sans négliger le reste." Mathieu 23, 23.

À la suite des prophètes, Jésus dénonçait le conformisme légaliste, la bonne conscience aveugle, la religiosité indifférente au malheur des autres. Saurons-nous vivre de la saveur de l’Évangile, et à hauteur d’Évangile, c’est-à-dire à partir des plus petits ? En 2013, 67 personnes détenaient autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population planétaire… Et les plus riches sont aussi ceux qui polluent le plus. Chaque américain émet plus de 12 tonnes de CO2 par an, alors qu’il faudrait en émettre en moyenne 2 tonnes par habitant et par an pour limiter le réchauffement climatique. Certains des pays les plus vulnérables, comme l’Éthiopie, sont aussi parmi les pays qui émettent très peu de gaz à effet de serre et ont donc peu de moyens d’action, alors que certains des pays les plus pollueurs sont aussi les moins menacés. Sauronsnous identifier nos responsabilités collectives, reconnaître notre contribution à des structures de péché, par nos institutions et nos modes de vie, et dénoncer la banalité du mal, cette confusion qui nous rend esclaves d’intérêts, de privilèges et de pouvoirs séduisants et fallacieux ? Laissons-nous entraîner par celui qui est venu nous appeler au cœur de nos torpeurs et de nos défaillances.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta Création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

2ème STATION : Jésus est chargé de sa croix

"Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive… Quel avantage un homme aura-t-il à gagner sa vie, si c’est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ?"Luc 9, 23-25.

Perdre sa vie pour la gagner : ce message retentit difficilement à nos oreilles habituées à un discours libéral gagnant-gagnant. Sans cesse on nous laisse penser que la croissance économique est le seul moyen d’assurer le développement humain, et que la maximisation du profit peut aller de pair avec des politiques sociales généreuses et la protection de l’environnement. Pourtant, cette perspective ne prend pas en compte la finitude des ressources naturelles. De plus, si l’on peut espérer qu’effectivement, à long terme, les comportements économiques et politiques vertueux sont gage de prospérité et de paix pour tous, à court terme les conflits d’intérêt sont évidents : il y a des perdants. Cette rhétorique gagnant-gagnant s’appuie sur une conception du contrat social « pour un avantage mutuel » qui est mensongère : elle ne prend pas en compte ceux qui, parce que moins bien lotis, plus vulnérables, ne peuvent pas jouer le grand jeu de l’efficacité et de la performance. Nous avons à changer nos façons de faire : déjà, parmi les premiers penseurs libéraux, certains, comme John Stuart Mill, avaient bien souligné que l’objectif ultime est de trouver son bonheur à faire le bonheur des autres. C’est cela, perdre sa vie pour la trouver !

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.
 

3ème STATION : Jésus tombe sous le bois de la croix

"Regarde à mes côtés, et vois : personne qui me connaisse ! Pour moi il n’est plus de refuge : personne qui pense à moi ! J’ai crié vers toi Seigneur ! J’ai dit : “Tu es mon abri, ma part, sur la terre des vivants. Sois attentif à mes appels, je suis réduit à rien ; délivre-moi de ceux qui me poursuivent, ils sont plus forts que moi”." Psaume 141, 5-7.

Avec Jésus qui fait siennes les paroles du psalmiste, confions à Dieu celles et ceux qui se sentent prisonniers de logiques implacables, qui sont attaqués injustement, placardisés, mis de côté, et ne trouvent pas en eux les ressources pour résister. Avec tous ceux et celles pour lesquels la terre n’est pas une demeure accueillante, avec toutes les victimes de la violence et du terrorisme, avec tous les réfugiés politiques et les déplacés climatiques, implorons celui qui a fait sa demeure parmi nous.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.
 

4ème STATION : Jésus rencontre sa mère

"Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d’un enfantement qui dure encore. Et elle n’est pas seule. Nous aussi, nous crions en nous-mêmes notre souffrance ; nous avons commencé par recevoir le Saint-Esprit, mais nous attendons notre adoption et la délivrance de notre corps." Romains 8, 22-23.

