Avent

Année liturgique 2004-2005 [A]
  • 4ème dimanche de l’Avent : 19 décembre 2004 : On l’appellera Emmanuel : Dieu-avec-nous...


Marie rend présent ce qu’annonçait le prophète Isaïe : en elle le signe de la présence du Seigneur au milieu de son peuple est donné, c’est un enfant. Le plus frappant est qu’à la différence des femmes de l’Ancien Testament, Marie n’est pas marquée par la stérilité, mais au contraire par la virginité. Ce qui n’était nullement une valeur dans le judaïsme devient ici signe de la nouveauté absolue de la réalisation de la promesse de Dieu : elle s’accomplit de façon totalement inattendue, dans l’inouï de cette naissance virginale.
Joseph, qui est un homme juste, c’est-à-dire un homme qui cherche à s’ajuster aux voies de Dieu et sans doute aussi à respecter l’œuvre de l’Esprit en Marie, reçoit une mission du messager divin. Il doit donner son nom à l’enfant et le faire entrer légalement dans la descendance de David. Le Seigneur, par l’intermédiaire de Joseph nous révèle qui est Jésus : le Sauveur.
Dieu s’engage envers son peuple et donne le Sauveur. Mais ce don, comme tout don, demande à être accueilli. Matthieu nous suggère le chemin de cet accueil : à Jésus, "on donnera le nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu-avec-nous". Saurons-nous, dans l’inattendu de nos vies, reconnaître le Seigneur, Dieu-avec-nous ? Saurons-nous comme nous y invite saint Paul, et à l’exemple de saint Joseph, écouter, entendre la bonne nouvelle de la venue du Sauveur et y consentir par l’obéissance de la foi ? Saurons-nous ne pas mettre "le Seigneur à l’épreuve", placer en Lui notre confiance et nous ajuster à ses voies ?

  • 3ème dimanche de l’Avent : 12 décembre 2004 : Dieu vient lui-même


Qu’en ce dimanche de Gaudete, la joie grandisse en nous et nous gagne de plus en plus... Soyons dans la joie, le Seigneur est proche : Dieu vient lui-même et va nous sauver !
Le prophète Isaïe annonce la proximité de Dieu : "Il vient lui-même et va vous sauver". Dieu va ramener son peuple de l’exil et les signes de son intervention sont donnés : les yeux des aveugles et les oreilles des sourds s’ouvriront ; le boiteux bondira et le muet criera de joie ; un bonheur sans fin illuminera tous les visages. Or ces mêmes signes sont repris, au présent, par Jésus : ils disent ce qu’il opère pour l’homme. L’activité de Jésus montre que le salut est déjà donné. Dieu a décidé le salut et Il l’actualise en son Fils. Comme l’indique la béatitude que Jésus adresse à Jean-Baptiste : "Heureux celui qui ne tombera pas à cause de moi !", il s’agit de voir et d’entendre les signes de la présence du Messie, de croire que le salut n’est pas à chercher mais à accueillir.
Entrons alors dans une attitude de reconnaissance : c’est Dieu qui vient nous sauver ; de simplicité : Celui qui vient est éternel, Il nous fait entrer dans ce qui ne passe pas. Cela seul compte, est essentiel ; de joie : parce que l’amour et la grâce de Dieu rendus visibles en Jésus sont définitifs. Désormais toute notre vie a pris sens. Nous sommes faits pour la vie, pour être fils de Dieu, à l’image du Christ. Il l’a dit et Il l’accomplira.
Qu’en ce dimanche de Gaudete (c’est l’appellation traditionnelle de ce troisième dimanche, en raison du premier mot de l’antienne d’ouverture de la messe), la joie grandisse en nous et nous gagne de plus en plus... Soyons dans la joie, le Seigneur est proche !

  • 2ème dimanche de l’Avent : 4 décembre 2004 : Tenez bon dans l’espérance !


Isaïe annonce un roi, un Messie qui va apporter justice, paix et salut. La proclamation de Jean-Baptiste est aussi d’abord l’annonce d’une bonne nouvelle : "le Royaume des cieux est là !" Elle résonne à travers le désert, le lieu de la solitude, le lieu où la vie est menacée. Que devient donc la promesse de vie quand on est ainsi menacé ?
Les pharisiens et les sadducéens étaient tentés de s’approprier la promesse faite à Abraham, de s’en penser les héritiers. Les paroles de Jean-Baptiste démasquent l’ambiguïté de leur réaction. En faveur de ceux qui se croient justes, Dieu ne peut rien faire ; la miséricorde n’a pas de brèche pour s’infiltrer.
L’appel est alors un appel à la conversion, à l’ouverture au salut. C’est une invitation à nous souvenir que nous avons besoin d’un Sauveur, que seuls nous sommes radicalement impuissants, limités... Seuls nous ne pouvons être ce que nous voudrions être. Seuls nous ne pouvons pas parvenir à l’idéal de vie que nous rêvons. Seuls nous nous sentons démunis devant les difficultés de la vie, les souffrances du monde. Il nous faut prendre conscience de notre faiblesse humaine ; être homme, cela veut dire que nous avons besoin d’un Sauveur. Alors Dieu qui entend nos cris et nos supplications vient nous visiter.
Puissions-nous nous disposer, comme le dit saint Paul, à « l’espérance, grâce à la persévérance et au courage... » Puissions-nous nous préparer à accueillir la grâce qui nous purifiera et nous rendra réceptifs au don de Dieu...

  • Premier dimanche de l’avent : 28 novembre 2004 : Veillons pour être prêts !


Nous entrons dans le temps de l’Avent, un temps pour nous préparer au mystère de Dieu fait homme, un temps pour raviver notre attente du retour du Christ en gloire ; un temps d’intériorité pour retrouver l’émerveillement devant le don de la proximité de Dieu et un temps pour élargir notre disponibilité...
Christ est venu par amour pour nous, pour nous révéler le Père, nous inviter à marcher avec Lui et à entrer dans la vie d’où Il vient. Il reviendra et Il accomplira en plénitude ce dessein d’amour.
Le don de Dieu est gratuit, mais c’est un don fait à une liberté responsable. La routine et l’habitude facile, nos paresses et nos torpeurs, nous endormiront-elles au point d’éteindre en nous l’émerveillement et le désir de son retour ? Les textes nous invitent à sortir de notre sommeil, à veiller. Dormir c’est fermer les yeux et l’image peut vouloir dire que l’on n’est pas présent de manière consciente à ce qui se passe. Etre dans les ténèbres peut signifier que l’on cherche à se soustraire à la réalité. Et si nous étions invités alors à avoir soin de notre relation au Christ et à nous rendre attentifs à sa proximité ? Il n’est pas seulement question d’un effort de volonté ; il s’agit d’avoir conscience de ce qui arrive, de vivre en Christ la vie quotidienne et d’avoir confiance en sa promesse. Seuls nous pourrions être vacillants dans notre foi, engourdis par notre manque d’espérance, faibles face aux forces du mal... Mais avec l’aide de Dieu nous sommes forts, nous sommes prêts...


© Sr Sophie Ramond, r.a.

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