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Béatification de Jean-Paul II : un groupe belge se déplace…

Belgique

Rapidement, nous avons constitué un groupe de 19 pèlerins, âgés de 5 à 70 ans… Il y a eu le temps de la préparation, entre l’annonce et le départ : plusieurs temps de réflexions ont été proposés à partir de textes, de vidéo…puis un souper-rencontre afin de nous partager nos motivations à partir pour ce pèlerinage, un aspect de la vie de Jean-Paul II qui pouvait avoir aidé, une phrase, un texte…

La décision pour nous était de vivre ce temps comme un pèlerinage d’action de grâces et non un temps de tourisme…C’est pourquoi, nous avons fait le choix de ne pas suivre toutes les visites proposées à Rome pour ces 2 jours, mais un petit programme un peu à part. En effet, après une arrivée tardive le vendredi soir chez nos sœurs du Quadraro, qui nous avaient réservé un excellent repas Pasta ! nous avons déroulés nos sacs de couchage pour dormir tous ensemble dans la grande salle.
 
- Samedi matin, "frais et dispos, nous partions pour une visite rapide de Saint Jean de Latran, avant une visite du centre Aletti (centre fondé par un jésuite slovène, le P. Rupnik qui fait de splendides mosaïques). Pourquoi une visite de ce centre ? Il me semblait que ces mosaïques modernes pouvaient toucher tant les plus jeunes du groupe que les plus âgés… Aussi parce que l’idée du jeu ombre-lumière/mort-Résurrection reprise dans ses mosaïques tombait à pic avec le temps pascal que nous sommes entrain de vivre ! Rupnik a aussi travaillé à l’unité entre l’Orient et l’Occident, tout comme Jean-Paul II travaillait à l’unité. Enfin, car Jean-Paul II aimait les mosaïques de cet artiste…Toutes ces raisons semblaient bonnes pour organiser cette visite, qui de fait emporta un réel succès.
- Le samedi après-midi nous sommes allés à la messe francophone célébrée à Santa Maria-Maggiore puis avons rejoint comme beaucoup, le Circo Massimo pour vivre une magnifique veillée … Là nous avons décidé d’installer notre "campement" entre 24h00 et 02h45…
- A défaut de dormir, nous étions au moins allongés ! 3h00 : départ à pieds vers St Pierre où nous avons attendu 6h, coincés au milieu d’une foule immense : toutes langues et couleurs ornaient notre paysage ! Puis, 10h00 : les cœurs se réjouissent, l’émotion monte jusqu’à ce que Benoît XVI proclame Jean-Paul II Bienheureux…Quelle émotion : cris de joies, applaudissements, larmes de joie… Nous sentions une vibration intérieure… Nous pouvions ressentir combien Jean-Paul II a marqué son temps… Nous touchions du doigt, l’Eglise Universelle… Ce fut grandiose.
Après ce temps si beau, nous reprenions nos sacs à dos en direction de l’aéroport afin de retrouver la terre belge tardivement dimanche soir…
 
Voici, je crois que le pèlerinage ne s’est pas encore achevé, cela nous marquera pour longtemps.
 
Sr Gaud-Emmanuel, ra
Europe du Nord
 
 
L’écho de Fabian Mathot :
Le samedi matin, notre groupe s’est rendu au Centre Aletti. Nous y avons découvert l’atelier de mosaïques du Père Rupnik. J’ai été particulièrement touché par les explications de notre guide. Parmi tout ce qui a été dit, je vous partage la suivante. Le Père Rupnik utilise divers matériaux pour réaliser les mosaïques. Des matériaux nobles, comme l’or, et des matériaux pauvres comme des cailloux, des pierres…Matériaux nobles et pauvres sont associés pour former une scène. Nos vies aussi sont faites de choses nobles et de choses moins présentables, de qualité et de pauvretés. Comme dans ces mosaïques, notre vie entière peut dessiner le visage de Dieu. En Dieu, rien n’est perdu, tout est assumé….
Le samedi soir, 250.000 personnes se sont rassemblées au Circo Massimo pour assister à la veillée préparatoire à la béatification. Lors de la veillée, un délégué de chaque paroisse de Rome est venu allumer une bougie au pied du podium. C’était l’hommage du diocèse de Rome à celui qui fut son évêque et qui lorsqu’il n’était pas en voyage à l’étranger visitait les paroisses de son diocèse. Nous avons pu entendre les témoignages de Joachim Navarro-Valls, ancien porte-parole du Pape, celui du cardinal Dziwisz, son secrétaire, et de Sœur Simon-Pierre, la miraculée française. Tous les 3 étaient particulièrement émus. Mais ce qui m’a le plus touché, c’était de revoir des images de Jean-Paul II sur les écrans géants et de réentendre à nouveau sa voix.
Durant la béatification, je n’avais pas la meilleure place. L’obélisque masquait l’autel et les 2 réverbères empiétaient sur l’écran géant le plus proche. Mais qu’à cela ne tienne. L’important c’est d’être là. Lorsque Benoît XVI a déclaré Jean-Paul II bienheureux, la joie de la foule immense a résonné sa manière de scander le nom du bienheureux et dans des applaudissements multiples ! J’ai alors réalisé que ce n’était pas uniquement le Pape qui venait de proclamer ce nouveau bienheureux, mais que c’est nous qui l’avions proclamé ainsi dans nos cœurs et que le Saint Père avait entériné notre choix .

 

- Myriam Lantonois, nous partage ce que lui a apporté ce week-end… : "Ce week-end m’a permis de me rendre compte que j’appartenais à l’Église universelle, multiculturelle, variée, toutes générations confondues. Cela m’a permis de dire au monde entier : l’Église est enthousiaste, jeune, vivante, solidaire….
Vivre ce pelé avec des personnes, et découvrir peu à peu le chemin de chacun€ vers Dieu, Jésus….Redécouvrir le visage de Jean-Paul II et les messages transmis au cours de son pontificat.
Découvrir Rupnik et ses magnifiques mosaïques… que de sens dans ses œuvres, que de beauté dans ses visages (et sa magnifique chapelle, pleine de symboles…).
Aussi ais-je été touchée d’observer la petite Église priante de Pologne : à 5h00 du matin, tout un petit groupe de polonais, assis sur des tout petits sièges, récitant le chapelet. Quelle belle image de confiance en la force de la prière. L’accueil de la communauté des sœurs m’a aussi frappé. Grand merci à elles."
 
- Et Stéphanie Zichy, nous partage également son expérience : "Je pense que c’est grâce à Jean-Paul II que j’ai appris à aimer Marie, parce qu’elle ne fait pas peur, elle est humble et sait s’émerveiller devant ce qui est simple.
Elle garde confiance quand les évènements de la vie la dépassent, elle ose aussi intercéder pour ceux qui n’ont plus de vin et reste debout auprès de celui qui souffre.
Elle parle au cœur et révèle aux petits et aux simples les merveilles de Dieu et la grâce du Salut.
L’amour et la foi de Marie se reflétaient dans la vie et le message de Jean-Paul II et c’est ce qui lui a donné la force et l’audace d’être témoin de l’Espérance jusque dans sa maladie. Et je peux dire que cet amour et cette foi sont contagieux, et encore vivants dans le sentiment d’être fils et fille d’un même Père et d’une même mère, que nous éprouvions à la Place St Pierre, de dimanche 1er Mai, dimanche de la divine miséricorde."

 



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