Beaucoup de traditions spirituelles de l’humanité invoquent la terremère, terre nourricière ; de nombreux peuples indigènes ont cultivé un savoir ancestral, source d’une sagesse pratique dans la relation à la nature, à la nourriture, aux rythmes de vie. Notre technoscience destinée à améliorer notre maison commune s’est révélée prédatrice et violente. Comment utiliser nos ressources humaines, techniques et artistiques, culturelles et intellectuelles, morales et spirituelles, au service de la vie ? Marie, mère de Jésus et mère de l’Église, Marie fille de la terre, Marie, apprends à l’humanité la sagesse de l’amour, le soin des corps souffrants, l’attente patiente des germinations silencieuses, le respect des rythmes et des saisons. Accompagne toutes les mères qui souffrent.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

5ème STATION : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

"Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres." Jean 13, 34-35.

Aimer concrètement et démesurément – et pour cela, se laisser aimer, se laisser aider, comme Jésus : l’autonomie humaine n’est pas une illusoire indépendance, elle est d’abord relation ajustée à l’autre et aux êtres vivants, et au milieu naturel qui nous porte : je suis parce que nous sommes, et que nous sommes interdépendants. C’est ensemble que nous pouvons – jamais isolés, et c’est grâce à d’autres que nous pouvons être présents à nous-mêmes et puiser des ressources insoupçonnées, dans l’épreuve, pour accomplir ce qui est juste, pour aimer. Chacun de nous peut faire mémoire et nommer intérieurement les figures lumineuses, connues ou inconnues, qui lui montrent une telle voie.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

6ème STATION : Véronique essuie la face de Jésus

"Le Dieu qui a dit « la lumière brillera au milieu des ténèbres », a lui-même brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ. Mais ce trésor, nous le portons en nous comme des poteries sans valeur. Ainsi on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu." 2 Cor 4, 6-7.

Beauté de l’amour, de la vie donnée dans nos vases d’argile : contemplons cette beauté dans notre humanité et dans la création. Pour la philosophe Simone Weil, la beauté et le malheur sont les deux chemins d’accès à Dieu, expression d’un amour désapproprié : "La seule source de clarté assez lumineuse pour éclairer le malheur est la croix du Christ" "Beauté. Un fruit qu’on regarde sans tendre la main. Aussi un malheur qu’on regarde sans reculer." (1) Regarder le malheur en face, sans détourner le regard, sans se protéger, sans le masquer par l’illusion ou par l’imagination qui veut combler le vide, c’est reconnaître dans le Crucifié, dans la déchéance et le malheur, l’amour pur entre le Fils et le Père, entre Dieu et Dieu, c’est contempler la beauté de l’amour.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

7ème STATION : Jésus tombe pour la deuxième fois

"L’ennemi cherche ma perte, il foule au sol ma vie ; il me fait habiter les ténèbres avec les morts de jadis. Le souffle en moi s’épuise, mon cœur au fond de moi s’épouvante. Je me souviens des jours d’autrefois, je me redis toutes tes actions, sur l’œuvre de tes mains je médite. Je tends les mains vers toi, me voici devant toi comme une terre assoiffée." Psaume 142, 3-6.

Jésus a habité ce cri du psalmiste. Jésus a vécu ce combat, ce sentiment d’abandon, cet épuisement ; du fond de son angoisse, retentit l’appel à la confiance. Au cœur du mal, demandons au Christ la grâce de faire nôtre l’expérience d’Etty Hillesum, alors qu’elle est confrontée au départ de ses proches vers les camps de concentration, en 1942 : "Ce sont des temps d’effroi, mon Dieu. [...] Pour l’instant, à chaque jour suffit sa peine. Je vais t’aider, mon Dieu, à ne pas t’éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d’avance. Une chose cependant m’apparaît de plus en plus claire : ce n’est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t’aider - et ce faisant nous aider nous-mêmes. C’est tout ce qu’il nous est possible de sauver en cette époque et c’est aussi la seule chose qui compte : un peu de toi en nous, mon Dieu. [...] Oui, mon Dieu, tu sembles assez peu capable de modifier une situation finalement indissociable de cette vie. Je ne t’en demande pas compte, c’est à toi au contraire de nous appeler à rendre des comptes, un jour. Il m’apparaît de plus en plus clairement à chaque pulsation de mon cœur que tu ne peux pas nous aider, mais que c’est à nous de t’aider et de défendre jusqu’au bout la demeure qui t’abrite en nous. [...] Il y a des personnes qui cherchent à protéger leur propre corps, qui pourtant n’est plus que le réceptacle de mille angoisses et de mille haines. Ils disent : "Moi, je ne tomberai pas sous leurs griffes !" Ils oublient qu’on n’est jamais sous les griffes de personne, tant qu’on est dans tes bras." (2)

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

8ème STATION : Jésus console les femmes de Jérusalem

"Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des fils de Dieu. Car la création a été livrée au pouvoir du néant, non parce qu’elle l’a voulu, mais à cause de celui qui l’a livrée à ce pouvoir. Pourtant, elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu." Romains 8, 18-21.

La liberté et la gloire sont au bout du chemin ; nous laisserons nous gagner par une telle espérance, fragile et invincible ? Sainte Marie-Eugénie, fondatrice des religieuses de l’Assomption, aimait parler du ‘dégagement joyeux’, comme l’attitude qui nous apprend à ‘regarder toutes choses du côté de Dieu, de son amour’, sans nous arrêter aux plaintes et aux lamentations. Seigneur, apprends-nous la lucidité mais sans le pessimisme ; aide-nous à nous laisser dégager de notre catastrophisme, défais notre défiance, nos doutes qui nous replient sur nous et nous paralysent ; viens nous apprendre les chemins de la liberté, les chemins de la vie, du respect de la création et de toute créature.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

9ème STATION : Jésus tombe pour la troisième fois

"Vite, réponds-moi, Seigneur : je suis à bout de souffle ! Ne me cache pas ton visage, je serais de ceux qui tombent dans la fosse. Fais que j’entende au matin ton amour, car je compte sur toi. Montre-moi le chemin que je dois prendre : vers toi, j’élève mon âme ! Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur : j’ai un abri auprès de toi. Apprends-moi à faire ta volonté, car tu es mon Dieu. Ton souffle est bienfaisant, qu’il me guide en un pays de plaines." Psaume 142, 7-10.

Tomber et repartir : prions pour tous ceux et celles qui sont à bout de souffle, qui désespèrent et sont tentés de baisser les bras ; avec les mots de Christiane Singer, aux prises avec un cancer foudroyant, peu de temps avant sa mort, entendons le « grand appel à être vivants, à être dans la joie et à aimer immodérément ».(3)

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

10ème STATION : Jésus est dépouillé de ses Vêtements

"Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. C’est pourquoi je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie au sujet de la nourriture, ni pour votre corps au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? D’ailleurs qui d’entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? […] Cherchez d’abord le Royaume du Père et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché." Mathieu 6, 24-26.33.

Nous ne pouvons pas servir à la fois Dieu et l’argent. Christ nous alerte sur toutes nos idoles, celles qui nous accaparent, nous replient sur nous-mêmes et détournent notre regard de l’essentiel. Cherchons d’abord le Royaume de Dieu et sa justice… En 2015, une personne sur neuf souffre de la faim dans le monde et une personne sur neuf souffre d’obésité. Chaque américain achète en moyenne 70 vêtements et 7 paires de chaussures par an… Sociétés de disette et sociétés de surconsommation, sociétés traversées par des inégalités croissantes et insoutenables. Nous savons que les conditions d’un monde plus juste et durable sont liées à la sobriété choisie et partagée. Les transformations de nos modèles économiques passeront par nos décisions comme citoyens et consommateurs, comme croyants. Lâchons notre peur de manquer, nos angoisses pour l’avenir, laissons-nous stimuler par tant d’initiatives solidaires, ensemble cherchons le Royaume de Dieu et sa justice, choisissons la vie.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

11ème STATION : Jésus est attaché à la croix

"Un des malfaiteurs suspendus à la croix disait : "Jésus, souviens-toi de moi, lorsque tu viendras dans ton Royaume". Et Jésus lui dit : "En vérité, je te le dis, aujourd’hui tu seras avec moi dans le Paradis"." Luc 23, 42-43.

Le Père donne inlassablement. Jésus sur la croix pardonne au larron qui se tourne vers lui : surabondance de l’amour ! Dieu croit sans cesse en nous, il croit dans le possible de chacun de nous. À sa suite, celui qui cherche la vérité, qui affronte le réel et cherche à aimer, rencontre la Croix. Cette expérience est universelle, comme le proclame la philosophe Simone Weil : « Tout homme qui aime la vérité au point de ne pas courir dans les profondeurs du mensonge pour fuir la face du malheur a part à la croix du Christ, quelle que soit sa croyance. » (4)

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.*

12ème STATION : Jésus meurt sur la croix

"Si le grain tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il donne beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perd. Celui qui s’en détache en ce monde la garde pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où je suis, là aussi sera mon serviteur." Jean 8, 24-25.

Dieu meurt en son Fils sur une croix. L’amour est dessaisissement, depuis la création du monde jusqu’à la croix, de l’incarnation à l’Ascension. L’amour est choix de la limite, pour être relation. L’amour ne meurt jamais puisque l’amour crée de nouveaux liens à travers la mort, au-delà de nos morts biologiques.

13ème STATION : Jésus est déposé de la croix et remis à sa mère

"Nous le savons, quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien, puisqu’ils sont appelés selon le dessein de son amour. […] Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Il n’a pas refusé son propre Fils, il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il avec lui ne pas nous donner tout ?"." Romains 8, 28.31-32.

Tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu… Paroles peut-être insupportables pour ceux et celles qui connaissent la guerre, la misère, la violence, le deuil, la maladie, le rejet ; paroles que nous pouvons entendre comme le refus de la désespérance, comme l’accueil d’un don indéfectible. Déjà le prophète Jérémie émaillait sa plainte, en plein cœur de l’exil, par le cri d’amour : "Ma part c’est Dieu". En Christ, tout est à recevoir et tout est à partager : il est notre bien commun, un bien relationnel, qui nous apprend à traverser toutes choses avec lui, sûrs que rien ne pourra nous séparer de lui. Marie, mère du Crucifié, viens nous apprendre cette foi aveugle et clairvoyante, celle qui voit l’invisible.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

14ème STATION : Jésus est déposé au tombeau

"J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l’avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur." Romains 8, 38-39.

Quelles images nourriront une telle foi et une espérance dans nos sociétés, et viendront ré-enchanter nos vies ? Ne nous laissons pas prendre par des images de réussites illusoires ou d’échecs indépassables. Que l’image du tombeau vide au matin de Pâques nous ouvre, sans cesse, à l’inouï d’un amour toujours offert et fasse de nous des acteurs de la Création nouvelle.

Prions
Seigneur, donne-nous de suivre ton Fils sur les chemins qui nous font passer de la mort à la vie, avec toute ta création, toi qui es vivant pour les siècles des siècles.

Sœur Cécile Renouard, ra
Communauté de Paris-Lübeck - France

(1) Simone Weil, Œuvres, Cahier VI , Gallimard, p. 907.
(2) Etty Hillesum, Une vie bouleversée. Journal 1941-1943, Seuil, 1995, citation de juillet 1942.
(3)Christiane Singer, Derniers fragments d’un long voyage, Albin Michel, 2007, p. 43.
(4) Simone Weil, Pensées sans ordre concernant l’amour de Dieu, "L’amour de Dieu et le malheur", 1942, Gallimard, 1962, p. 124.


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